de Flip Fa­briQue

Der­rière la scène éri­gée à l'Ago­ra du Vieux-Port, qui ac­cueille le spec­tacle Cré­pus­cule - Ra­vi­ver les braises de la troupe Flip Fa­briQue, se trouve une vé­ri­table four­mi­lière où tout le monde com­mence à s'ac­ti­ver trois heures avant le spec­tacle. Le Jour­nal

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - San­dra Godin san­dra.godin @que­be­cor­me­dia.com

Lors de notre vi­site, Flip Fa­briQue en était à sa 12e re­pré­sen­ta­tion. Chaque soir de­puis le dé­but, le spec­tacle est vic­time de son suc­cès: le pu­blic fait la file très tôt pour être cer­tain d'avoir une des 3000 places as­sises, et de nom­breuses per­sonnes doivent re­gar­der le spec­tacle d'une heure de­bout.

AU QUART DE TOUR

Se pro­dui­sant six soirs par se­maine, les acro­bates ont une rou­tine ré­glée au quart de tour. Les 14 ar­tistes, dont la plu­part viennent de Qué­bec, ar­rivent sur le site entre 18 h et 18 h 30 pour en­ta­mer leur rou­tine.

Au pro­gramme: phy­sio­thé­ra­pie, re­pas, ré­pé­ti­tions, réunions de groupe, ré­pa­ra­tion de cos­tumes, échauf­fe­ments et vi­sion­ne­ment du spec­tacle de la veille. Toutes les re­pré­sen­ta­tions sont fil­mées, ques­tion que les ar­tistes et la pro­duc­tion puissent tra­vailler cer­tains points.

Le vi­sion­ne­ment leur per­met de se cor­ri­ger, de s'as­su­rer qu'ils font les bons mou­ve­ments, d'être syn­chro­ni­sés et de prendre le pouls de la ré­ac­tion du pu­blic face à cer­tains en­chaî­ne­ments. «Après le show, le spec­tacle est dis­po­nible pour être vi­sion­né», sou­ligne la ré­gis­seuse et as­sis­tante à la mise en scène, So­nia Mont­mi­ny, qui connaît le spec­tacle sur le bout de ses doigts.

À 8 h 30, 30 mi­nutes avant le spec­tacle, tout le monde est convié à une réunion: la ré­gie, les tech­ni­ciens, la pro­duc­tion, les mu­si­ciens et les ar­tistes. La tem­pé­ra­ture in­fluen­ce­ra éga­le­ment le dé­rou­le­ment du spec­tacle. «On s'en­tend sur les mo­di­fi­ca­tions de nu­mé­ros, par exemple si quel­qu'un est bles­sé. S'il pleut, on va chan­ger les acro­ba­ties aus­si. La fa­tigue entre en ligne de compte éga­le­ment. Si on est tous cre­vés, on va faire plus at­ten­tion», ajoute So­nia Mont­mi­ny.

NOM­BREUX DÉ­FIS

Cer­tains nu­mé­ros doivent être pra­ti­qués tous les jours avant le spec­tacle. Les nu­mé­ros de cordes à dan­ser – fort com­plexes – doivent être ré­pé­tés très sou­vent, af­firme So­nia Mont­mi­ny, tout comme le tram­po-mur et la barre russe. Fait in­té­res­sant, per­sonne dans la troupe ne maî­tri­sait la corde à dan­ser avant cet été, sauf l'acro­bate qui fait un so­lo. Vous se­rez souf­flés par ce qu'ils ont mon­té...

L'équi­li­briste Ca­mille Trem­blay doit aus­si pra­ti­quer son nu­mé­ro avec son par­te­naire avant chaque re­pré­sen­ta­tion. Elle confie avoir mis plu­sieurs an­nées pour at­teindre le ni­veau où elle est pré­sen­te­ment.

«Ça m'a pris huit ans me rendre ici. Mais si on se re­croise dans quelques an­nées, j'es­père aus­si avoir at­teint un ni­veau dif­fé­rent. Les nou­veaux mou­ve­ments, ça prend du temps pour les as­si­mi­ler et les in­té­grer dans un spec­tacle.»

Ren­con­tré en marge des échauf­fe­ments, l'acro­bate gé­né­ra­liste Hugues Sar­ra-Bour­net, por­teur de barre russe, aborde les dé­fis de l'ex­té­rieur. «Être de­hors, c'est le fun et plate en même temps. C'est le fun de re­pous­ser les li­mites. Mais avec un vent de 35 km/h... On se de­mande si la vol­ti­geuse va “po­gner” dans le vent. Avec la pluie dans les yeux, ce n'est pas fa­cile non plus.»

Le spec­tacle Cré­pus­cule - Ra­vi­ver les

braises est pré­sen­té gra­tui­te­ment du mar­di au di­manche, jus­qu'au 4 sep­tembre, à l'Ago­ra de Qué­bec.

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