BEN AF­FLECK sur­doué des chiffres dans un film sur­pre­nant

C’est parce que le pro­duc­teur Mark Williams est fas­ci­né par la ju­ri­comp­ta­bi­li­té – fo­ren­sic ac­coun­ting, ou la re­cherche de fraudes et de mal­ver­sa­tions comp­tables – que cette fic­tion a vu le jour.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

De­vant les ca­mé­ras de Ga­vin O’Con­nor, Ben Af­fleck in­carne un sur­doué des chiffres met­tant ses dons à la dis­po­si­tion de per­son­nages peu re­com­man­dables. Mais que cache d’autre ce film sur­pre­nant? Ch­ris­tian Wolff (Ben Af­fleck) est comp­table. Der­rière cette fa­çade en­nuyante et plus que conven­tion­nelle, l’homme tra­vaille pour les cri­mi­nels les plus no­toires du monde, étu­diant leurs livres afin de tra­quer les dé­tour­ne­ments de fonds au sein de ces or­ga­ni­sa­tions illé­gales. Or, le suc­cès de Ch­ris­tian com­mence à at­ti­rer l’at­ten­tion et il dé­cide d’ac­cep­ter un contrat tout à fait lé­gal, ce­lui de la com­pa­gnie Li­ving Ro­bo­tics, spé­cia­li­sée en pro­thèses, dont les comptes pré­sentent des ir­ré­gu­la­ri­tés, un pro­blème dé­cou­vert par Da­na Cum­mings (An­na Ken­drick). De plus, les en­quê­teurs du dé­par­te­ment des fi­nances, pla­cés sous la di­rec­tion de Ray King (J.K. Sim­mons), com­mencent à s’in­té­res­ser d’un peu trop près aux ac­ti­vi­tés de Wolff.

1 Dès le dé­part, le scé­na­riste Bill Du­buque a ima­gi­né que le per­son­nage de Ch­ris­tian Wolff ap­por­tait un élé­ment in­usi­té à cette his­toire. «Quand on est un par­rain de la drogue ou de la ma­fia, il est im­pos­sible d’em­bau­cher une ar­mée de comp­tables pour vé­ri­fier les livres. Il faut pou­voir ap­pe­ler quel­qu’un qui en­quê­te­ra puis re­par­ti­ra dis­crè­te­ment une fois le tra­vail ef­fec­tué. J’ai énor­mé­ment ré­flé­chi à ce qui pou­vait rendre ce comp­table par­ti­cu­lier et c’est à ce mo­ment-là que j’ai eu l’idée de l’af­fli­ger de troubles du spectre de l’au­tisme, quelque chose qu’il uti­lise à son avan­tage», a ex­pli­qué le scé­na­riste. De fait, Ben Af­fleck et Ga­vin O’Con­nor ont amor­cé des re­cherches ex­haus­tives sur l’au­tisme afin de dé­ve­lop­per les ma­nié­rismes par­ti­cu­liers du per­son­nage. Ain­si que l’a sou­li­gné Ben Af­fleck, Ch­ris­tian n’est guère dif­fé­rent de ses congé­nères, mal­gré ce qu’on pour­rait pen­ser. «Il est aux prises avec ce qui le dif­fé­ren­cie de la nor­ma­li­té, ce qui lui pose de vé­ri­tables dé­fis dans la vie quo­ti­dienne. Mais, au fond, il est sem­blable aux autres. Il cherche les contacts hu­mains, l’amour, l’ami­tié.»

2 Éle­vé par un père mi­li­taire conscient des dif­fi­cul­tés qu’al­lait ren­con­trer son fils en gran­dis­sant, Ch­ris­tian Wolff est éga­le­ment un homme d’ac­tion, com­bat­tant et ti­reur d’élite afin qu’il puisse se dé­fendre et ré­gler d’éven­tuels pro­blèmes avec ses clients de la pègre. Pour Sam Har­grave et Fer­nan­do Chien, les deux res­pon­sables des cas­cades, il était im­pé­ra­tif que Ch­ris­tian pos­sède un style de com­bat chi­rur­gi­cal et ma­thé­ma­tique. Le duo a donc choi­si le pen­cak-si­lat, com­bi­nai­son in­do­né­sienne d’arts mar­tiaux uti­li­sée par les forces d’élite du pays. «Son style de com­bat se de­vait d’être li­néaire et di­rect, il était hors de ques­tion qu’il sau­tille comme un boxeur. C’est pour ce­la que nous nous sommes concentrés sur le si­lat, en rai­son du dy­na­misme dont Ben de­vait faire preuve du­rant ses com­bats. Nous lui avons éga­le­ment ap­pris le judo et le jiu-jit­su, mais d’une ma­nière très sty­li­sée.» L’ac­teur a dé­ci­dé d’ef­fec­tuer toutes les scènes de com­bat lui-même, s’en­traî­nant pen­dant des mois avant le pre­mier tour de ma­ni­velle. Il a éga­le­ment fait des exer­cices aptes à mus­cler son corps de ma­nière plus ner­veuse, Ben Af­fleck sor­tant, à l’époque, du tour­nage de Bat­man vs Su­per­man: L’aube de la justice, pour le­quel il avait pris énor­mé­ment de masse mus­cu­laire.

3 Ben Af­fleck s’est éga­le­ment sou­mis à des séances de tir sous la su­per­vi­sion du cas­ca­deur Thayr Har­ris. «Nous avons dé­bu­té dans un en­vi­ron­ne­ment con­trô­lé, avec de fausses armes. Puis, lorsque Ben a maî­tri­sé ces bases et qu’il a été à l’aise, nous l’avons fait s’exer­cer dans un champ de tir.»

4 Cons­truit comme un thril­ler sous haute adré­na­line, Le comp­table met éga­le­ment en scène d’autres per­son­nages d’im­por­tance. J.K. Sim­mons, em­bau­ché après Whi­plash, est l’en­quê­teur sur les traces de ce mys­té­rieux comp­table. Son as­sis­tante, Ma­ry­beth Me­di­na, est in­car­née par Cyn­thia Ad­daiRo­bin­son. Mais ce n’est pas tout. Le tueur à gages Brax, qui pour­chasse Ch­ris­tian, est in­car­né par Jon Bern­thal, tan­dis que Jef­frey Tam­bor est Fran­cis Sil­ver­berg, an­cien comp­table louche, dé­sor­mais en pri­son, et que Ch­ris­tian consi­dère comme son deuxième père.

5 En­tiè­re­ment fil­mé en Géor­gie, Le comp­table a pu bé­né­fi­cier de lieux de tour­nage hors du com­mun. C’est ain­si que la pro­duc­tion s’est dé­pla­cée dans les lo­caux de la pres­ti­gieuse uni­ver­si­té Geor­gia Tech, qui sert de dé­cor à Li­ving Ro­bo­tics. C’est là que l’équipe a trou­vé une salle de confé­rence dont tous les murs, sans ex­cep­tion, sont en verre. De plus, Ch­ris­tian, riche comme Cré­sus, pos­sède une collection de ra­re­tés (in­cluant des oeuvres d’art), dont une n’a pas pu être construite par les ac­ces­soi­ristes. C’est que ce comp­table pas comme les autres voyage à bord de son avion pri­vé, un Airs­tream dont ce mo­dèle par­ti­cu­lier est cons­truit sur me­sure par la com­pa­gnie! La pro­duc­tion a réus­si à mettre la main sur l’un des rares exem­plaires de l’aé­ro­nef au Texas.

Le comp­table in­trigue les ci­né­philes de la Belle Pro­vince dès le 14 oc­tobre.

Ch­ris­tian Wolff est in­car­né par Ben Af­fleck.

La comp­table Da­na Cum­mings (An­na Ken­drick) a dé­ce­lé un dé­tour­ne­ment de fonds de plu­sieurs mil­lions de dol­lars. Ray King (J.K. Sim­mons) et son as­sis­tante, Ma­ry­beth (Cyn­thia Ad­dai-Ro­bin­son) sont les en­quê­teurs du dé­par­te­ment des fi­nances. Wolff est éga­le­ment un homme d’ac­tion, com­bat­tant et ti­reur d’élite. Le tueur à gages, Brax, qui pour­chasse Ch­ris­tian Wolff, est in­car­né par Jon Bern­thal.

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