MARIPIER MO­RIN POUR TOUS LES ÂGES

C’est un eu­phé­misme: Maripier Mo­rin est oc­cu­pée. Entre ses dif­fé­rentes émis­sions de té­lé­vi­sion, ses fonc­tions d’égé­rie de Rev­lon, son par­te­na­riat avec Swa­rovs­ki, sa collection de lu­nettes et alouette, la jeune femme de 30 ans court et court en­core. Heu­reu

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Marc-An­dré Le­mieux Le Jour­nal de Mon­tréal marc-andre.le­mieux @que­be­cor­me­dia.com

Quand on jette un coup d’oeil aux émis­sions aux­quelles tu par­ti­cipes, on re­marque qu’elles couvrent presque tous les groupes d’âge:

La Voix Ju­nior s’adresse aux en­fants, Code F at­tire les ado­les­cents et ton talk-show à Z vise les adultes. La pro­chaine étape, c’est d’ani­mer Le jour du Sei­gneur pour al­ler cher­cher les aî­nés? [Rires] C’est pos­sible! As-tu un plan de car­rière dé­fi­ni? Non. Les gens pensent que j’es­saie de conqué­rir la pla­nète té­lé­vi­sion, mais c’est faux. Rien n’est donc cal­cu­lé? Quand tu com­mences un show, tu ne sais pas si ça va être un suc­cès ou non. Ça peut s’ar­rê­ter après une ou dix sai­sons. C’est ce qui s’est pas­sé cette an­née: les pro­jets se sont ac­cu­mu­lés par ac­ci­dent. En dé­cembre der­nier, je n’avais plus d’émis­sion. Je n’avais plus rien. Faites comme chez

vous avait été an­nu­lé. Hockey Wives et Code F étaient en sus­pens... Je de­vais me trou­ver une

job. Je de­vais tra­vailler. Je suis donc al­lée co­gner chez Éric Sal­vail. On a été chanceux: on a pit­ché un show, et ç’a mar­ché. Z a re­te­nu notre pro­jet de fou. Je n’en re­viens tou­jours pas! Et quand TVA te pro­pose quelque chose comme La Voix Ju­nior, c’est dif­fi­cile de dire non. Est-ce dif­fi­cile de jon­gler avec tous ces pro­jets, qui sont très dif­fé­rents les uns des autres? As-tu l’im­pres­sion de t’épar­piller? Non. C’est exac­te­ment le genre de tra­vail que je veux faire. Je veux ex­plo­rer des zones dif­fé­rentes. Les gens ont ten­dance à l’ou­blier, mais ça fait juste cinq ans que je suis ani­ma­trice té­lé. Je suis en­core en train de cher­cher ma place. J’ap­prends par es­sais-er­reurs. C’est drôle… De­puis quelques se­maines, ce genre de ques­tions re­vient sou­vent en en­tre­vue. Et pour­tant, je suis loin d’être la seule à avoir plu­sieurs pro­jets. Éric Sal­vail en fait beau­coup plus. Mais per­sonne ne dit qu’il «s’épar­pille». Alors que moi, c’est quelque chose sur quoi je dois me dé­fendre. As-tu vrai­ment cette im­pres­sion? Un peu oui. Mon seul et unique plan, c’est de res­ter fi­dèle à moi-même, de res­ter in­tègre… Je ne vais pas m’em­pê­cher d’em­bar­quer dans un pro­jet parce que ça peut dé­ran­ger du monde. Tu coa­nimes La Voix Ju­nior avec Charles La­for­tune cet au­tomne. As-tu le tour avec les en­fants? Je pense que oui, parce qu’ils ont l’im­pres­sion d’être avec une des leurs. Je suis très ga­mine. Je suis une pe­tite fille de 8 ans coin­cée dans un corps de femme de 30 ans. J’ai tou­jours été comme ça. J’ai tou­jours été une femme-en­fant. Je n’ai pas vrai­ment en­vie de vieillir. Sur un pla­teau de tour­nage, qui sont les plus dif­fi­ciles à gé­rer: les adultes ou les en­fants? Les adultes! On est tel­le­ment

ru­shant! On a plein de bi­bittes dans la tête. On est in­sé­cures. «Ah! Je n’aime pas mes che­veux!» «Ah! Je n’aime pas mon

kit! » Les en­fants, ils sont juste contents d’être là. Ils aiment leurs kits, pis ils aiment leurs che­veux. Ils sont tel­le­ment purs et sin­cères. Pour une ani­ma­trice, c’est un ca­deau ex­tra­or­di­naire. Quel genre d’en­fant étais-tu à l’âge des par­ti­ci­pants de La Voix Ju­nior? J’étais exac­te­ment comme eux. J’étais une pe­tite fille al­lu­mée par une passion gi­gan­tesque. Mais la mienne, c’était le pa­ti­nage ar­tis­tique de com­pé­ti­tion. Je vou­lais per­for­mer. Je vou­lais mon­trer aux gens que c’était moi la meilleure. Re­gardes-tu beau­coup la té­lé­vi­sion? Je fais beau­coup de binge-wat­ching sur in­ter­net, parce que j’ai ra­re­ment la chance de pou­voir m’as­seoir de­vant la té­lé. Der­niè­re­ment, j’ai re­gar­dé les pre­miers épi­sodes de L’im­pos­teur avec Marc-An­dré Gron­din. J’ai trou­vé ça su­per bon. J’aime beau­coup la té­lé qué­bé­coise. Avant de re­gar­der une sé­rie amé­ri­caine, je re­garde tou­jours ce qui se fait ici. Par de­voir de conscience? Non. C’est juste parce qu’on fait de la bonne té­lé. TVA pré­sente La Voix Ju­nior le di­manche à 19 h 30. Maripier Mo­rin anime la quo­ti­dienne du lun­di à 19 h.

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