LE VENT DANS LES VOILES

Jo­na­than Roy a dé­mé­na­gé à To­ron­to il y a sept mois. Une car­rière qui croît de fa­çon ex­po­nen­tielle de­puis le dé­but de l’an­née l’a ame­né à faire ce choix: il sor­ti­ra une chan­son de Noël cet au­tomne et un EP en jan­vier, il re­vient du Da­ne­mark pour le tour­nag

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - San­dra Go­din san­dra.go­din @que­be­cor­me­dia.com Jo­na­than Roy se­ra en spec­tacle avec ses mu­si­ciens au Théâtre Pe­tit Cham­plain le 12 no­vembre, et à Ga­ti­neau le 29 no­vembre.

Force est de consta­ter que le chan­teur a été por­té par le suc­cès ra­dio­pho­nique de You’re My Ace et Da­niel­la Den­mark, fruit de son as­so­cia­tion avec Co­rey Hart.

Après trois al­bums qui n’ont pas eu le suc­cès es­comp­té, les pro­jets se bous­culent au­jourd’hui pour le chan­teur de 27 ans. À l’autre bout du fil, en pleine tour­née ca­na­dienne avec Bur­ton Cum­mings (The Guess Who) dont il as­sure les pre­mières par­ties, il ex­plique son dé­mé­na­ge­ment à To­ron­to.

«Je vou­lais être proche de la bu­si­ness, dit- il. Ma com­pa­gnie de disque (War­ner) est là avec mon agence. Je veux per­cer le Ca­na­da an­glais, et To­ron­to est la place pour ça, tout comme les ac­teurs vont à Los An­geles», confie-t-il.

Après un troi­sième al­bum en fran­çais lan­cé en 2011, Jo­na­than Roy re­vien­dra avec un EP en jan­vier, in­ti­tu­lé Mr. Op­ti­mist Blues, dans la langue avec la­quelle il est «le plus confor­table». Son men­tor Co­rey Hart y col­la­bo­re­ra.

«J’ai tou­jours fait les choses un peu vite, avoue-t-il, au su­jet du choix de lan­cer un EP plu­tôt qu’un al­bum com­plet. Avec War­ner, les gens prennent leur temps, peau­finent. Et j’ai tel­le­ment ap­pris avec Co­rey (Hart). Avant de le ren­con­trer, je n’avais ja­mais vrai­ment eu de men­tor. Elle est là la dif­fé­rence.»

Mr. Op­ti­mist Blue se­ra lan­cé le 20 jan­vier 2017 et a été en­re­gis­tré à Mont­réal, To­ron­to et «dans le garde-robe de Co­rey Hart», lance Jo­na­than Roy en riant.

RE­CON­NAIS­SANT

Jo­na­than Roy re­vient aus­si de Co­pen­hague, où il est al­lé tour­ner en plein coeur de la ca­pi­tale da­noise un ma­gni­fique vi­déo­clip, le deuxième pour la chan­son Da­niel­la Den­mark, dans une ver­sion gui­tare voix beau­coup plus folk que la ver­sion ori­gi­nale.

Écrite par Co­rey Hart, il sou­hai­tait re­tour­ner dans la ville qui a ins­pi­ré la chan­son. «Ça dé­montre aus­si un cô­té de moi beau­coup plus ar­tis­tique», dit-il, avec rai­son.

À l’autre bout du fil, Jo­na­than Roy est re­con­nais­sant de tout ce qui lui ar­rive. «Je suis quel­qu’un qui a un che­mi­ne­ment dif­fé­rent des autres. J’ai eu mes hauts et mes bas. Je suis quel­qu’un qui a tra­vaillé comme un ma­lade. Je ne me consi­dère pas comme ta­len­tueux, je suis tra­vaillant. J’ai des rêves et je vais faire tout ce que je peux pour les réa­li­ser. Mon père était comme ça», sou­ligne-t-il.

DES REN­CONTRES AUX ÉTATS-UNIS

Puis­qu’il lan­ce­ra un pro­chain ef­fort en an­glais, rêve-t-il de con­qué­rir le mar­ché amé­ri­cain?

«Une chose à la fois, dit-il sur un ton réa­liste. Je rêve gros, mais je veux con­qué­rir le Qué­bec et le Ca­na­da en pre­mier. On a eu de belles ren­contres aux États-Unis. Les gens sont au cou­rant du suc­cès qu’on a. Beau­coup de gens veulent faire ce mé­tier-là. C’est à moi de me dé­mar­quer.»

«L’an­née 2017 est très im­por­tante pour moi, ajoute-t-il. Ça me prend un spec­tacle so­lide, qui va faire ja­ser. Et je veux que mon EP soit un cinq étoiles, que les gens l’écoutent de la pre­mière chan­son à la der­nière sans vou­loir en pas­ser une. C’est un dé­fi à re­le­ver, mais j’y crois.»

Je ne me consi­dère pas comme ta­len­tueux, je suis plu­tôt tra­vaillant »

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