DANS LES COU­LISSES D’UNE EN­QUÊTE FIC­TIVE

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - San­dra Go­din Le Jour­nal de Qué­bec

L’en­quête po­li­cière est par­tout au pe­tit écran cet au­tomne. Qu’on parle de Dis­trict 31, Men­songes, Mé­moires vives, L’Échap­pée ou L’im­pos­teur, les in­trigues po­li­cières tiennent le pu­blic de tous les ré­seaux en ha­leine pour ré­soudre les énigmes d’en­lè­ve­ment d’en­fants, de meurtres, ou de prostitution juvénile. Mais com­ment bâ­tit-on une in­trigue po­li­cière pour le pe­tit écran? N’écrit pas qui veut des en­quêtes: en­tre­vue avec cinq au­teurs, qui font un tra­vail de re­cherche im­mense pour bâ­tir des sus­penses cré­dibles. La tech­nique d’écri­ture

Quand Gilles Des­jar­dins com­mence à écrire une nou­velle en­quête de Men

songes, il ne connaît ja­mais le dé­noue­ment de l’his­toire.

«Ma tech­nique d’écri­ture consiste à ne pas sa­voir qui est le cri­mi­nel. Je fais l’en­quête en même temps que mes en­quê­teurs, j’avance sans sa­voir. C’est une tech­nique très ré­pan­due. Si tu sais ce qui va ar­ri­ver d’avance comme au­teur, au­to­ma­ti­que­ment, il y a une chance que le té­lé­spec­ta­teur soit ca­pable de faire le même pro­ces­sus psy­cho­lo­gique, et ce n’est pas bon pour le sus­pense. Je me pose des ques­tions au fil de l’en­quête, et je dif­fère les ré­ponses le plus long­temps et le plus ha­bi­le­ment pos­sible.»

«Ça me prend beau­coup de temps à écrire la pre­mière scène. Mais quand j’ai la scène où on trouve le ca­davre, et qu’elle est vrai­ment réelle, après, je suis ca­pable de faire l’en­quête sans la moindre dif­fi­cul­té», ajoute-t-il. Pour leur part, les au­teurs de L’im­pos

teur «tra­vaillent sur les dé­tails, puis en­suite, sur l’his­toire en gé­né­ral», confie Ber­nard Dan­se­reau, qui a aus­si bai­gné abon­dam­ment dans le mi­lieu po­li­cier lors­qu’il écri­vait Toute la vé­ri­té.

MEN­SONGES L’IM­POS­TEUR

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