AU­CUN RE­GRET

La car­rière de Gil­bert Si­cotte est par­se­mée de beaux rôles, tant au ci­né­ma qu’à la té­lé­vi­sion. À l’aube de ses 70 ans, l’ac­teur se dit heu­reux de ce qu’il a ac­com­pli jus­qu’à main­te­nant.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers Le Jour­nal de Mon­tréal

«Je ne passe pas beau­coup de temps à re­gar­der en ar­rière, mais quand je le fais, je me rends compte que j’ai été très chan­ceux dans ma car­rière», ob­serve Gil­bert Si­cotte. «J’ai été chan­ceux de pou­voir vivre de ce mé­tier et d’avoir pu par­ti­ci­per à de beaux pro­jets, au ci­né­ma et à la té­lé­vi­sion. Pour être hon­nête, il y a très peu de pro­jets que je peux dire que je re­grette d’avoir faits. En re­vanche, il y en a que je suis content d’avoir re­fu­sé de faire. Je peux donc dire qu’en gé­né­ral, j’ai bien choi­si les pro­jets que j’ac­cep­tais!» Après avoir fait ses dé­buts au grand écran il y a une qua­ran­taine d’an­nées en tra­vaillant avec de

grands ci­néastes comme Gilles Carle et Fran­cis Man­kie­wicz, Gil­bert Si­cotte a été très pré­sent au grand écran pen­dant les an­nées 1970 et 1980.

À la même pé­riode, il a mar­qué les es­prits au pe­tit écran en in­car­nant l’in­cor­ri­gible sé­duc­teur Jean-Paul Bel­leau dans le po­pu­laire té­lé­ro­man Des dames de coeur.

«Par la suite, il y a eu une pé­riode où j’ai moins joué au ci­né­ma parce que la té­lé­vi­sion m’oc­cu­pait beau­coup, ex­plique Gil­bert Si­cotte. Il y a eu la série

Fortier, par exemple, que j’ai beau­coup ai­mé faire parce que c’était une des pre­mières sé­ries té­lé qu’on tour­nait comme du ci­né­ma.»

C’est grâce à une nou­velle gé­né­ra­tion de ci­néastes que M. Si­cotte a pu re­nouer avec le ci­né­ma il y a une di­zaine d’an­nées.

«Il y a d’abord eu le réa­li­sa­teur Stéphane La­pointe qui est ve­nu me voir en me di­sant qu’il avait écrit un rôle pour moi dans son film La vie se­crète des gens

heu­reux (2006), re­late l’ac­teur. «En­suite, j’ai eu la chance de tour­ner avec Stéphane La­fleur dans Conti­nen­tal, un film sans fu­sil (2007) puis avec Sébastien Pi­lote avec Le ven­deur (2011). Ces jeunes ci­néastes sont ve­nus me cher­cher en me pro­po­sant des rôles très in­té­res­sants que je n’avais pas en­core joués et ils m’ont en quelque sorte ai­dé à re­lan­cer ma car­rière au ci­né­ma.»

Gil­bert Si­cotte (à droite) dans une scène du film Les Vau­tours, du réa­li­sa­teur Jean-Claude La­brecque ( À hauteur d’homme).

En plus de 40 ans de car­rière, Gil­bert Si­cotte n’a ja­mais man­qué de tra­vail comme ac­teur.

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