L’AU­DACE DE FRAN­CIS­CO RANDEZ

«On n’a qu’une vie à vivre!» Voi­là le leit­mo­tiv qui guide chaque dé­ci­sion de l’ani­ma­teur, en­tre­pre­neur et ac­teur Fran­cis­co Randez. Vi­si­ble­ment, cette phi­lo­so­phie le sert ex­trê­me­ment bien, puisque c’est en ayant cette phrase en tête qu’il a ac­cep­té de se g

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - NA­THA­LIE SLIGHT

SON EN­FANCE, SON INS­PI­RA­TION Fran­cis­co brille dans son in­ter­pré­ta­tion de Pete, le doyen des dan­seurs dans la sé­rie dra­ma­tique Che­val-Ser­pent.

« Pete n’est pas un mau­vais gars, mais il a man­qué d’amour, d’où son be­soin d’avoir tou­jours de l’at­ten­tion. Je suis al­lé pui­ser mon ins­pi­ra­tion dans mon en­fance pour cam­per ce gars-là. Je n’ai pas man­qué d’at­ten­tion comme lui. Au contraire, j’ai eu beau­coup d’amour. J’ai été éle­vé par cinq femmes : mes deux mères, la soeur de mon père et mes deux soeurs. Mon père n’a tou­te­fois pas été pré­sent dans ma vie, et c’est de ce sen­ti­ment que je me suis ser­vi pour in­ter­pré­ter Pete », men­tionne Fran­cis­co, qui a été éle­vé au sein d’une fa­mille ho­mo­pa­ren­tale. « C’est la pre­mière fois que j’en parle pu­bli­que­ment. J’en ai préa­la­ble­ment dis­cu­té avec mes deux mères, et elles étaient d’ac­cord pour que j’en glisse un mot dans une en­tre­vue. Lorsque j’étais jeune, c’était en­core ta­bou d’avoir deux mères. Au­jourd’hui, on n’en fait plus de cas. La preuve, ça se re­trouve même au pe­tit écran : Do­rice (So­phie Pré­gent) et Do­mi­nique (Élise Guil­bault) forment un couple qui est au centre des in­trigues dans la sé­rie. »

Le per­son­nage de Pete est très im­pul­sif : il agit en pre­mier et ré­flé­chit en­suite. Le co­mé­dien avoue connaître ce sen­ti­ment d’ur­gence de vivre.

« Plus jeune, j’étais un peu comme ça. Je cher­chais tou­jours à vivre des émo­tions fortes. J’au­rais pu mal vi­rer, mais je me suis ser­vi de cette éner­gie pour me dé­pas­ser, réa­li­ser mes rêves et faire preuve d’au­dace. Jus­qu’ici, ça m’a ex­trê­me­ment bien ser­vi ! »

SE METTRE À NU De­puis la sor­tie de Che­val-Ser­pent sur ICI Tou.tv Ex­tra, les Qué­bé­cois peuvent ad­mi­rer le corps sculp­té au cou­teau de Fran­cis­co.

« La nu­di­té ? J’ai pe­sé le pour et le contre au dé­but, lorsque j’ai pas­sé l’au­di­tion pour jouer dans la sé­rie. Puis, quand j’ai dé­cro- ché le rôle de Pete, j’ai fait la paix avec ça. Comme je de­vais in­car­ner un dan­seur nu, je ne m’at­ten­dais quand même pas à res­ter ha­billé ! (rires) Je me suis dit que, si le fait de tra­vailler avec le trio de feu que sont la pro­duc­trice Fa­bienne La­rouche, l’au­teure Da­nielle Trot­tier et le réa­li­sa­teur Syl­vain Ar­cham­bault, qui sont des som­mi­tés dans leur do­maine, im­pli­quait qu’il y au­rait des scènes de nu­di­té, fine ! On n’a qu’une vie à vivre ! Je ne pou­vais pas pas­ser à cô­té de cette ex­pé­rience in­croyable, juste par pu­deur. Il faut sau­ter dans le train pen­dant qu’il passe, et si ça im­plique que les Qué­bé­cois voient mes fesses, je n’ai au­cun pro­blème avec ça ! »

LE CÉ­LI­BAT EN 2017

Après une re­la­tion amou­reuse de cinq ans, Fran­cis­co s’est re­trou­vé cé­li­ba­taire. Il est seul de­puis un an. « Après la fin de cette re­la­tion, j’ai tra­ver­sé une pé­riode de deuil. Puis je me suis sen­ti prêt à ren­con­trer quel­qu’un, mais je trouve ça com­pli­qué à l’ère des ré­seaux so­ciaux. Lorsque tu veux sim­ple­ment dis­cu­ter avec une jeune femme, tu passes pour un weir­do, dans un monde où les ren­contres dé­filent à la vi­tesse de l’éclair. Je suis donc ou­vert à tom­ber en amour, mais je veux du vrai, de l’au­then­tique, pas du su­per­fi­ciel », ex­plique Fran­cis­co.

À 40 ans, se voit-il éven­tuel­le­ment en couple, avec un en­fant ?

« J’ai gran­di dans un mi­lieu mo­deste. Ma mère gar­dait des en­fants pour joindre les deux bouts, et je lui don­nais vo­lon­tiers un coup de main. Plus tard, j’ai été mo­ni­teur dans un camp de va­cances. Je suis bien quand je suis en­tou­ré d’en­fants : j’aime leur éner­gie et le fait qu’ils vivent le mo­ment pré­sent. Mais je ne suis pas prêt à de­ve­nir père. Du moins, pas en­core. La porte n’est pas fer­mée, mais je n’en suis pas là dans ma vie. Ce­la dit, je m’im­plique au­près des en­fants, puisque je suis am­bas­sa­deur de la Fon­da­tion CHU Sainte-Jus­tine. C’est im­por­tant pour moi ! J’ai cinq su­perbes ne­veux et nièces, et par mon im­pli­ca­tion, je veux re­don­ner un peu de la chance qu’on a dans notre fa­mille d’avoir des jeunes en san­té. »

FIBRE EN­TRE­PRE­NEU­RIALE ET ES­PRIT D’ÉQUIPE

Fran­cis­co est l’un des pro­prié­taires du res­tau­rant viet­na­mien HÀ, si­tué sur l’ave­nue du Mont-Royal, à Mon­tréal. « Le res­tau­rant HÀ, si je m’en oc­cu­pais tout seul, ça n’exis­te­rait pas ! Je suis pour­ri en comp­ta­bi­li­té et en ad­mi­nis­tra­tion. Par contre, je connais bien la ges­tion des res­sources hu­maines, le ser­vice à la clien­tèle et les com­mu­ni­ca­tions. Ce­la dit, pour réus­sir, il est im­por­tant de s’en­tou­rer des bonnes per­sonnes, et j’ai la chance d’avoir de su­per par­te­naires dans l’aven­ture HÀ. J’ai aus­si d’autres pro­jets d’af­faires que j’an­non­ce­rai à la fin de l’été, lance Fran­cis­co, qui car­bure aux nou­veaux dé­fis. Je suis plo­gué sur le 220 volts ! (rires)»

Che­val-Ser­pent est pré­sen­te­ment ac­ces­sible sur ICI Tou.tv Ex­tra. Fran­cis­co est aus­si chro­ni­queur à Su­cré sa­lé du lun­di au ven­dre­di, 18 h 30, à TVA.

Fran­cis­co in­ter­prète un dan­seur nu dans la sé­rie dra­ma­tique Che­val-Ser­pent.

Che­val-Ser­pent ra­conte l’uni­vers d’un club de dan­seurs.

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