FAUT QU’ON SE PARLE… DE GREEN DAY

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - jour­nal­de­mon­treal.com An­dré Pé­lo­quin andre.pe­lo­quin@que­be­cor­me­dia.com

Je dois vous avouer un truc: je n’ai ja­mais pi­gé pour­quoi Green Day di­vise au­tant… jus­qu’à au­jourd’hui.

Soit les fans (ceux de leurs dé­buts ain­si que les plus jeunes qui ont dé­cou­vert le trio avec Ame­ri­can Idiot, par exemple) adorent, soit le groupe culte est un ai­mant de blagues âgistes.

C’est un peu comme l’ini­tia­tive Faut qu’on se parle. Cer­tains y voient un uni­vers de pos­sibles. D’autres optent plu­tôt pour une énième ter­gi­ver­sa­tion.

Si ce der­nier cas me laisse tou­jours am­bi­va­lent, Re­vo­lu­tion Ra­dio, lui, vient fi­na­le­ment me faire chu­ter dans un clan, en ce qui concerne Green Day: Billie Joe et sa bande ne font plus du punk ni du rock, mais sont plu­tôt tom­bés dans la ca­ri­ca­ture… d’eux-mêmes.

BOB ROSS SE RE­TOURNE DANS SA TOMBE

Mal­heu­reu­se­ment, le pre­mier ex­trait – Bang Bang – don­nait bel et bien le ton: Re­vo­lu­tion Ra­dio est un disque à numéros: re­frains pré­vi­sibles, «riffs» ac­cro­cheurs, mais sur­tout ré­chauf­fés et usés à la corde, sans ou­blier des rimes cli­chées aus­si pauvres qu’in­ter­chan­geables.

Bref, c’est l’équi­valent musical de la pein­ture à numéros.

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Outre quelques rares ex­cep­tions, ce dou­zième disque du trio est in­croya­ble­ment mou. Exit, donc, le mor­dant, voire la douce fo­lie qui a jus­te­ment per­mis à Green Day de se dis­tin­guer de la masse à ses dé­buts. C’est d’une tris­tesse!

Pe­tite pré­dic­tion: si le groupe in­ter­prète Out­laws en concert – une pièce mol­las­sonne in­ter­mi­nable qui va jus­qu’à sin­ger la struc­ture de Creep de Ra­dio­head (oui, oui) –, les mé­lo­manes en pro­fi­te­ront pour s’ache­ter une autre bière ou, mieux en­core, quit­ter avant la co­hue.

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