BEN AF­FLECK

Une car­rière en 5 mo­ments mar­quants

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

À l’af­fiche du film Le comp­table le 14 oc­tobre, Ben Af­fleck a une car­rière et une vie personnelle en dents de scie. Voi­ci, en 5 mots-clés, les faits saillants de l’exis­tence de la star de 44 ans…

J-LO

Lorsque Ben Af­fleck et Jen­ni­fer Lo­pez tombent amou­reux l’un de l’autre en 2003, l’ac­teur est au faîte de la gloire. Il vient d’en­chaî­ner les rôles dans des su­per­pro­duc­tions et des co­mé­dies ro­man­tiques et le ma­ga­zine People le nomme, en 2002, l’homme le plus sexy du monde. Ben Af­fleck a la grosse tête, tout en avouant «avoir peur» de cette no­to­rié­té exa­gé­rée. Constam­ment dans l’oeil du pu­blic, l’ac­teur ac­cu­mule alors les mau­vais choix. En 2003, les trois longs mé­trages dans les­quels il tient le haut de l’af­fiche, Gi­gli, Da­re­de­vil et La paye, sont érein­tés par la cri­tique. L’an­née d’après, Jer­sey Girl signe le glas d’une car­rière pro­met­teuse. Il s’ef­fondre et dé­cide de prendre une pause loin des ca­mé­ras et des flashs des ap­pa­reils photo des pa­pa­raz­zis.

EN­FANTS

Il an­nule ses pré­pa­ra­tifs de ma­riage, rompt avec Jen­ni­fer Lo­pez en 2004 et en­tame quelques mois plus tard une re­la­tion avec Jen­ni­fer Gar­ner, connue sur le pla­teau de Pearl Har­bor. Avec la co­mé­dienne, il dé­couvre les joies de la tran­quilli­té et d’une vie presque nor­male, à l’abri des re­gards in­dis­crets. Ma­rié en 2005 lors d’une cé­ré­mo­nie ul­tra pri­vée qui ne réunit que deux in­vi­tés dans le dé­cor en­chan­teur des îles Turques-et-Caïques, le couple ac­cueille ses en­fants, Vio­let en 2005, Se­ra­phi­na en 2009 et Sa­muel en 2012. Mais la vie fi­nit par avoir rai­son de leur amour, ils se sé­parent en 2015. Ils n’ont tou­jours pas di­vor­cé et des ru­meurs cir­culent, vou­lant qu’ils soient de nou­veau en­semble.

RÉA­LI­SA­TION

C’est lors­qu’il est avec Jen­ni­fer Gar­ner que Ben Af­fleck dé­cide de se lan­cer dans la réa­li­sa­tion. Il ne dé­laisse pas son tra­vail d’ac­teur pour au­tant, sa pres­ta­tion dans Hol­ly­woo­dland (2006) lui vaut d’ailleurs un prix au Fes­ti­val de Ve­nise. Lorsque Gone Baby Gone prend l’af­fiche en 2007, c’est un quitte ou double. Car non seule­ment Ben Af­fleck a réa­li­sé le long mé­trage, mais il en a co­écrit le scé­na­rio. Les cri­tiques sont em­bal­lés et les stu­dios War­ner com­mencent à lui pro­po­ser des pro­jets en dé­ve­lop­pe­ment. Il choi­sit The Town (2010), cou­ron­né de suc­cès au box-of­fice et pour le­quel Je­re­my Ren­ner est nom­mé aux Os­cars dans la ca­té­go­rie du meilleur ac­teur.

Ar­go tombe alors dans sa ligne de mire et il s’at­tri­bue le rôle prin­ci­pal. Sor­ti en 2012, le long mé­trage at­tire le pu­blic en salle et plaît énor­mé­ment aux cri­tiques. Ça y est, Ben Af­fleck a en­fin re­noué avec le suc­cès.

BAT­MAN

Ce n’est donc pas un ha­sard si, pa­ral­lè­le­ment à sa car­rière de réa­li­sa­teur, les stu­dios War­ner lui pro­posent d’in­car­ner Bat­man dans Bat­man vs Su­per­man: L’aube de la justice, rôle qu’il re­prend briè­ve­ment dans Le com­man­do sui­cide, pré­sen­té cet été. Et, dé­sor­mais pro­duc­teur des longs mé­trages de la sé­rie Justice League, il y en­fi­le­ra à nou­veau le cos­tume du jus­ti­cier mas­qué dans les opus pré­vus pour 2017 et 2019.

OS­CARS

Jeune pro­dige du ci­né­ma, Ben Af­fleck rem­porte son pre­mier Os­car pour le scé­na­rio du Des­tin de Will Hun­ting (1997) à l’âge de 25 ans, ré­com­pense qu’il par­tage avec son ami et com­plice Matt Da­mon. Il lui faut en­suite at­tendre 15 ans avant de re­mon­ter sur la scène du Dol­by Theatre, cette fois-ci en tant que réa­li­sa­teur, pour ac­cep­ter la sta­tuette du Meilleur film pour Ar­go. Mais en tant qu’ac­teur, la re­con­nais­sance de ses pairs lui échappe tou­jours. Mal­gré tous ses ef­forts, Ben Af­fleck n’a ja­mais été nom­mé dans la ca­té­go­rie du meilleur ac­teur, une ma­lé­dic­tion qu’il es­père le­ver avec Le comp­table.

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