Des an­nées de re­cherches

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION -

Pour écrire de l’en­quête, les au­teurs ont un vaste ré­seau de contacts qu’ils pré­fèrent gar­der confi­den­tiel. Il s’agit au­tant d’en­quê­teurs et de po­li­ciers que de cri­mi­nels ou même de juges. Luc Dionne ( Omer­tà, Dis­trict 31, Blue

Moon) baigne dans ce mi­lieu de­puis 25 ans. «Je fais sou­vent une blague en di­sant que j’ai la moi­tié de mes amis qui veulent ar­rê­ter l’autre moi­tié de mes amis, dit-il en riant. Alors écrire une en­quête, pour moi, ça coule bien.»

Des au­teurs comme Luc Dionne ou Gilles Des­jar­dins, dont les sé­ries sont axées di­rec­te­ment sur le mi­lieu po­li­cier, de­viennent car­ré­ment des spé­cia- listes en la ma­tière. «Il y a un très, très gros tra­vail de re­cherches. Le mien s’étale sur 15 ans. J’ai ren­con­tré beau­coup de spé­cia­listes, j’ai dé­ve­lop­pé une ex­per­tise. C’est la base. Il faut aus­si bien connaître l’uni­vers dans le­quel le crime a été com­mis. Si la vic­time est un chi­rur­gien, ce n’est pas comme s’il était ga­ra­giste», ex­plique Gilles Des­jar­dins.

Dans L’im­pos­teur, c’est l’his­toire de drogue du clan Ka­plan qui re­tient l’at­ten­tion. «On écrit ce qu’on avait en tête, mais on avait un consul­tant à la scé­na­ri­sa­tion, avec qui on a tout re­tra­vaillé. On ne fait pas un do­cu­men­taire, mais on veut don­ner une idée juste de ce qui se passe dans la vie.»

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