FO­LIE FU­RIEUSE AU­TOUR DE BEYON­CÉ… ET AVEC RAI­SON !

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - An­dré Pé­lo­quin jour­nal­de­mon­treal.com andre.pe­lo­quin@qu­be­cor­me­dia.com

Quand un al­bum mène les fans d’une ar­tiste à se lan­cer dans une chasse à la sor­cière puis à une cam­pagne d’in­ti­mi­da­tion di­ri­gée contre le su­jet d’une chan­son (la de­si­gner mode Ra­chel «Becky» Roy, sup­po­sée amante de Jay-Z, men­tion­née sur Apa­thy, par exemple), on peut se po­ser la ques­tion sui­vante: estce que le LP sou­lève les pas­sions par son ex­cel­lence ou som­mes­nous tout sim­ple­ment de plus en plus cons sur les ré­seaux so­ciaux? La ré­ponse: un peu des deux!

UN OPÉ­RA... OU PRESQUE!

Ras­sem­blant un col­lec­tif de rêve (al­lant de Jack White à Ken­drick La­mar en pas­sant par The Weeknd et Ez­ra Koe­ning de Vam­pire Wee­kend), Beyon­cé co­signe une oeuvre aus­si pop que concept et où la reine s’épanche sur les étapes mar­quant le deuil (d’une re­la­tion, dans ce cas-ci).

L’angle thé­ma­tique le plus in­té­res­sant de­meure tou­te­fois l’éman­ci­pa­tion d’un coeur frois­sé s’im­po­sant, au gré des pièces, comme une femme forte fai­sant fi du rôle de la vic­time éplo­rée (un leit­mo­tiv mal­heu­reu­se­ment tou- jours po­pu­laire dans son genre de pré­di­lec­tion).

DÉ­HAN­CHE­MENTS COLÉRIQUES

Autre pe­tit ex­ploit de Beyon­cé et ses sbires: rendre l’adul­tère… en­traî­nant!

Knowles ru­git du blues sur le duo Don’t Hurt Your­self puis se fait in­croya­ble­ment las­cive sur Inch. Dé­lais­sant les hits ins­tan­ta­nés — les fans de Drunk In Love, par exemple, res­te­ront un brin sur leur faim —, Beyon­cé pro­pose plu­tôt un al­bum plus dense que dan­sant (ex­cu­sez­la).

BEYON­CÉ Le­mo­nade

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