UN FILM D’AVEN­TURE EF­FI­CACE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

As­sas­sin’s Creed

Michael Fass­ben­der, Marion Co­tillard et Je­re­my Irons se donnent la ré­plique dans cette adap­ta­tion de la sé­rie de jeux vi­déo sor­tis des stu­dios Ubi­soft de Mon­tréal.

Nous sommes en 1492, en An­da­lou­sie, pen­dant l’In­qui­si­tion es­pa­gnole, alors que les Tem­pliers et les As­sas­sins cherchent à mettre la main sur la pomme d’Ève, ar­te­fact pou­vant sup­pri­mer le libre ar­bitre s’il est uti­li­sé par les Tem­pliers. Les As­sas­sins ont donc pour mis­sion de mettre la pré­cieuse re­lique en sé­cu­ri­té.

Avance ra­pide à 1985, lors­qu’un jeune gar­çon dé­couvre le ca­davre de sa mère as­sas­si­née par son père. Quelques an­nées plus tard, on ap­prend que le gar­çon­net de­ve­nu adulte s’ap­pelle Cal­lum Lynch (Michael Fass­ben­der). Cri­mi­nel faus­se­ment exé­cu­té par in­jec­tion lé­tale, il se re­trouve dans le la­bo­ra­toire de So­phia Rik­kin (Marion Co­tillard), fille d’Al­lan Rik­kin (Je­re­my Irons), pa­tron tout puis­sant d’une com­pa­gnie qui s’est don­née pour mis­sion d’éra­di­quer la vio­lence dans le monde. Tous deux des­cen­dants des Tem­pliers, ils cherchent à s’em­pa­rer de l’ar­te­fact, et c’est pour cette rai­son qu’ils ont be­soin de Cal­lum. Ce der­nier est, en fait, le des­cen­dant d’Agui­lar de Ne­rha, un As­sas­sin et la der­nière per­sonne connue à avoir eu la pomme entre ses mains.

Car So­phia a dé­ve­lop­pé une ma­chine, l’Ani­mus, qui per­met à quel­qu’un de re­vivre les sou­ve­nirs de ses an­cêtres. Les Rik­kin vont donc uti­li­ser Cal­lum pour ac­cé­der au se­cret d’Agui­lar de Ne­rha. Voi­là pour la trame gé­né­rale, adap­ta­tion libre (pour Cal­lum) de la cé­lèbre fran­chise de jeux vi­déo As­sas­sin’s Creed.

DÉ­CORS ÉBLOUISSANTS

Réa­li­sé par Jus­tin Kur­zel, ci­néaste avec qui Michael Fass­ben­der et Marion Co­tillard avaient col­la­bo­ré pour son éblouis­sant Mac­beth sor­ti l’an der­nier, As­sas­sin’s Creed s’im­pose comme un long mé­trage vi­suel­le­ment im­pres­sion­nant. Qu’il s’agisse de l’Es­pagne du 15e siècle ou du la­bo­ra­toire hi-tech de So­phia Rik­kin, les dé­cors sont im­pres­sion­nants. Mais les vi­suels les plus réus­sis sont sans conteste ceux de l’Ani­mus, consi­dé­ra­ble­ment mo­di­fié par rap­port au jeu.

D’ailleurs, As­sas­sin’s Creed n’a pas la pré­ten­tion, au contraire des Tomb Rai­der et autres War­craft, de don­ner en­vie au spec­ta­teur de prendre (ou de re­prendre) sa ma­nette ou son cla­vier. De fait, un non­joueur ap­pré­cie­ra au­tant le long mé­trage de 116 mi­nutes qu’un joueur. Les ga­mers n’ont d’ailleurs pas été ou­bliés. Outre l’aigle em­blé­ma­tique et des plon­gées sur la ville, quelques sé­quences de fuite et de com­bats rap­pellent les pre­miers vo­lets de ce qui est de­ve­nu une sa­ga avec les an­nées.

S’im­po­sant comme un agréable mé­lange d’aven­tures, de fan­tas­tique et flir­tant avec la science-fic­tion, As­sas­sin’s Creed est un très bon di­ver­tis­se­ment d’ac­tion qui ouvre toute grande la porte à suite… qu’on se prend à es­pé­rer.

Michael Fass­ben­der tient la ve­dette de cette adap­ta­tion de la cé­lèbre sa­ga d’Ubi­soft. PHO­TO D’AR­CHIVES

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