TÉ­LÉ­VI­SION S’ES­SOUF­FLER

UN PHÉNOMÈNE QUI RE­FUSE DE

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Marc-An­dré Le­mieux Le Jour­nal de Mon­tréal ICI ARTV pré­sente Out­lan­der – Le char­don et le tar­tan le jeu­di à 22 h. En re­prise le sa­me­di à 22 h 30.

Le phénomène Out­lan­der conti­nue de gran­dir. La saga ro­ma­nesque de Diana Ga­bal­don, écou­lée à 28 mil­lions d’exemplaires à tra­vers le monde, est de­ve­nue un suc­cès té­lé­vi­suel en 2014, quand Starz a com­men­cé à dif­fu­ser sa pre­mière sai­son aux États-Unis. Deux ans plus tard, la sé­rie est of­ferte dans 35 pays.

En en­tre­vue au Jour­nal, le co­mé­dien Dun­can La­croix, qui in­carne Mur­tagh Fra­ser, le bras droit et meilleur ami du hé­ros, ra­conte com­ment, lors d’une ré­cente réunion de fans en Al­le­magne, la fo­lie était au ren­dez-vous. «Des gens étaient ve­nus de par­tout en Eu­rope, du Ca­na­da et même d’Australie pour ve­nir nous ren­con­trer. J’avais l’im­pres­sion de vivre la Beat­le­ma­nia!» Dun­can La­croix n’est pas le seul ac­teur d’Out­lan­der à avoir vé­cu une telle scène. Dans une en­tre­vue four­nie par So­ny Pictures Te­le­vi­sion, la star mas­cu­line du feuilleton, le Bri­tan­nique Sam Heu­ghan, ré­vèle qu’au der­nier Co­mic-Con, des hordes de fans l’ont «as­sailli», alors qu’en 2014, quelques se­maines avant la dif­fu­sion du pre­mier épi­sode, c’était le calme plat. «Nous avons eu beau­coup de plai­sir, re­late l’in­ter­prète de Ja­mie. C’est éner­gi­sant, mais nous sommes tel­le­ment chan­ceux de tour­ner la sé­rie en Écosse. Les gens sont plus ré­ser­vés. Ils nous laissent tran­quilles. Aux États-Unis, ils nous abordent par­tout et prennent des pho­tos.»

La fièvre Out­lan­der a toutefois at­teint quelques Écos­sais. Cer­tains d’entre eux sont même al­lés jus­qu’à cui­si­ner des bis­cuits sans gluten pour l’équipe de tour­nage. «Ils sont dé­bar­qués avec leurs pla­teaux», ra­conte Sam Heu­ghan.

VOYAGE TEM­PO­REL

Drame sen­ti­men­tal de science-fiction, Out­lan­der brosse le por­trait de Claire Ran­dall (Cai­trio­na Balfe), une épouse qui re­trouve son ma­ri, Frank (To­bias Men­zies), après cinq ans de sé­pa­ra­tion pen­dant la Se­conde Guerre mon­diale. En deuxième voyage de noces en Écosse, Claire est pro­je­tée en 1743 après avoir tou­ché une pierre sa­crée. Pri­son­nière de cette époque, elle ren­contre un jeune guerrier pré­nom­mé Ja­mie, dont elle tombe amoureuse. Of­ferte sur l’Ex­tra de Tou.tv de­puis lun­di et main­te­nant dif­fu­sée à ARTV, la deuxième sai­son du feuilleton se trans­porte en France, alors que Claire et Ja­mie tentent de chan­ger le cours de l’His­toire en in­fil­trant la ré­bel­lion ja­co­bite.

Se­lon Sam Heu­ghan, la sé­rie ré­colte un aus­si grand suc­cès parce qu’elle joue sur plu­sieurs ta­bleaux. «Oui, c’est dur et c’est rem­pli de plu­sieurs scènes de com­bat, mais c’est avant tout un drame d’époque ex­tra­or­di­naire au coeur du­quel se trouve une mer­veilleuse his­toire d’amour. C’est aus­si un voyage tem­po­rel prenant. Tout le monde peut y trou­ver son compte».

Même son de cloche du cô­té de Cai­trio­na Balfe, qui croit qu’Out­lan­der a tou­ché une corde sen­sible du pu­blic. «La sé­rie traite de thèmes uni­ver­sels, comme la re­cherche du vé­ri­table amour», dit-elle.

RÉ­PONDRE AUX AT­TENTES

Dun­can La­croix igno­rait tout des livres Out­lan­der avant de dé­cro­cher le rôle de Mur­tagh. C’est en fai­sant des re­cherches qu’il a me­su­ré l’am­pleur du phénomène. «Les livres sont plus connus aux États-Unis qu’en Eu­rope. Mais on s’est vite rendu compte qu’on de­vait ré­pondre aux at­tentes.»

En ef­fet, la presse a sui­vi avec avi­di­té cha­cune des étapes du cas­ting. Aus­si­tôt qu’un co­mé­dien était sé­lec­tion­né, la nou­velle se ré­pan­dait comme une traî­née de poudre. Les huit pre­miers épi­sodes ont ral­lié une moyenne de 5,1 mil­lions d’adeptes, des ré­sul­tats hors normes pour Starz, une pe­tite chaîne câ­blée. «L’autre jour, le mé­tro de New York était ta­pis­sé d’af­fiches d’Out­lan­der. C’était ex­tra­or­di­naire!»

La po­pu­la­ri­té d’Out­lan­der n’a pas beau­coup chan­gé le quotidien de Dun­can La­croix, qui conti­nue de vivre nor­ma­le­ment. Elle a toutefois trans­for­mé son compte en banque. «Fi­nan­ciè­re­ment, les choses ont chan­gé, sou­ligne le co­mé­dien de 46 ans. J’ai pas­sé tel­le­ment d’an­nées à man­ger des lé­gu­mi­neuses à Du­blin. Je suis content que cette époque soit ré­vo­lue!»

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