Les sou­ve­nirs d’en­fance DE BRYCE DAL­LAS HO­WARD

Bien­tôt à l’af­fiche de Pe­ter et El­liott le dra­gon des stu­dios Dis­ney, une nou­velle ver­sion en images réelles du film mu­si­cal de 1977, Bryce Dal­las Ho­ward a re­trou­vé la ma­gie du monde de l’en­fance avec un en­thou­siasme non dis­si­mu­lé.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Pe­ter et El­liott le dra­gon fait rê­ver les amou­reux du mer­veilleux dès le 12 août. Isa­belle Hon­te­bey­rie Agence QMI

À l’oc­ca­sion de son pas­sage à Toronto, l’ac­trice de 35 ans et mère de deux en­fants a par­ta­gé avec nous son amour du mer­veilleux.

Nou­veau long mé­trage fa­mi­lial s’ins­cri­vant dans la li­gnée des films en prises de vues réelles adap­tés de po­pu­laires des­sins ani­més des stu­dios Dis­ney ( Alice au pays des mer­veilles, Cen­drillon, Mal

éfique, etc.), Pe­ter et El­liott le dra­gon re­prend le cadre gé­né­ral du film de 1977 en le met­tant au goût du jour afin de plaire aux jeunes cinéphiles.

C’est ain­si que le pe­tit Pe­ter (Oakes Fe­gley) de­vient or­phe­lin après l’ac­ci­dent de voi­ture de ses pa­rents. Seul dans la fo­rêt, il tombe sur El­liott le dra­gon qui s’oc­cupe de lui pen­dant plu­sieurs an­nées. Mais la ci­vi­li­sa­tion les rat­trape lorsque des em­ployés d’une ex­ploi­ta­tion fo­res­tière dé­couvrent Pe­ter. Il ap­par­tien­dra donc à Grace (Bryce Dal­las Ho­ward), une garde fo­res­tière, de pro­té­ger le gar­çon­net et son ami dra­gon.

AVEN­TURES EN FO­RÊT

Amie du scé­na­riste et réa­li­sa­teur Da­vid Lo­we­ry, Bryce Dal­las Ho­ward n’a pas hé­si­té une se­conde à ac­cep­ter ce rôle, pour­tant bien éloi­gné d’elle, d’une jeune femme sans en­fant, amoureuse de Jack (Wes Bent­ley), pa­tron d’une scie­rie et père de Natalie (Oo­na Laurence), une fillette qui de­vien­dra amie de Pe­ter. Car Grace est aus­si la fille de Mea­cham (Ro­bert Red­ford), un homme qui croit aux dra­gons alors que la jeune femme est beau­coup plus scep­tique et ra­tion­nelle.

Si elle s’est sen­tie spon­ta­né­ment at­ti­rée par le scé­na­rio, c’est que Bryce Dal­las Ho­ward – fille du réa­li­sa­teur Ron Ho­ward – a tou­jours en­tre­te­nu un rap­port pri­vi­lé­gié avec la na­ture et en par­ti­cu­lier avec la fo­rêt, lieu qui lui rap­pelle in­va­ria­ble­ment son en­fance.

«J’ai gran­di dans le Con­nec­ti­cut, et notre mai­son était en­tou­rée de fo­rêts. Quand j’étais pe­tite, je pas­sais toutes mes journées dans les bois. Je me sou­viens que je me le­vais tôt, je me fai­sais des pro­vi­sions de ma­nière to­ta­le­ment illo­gique [Rires] – en fait, juste des cas­se­roles et de l’eau! Je ne pre­nais rien à man­ger… avec le re­cul, c’est très drôle, je ne sais pas du tout com­ment j’ima­gi­nais pouvoir sur­vivre en fo­rêt sans nour­ri­ture – et je par­tais à l’aven­ture», a-t-elle ra­con­té.

«Je pas­sais toute la jour­née dans les bois et je ne ren­trais qu’à l’heure du sou­per. Comme mon ima­gi­naire était ex­trê- me­ment dé­ve­lop­pé, je m’in­ven­tais toutes sortes d’his­toires mer­veilleuses de châteaux, de royaumes, de fées... J’avais même un ami ima­gi­naire!»

«Le fait d’in­car­ner un per­son­nage dont le mé­tier est de pas­ser toutes ses journées dans la fo­rêt a été un coup de coeur im­mé­diat. De plus, le fait de tour­ner dans les splen­dides pay­sages de la Nou­vel­leZé­lande a été une expérience très se­reine qui m’a trans­por­tée dans l’uni­vers de

mon en­fance.» Pe­ter et El­liott le dra­gon as­su­mant un cô­té ir­réel et in­tem­po­rel, on ne voit au­cune des nom­breuses tech­no­lo­gies mo­dernes telles que les té­lé­phones cel­lu­laires ou les té­lé­vi­sions, un élé­ment qui a ache­vé de re­plon­ger la jeune femme dans ses sou­ve­nirs. «Le rythme de la vie était dif­fé­rent. J’ai ado­ré pouvoir re­trou­ver cette ma­nière d’être pen­dant le tour­nage. En voyant le film une fois ter­mi­né, j’ai éga­le­ment res­sen­ti cette im­pres­sion très ra­fraî­chis­sante.»

DRA­GONS CONTRE DI­NO­SAURES

On a vu Bryce Dal­las Ho­ward l’an der­nier dans Le monde ju­ras­sique, l’ac­trice af­fron­tant des di­no­saures tous plus dan­ge­reux les uns que les autres. Or, El­liott, le dra­gon du film, a beau être phy­sique­ment im­pres­sion­nant, il est doux comme un agneau et est pré­sen­té comme un ani­mal fa­mi­lier. Elle a ex­pli­qué ain­si la per­cep­tion des dra­gons dans notre in­cons­cient col­lec­tif.

«Les dra­gons re­pré­sentent le meilleur des deux mondes. On est en ad­mi­ra­tion de­vant El­liott, parce qu’il est énorme, il crache du feu, peut de­ve­nir in­vi­sible et est ca­pable de vo­ler. À l’in­verse, d’un point de vue my­tho­lo­gique, les dra­gons n’ont pas tou­jours été consi­dé­rés comme les créa­tures les plus gen­tilles.»

«Mes en­fants par exemple [NDLR: son aî­né, Theo­dore, est né en 2007 et sa fille Bea­trice, en 2012. Elle est ma­riée à l’ac­teur Seth Ga­bel de­puis 2006], sont ob­sé­dés par les di­no­saures. [Rires] J’ex­plique ce­la par le fait que, comme les di­no­saures ont vrai­ment exis­té, ça joue avec la per­cep­tion qu’ont les pe­tits de la réa­li­té. Ajou­tons à cette per­cep­tion des di­no­saures, un dra­gon vo­lant, cra­cheur de feu et in­vi­sible et on vient de don­ner aux en­fants la créa­ture parfaite, celle qui exauce tous leurs voeux!», a-t-elle dit.

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