De­mo­li­tion

L’ac­teur amé­ri­cain Jake Gyl­len­haal livre une per­for­mance aus­si in­tense que ren­ver­sante dans Dé­mo­li­tion, le dé­coif­fant et tou­chant nou­veau film du ci­néaste qué­bé­cois Jean-Marc Vallée. ∂∂∂∂∂

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Maxime De­mers

mains de la mys­té­rieuse Ka­ren (ma­gni­fique Nao­mi Watts), qui est tou­chée au point de vou­loir com­mu­ni­quer avec lui. Pa­ral­lè­le­ment à ce­la, Da­vis dé­couvre le plai­sir du dé­fou­le­ment dans la dé­mo­li­tion, dé­trui­sant d’abord son bu­reau et quelques ob­jets, pour en­suite s’at­ta­quer à sa belle grande mai­son… et à sa vie au com­plet.

LE STYLE VALLÉE

On re­con­naît beau­coup la griffe de Jean-Marc Vallée dans ce film au­da­cieux et ra­fraî­chis­sant. D’abord, dans le choix mu­si­cal éclec­tique (et très rock) qui rythme le film, puis dans cer­tains des thèmes abor­dés qui re­viennent ré­gu­liè­re­ment dans l’oeuvre du ci­néaste qué­bé­cois (deuil, mar­gi­na­li­té, rup­tures amou­reuses).

Dé­mo­li­tion rap­pelle d’ailleurs beau­coup C.R.A.Z.Y., le film qui a ré­vé­lé Vallée au pu­blic qué­bé­cois il y a 11 ans.

Na­vi­guant ad­mi­ra­ble­ment entre le drame et la co­mé­die (lé­gè­re­ment dé­ca­lée), Dé­mo­li­tion offre un re­gard in­édit et ir­ré­vé­ren­cieux sur le deuil en creu­sant un per­son­nage tor­tu­ré et com­plexe qui re­fuse de vivre sa peine de fa­çon conven­tion­nelle. En ré­sulte un film émou­vant, drôle, écla­té et ter­ri­ble­ment di­ver­tis­sant.

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