DU FOLK AU COUN­TRY

Au­tre­fois connu sous le nom de Serge For­tin, l’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète, qui avait trois al­bums folk à son ac­tif, il fait do­ré­na­vant car­rière avec la si­gna­ture Far­ley. C’est sans pré­ten­tion qu’il a lan­cé, plus tôt cette an­née, son disque à sa­veur cou

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE -

« C’est pour le cô­té un peu plus wes­tern ! » di­ra d’em­blée Far­ley, qui n’a pas puisé bien loin dans ses ra­cines pour trou­ver son nou­veau nom d’artiste, qui est ce­lui de sa mère, Mar­celle Far­ley, et qui fait res­sor­tir son sang ir­lan­dais et son goût pour faire la fête. Et ça, c’est de fa­mille ! Sa mère est or­ga­niste à l’église Saint-Sau­veur de Val-d’Or. « Tous nos par­tys de fa­mille se font au­tour du pia­no. Les Far­ley sont tous des mu­si­ciens. Mon grand-père Lio­nel For­tin était vio­lo­niste. Toute ma fa­mille du cô­té des For­tin vient du Lac-Saint-Jean. Dé­dé For­tin, Fred For­tin... On est pe­tits-cou­sins, Fred et moi. »

DES BANCS D’ÉCOLE À LA MU­SIQUE

Même s’il a tou­jours bai­gné dans la mu­sique, Far­ley ne cher­chait pas à faire car­rière dans ce do­maine lors­qu’il était plus jeune. « Je suis al­lé à l’uni­ver­si­té. J’ai étu­dié en en­sei­gne­ment, en psy­cho­lo­gie, en so­cio­lo­gie, en his­toire, en géo­gra­phie. Plus vieux, j’ai com­men­cé comme chan­son­nier. Je vou­lais me trou­ver un emploi d’été et je me suis dit que je pour­rais faire de la mu­sique dans les bars. Je n’avais pas pla­ni­fié de conti­nuer là-de­dans, de faire quatre al­bums et d’écrire pour d’autres », ex­plique l’artiste ori­gi­naire de Val-d’Or, qui ha­bite main­te­nant à Mon­tréal.

Re­con­nu pour ses chan­sons folk, le mu­si­cien, in­fluen­cé par les John Mel­len­camp, John­ny Cash, Bob Dy­lan et Ri­chard Des­jar­dins de ce monde, a choi­si d’y ajou­ter la sauce coun­try pour son qua­trième disque, dont la pièce Brû

le­rons les di­manches est en no­mi­na­tion pour la chan­son de l’an­née SOCAN au Ga­la coun­try, qui au­ra lieu le 14 octobre. « Même quand je fai­sais des chan­sons folk, c’était aus­si coun­try. Pour moi, le coun­try, c’est quelque chose qui n’est pas triste, mais ras­sem­bleur, fes­tif, ou­vert sur l’autre et qui parle des gens aux gens, dans des mots simples. » Pour la pe­tite his­toire, Far­ley n’a pas cher­ché à faire un clin d’oeil à Snack-bar chez Ray­mond de François Pé­russe. « Snack bar chez Ri­ta, c’est la cabane à frites où on s’ar­rête quand on fait de la route. Sou­vent, c’est l’âme d’un vil­lage. L’en­droit est res­té dé­co­ré de la même fa­çon du­rant les 50 der­nières an­nées. Je trouve ça au­then­tique. Quand je me pro­mène pour don­ner des spec­tacles, je ne m’ar­rête pas dans un Mc­Do­nald’s, un A&W ou un Bur­ger King. J’ai dé­ci­dé de ne pas suivre la mode d’au­jourd’hui, mais de re­ve­nir à une au­then­ti­ci­té dont j’avais be­soin en me dé­ga­geant de la mu­sique pré­fa­bri­quée. » C’est ain­si que va l’uni­vers de Far­ley. « C’est un al­bum sans pré­ten­tion. Il n’y a pas de mes­sage ca­ché der­rière Snack bar chez Ri­ta. C’est un gars qui est as­sis au comp­toir et qui mange deux oeufs-ba­con. Mon idée de snack bar, c’est une ré­fé­rence à la nour­ri­ture. Au­jourd’hui, les vraies stars sont celles qui font des re­cettes. Ce n’est plus les chan­teurs et les ac­teurs. » COL­LA­BO­RA­TION DE LONGUE DATE

Si­gnant toutes les mu­siques, l’artiste s’est en­tou­ré, pour les textes, de Mouffe et de Pierre Huet, dont il af­fec­tionne les chan­sons de­puis long­temps, de son ami de longue date Alain Des­su­reault, de Luc De La­ro­chel­lière, qu’il a ren­con­tré sur le show Hom­mage à Jacques Brel, et de Diane Tell. « En 2010, j’étais met­teur en scène pour le grand spec­tacle du 75e an­ni­ver­saire de Val-d’Or en Abi­ti­bi. J’avais de­man­dé qu’il y ait seule­ment des ar­tistes de la ré­gion sur scène. Diane et moi, on a col­la­bo­ré en­semble pour cet évé­ne­ment-là et on a écrit tout un al­bum en­semble qui s’ap­pelle

Ri­deaux ou­verts. On est en train d’écrire son pro­chain al­bum. On écrit aus­si pour d’autres. À la base, notre ren­contre a été pour la créa­tion. Oui, on fait des spec­tacles en­semble, et je viens la re­joindre sur scène avec ma gui­tare, mais je ne suis pas LE gui­ta­riste de Diane Tell. C’est une col­la­bo­ra­tion d’écri­ture, de spec­tacles et de mise en mar­ché », dit-il. En octobre, ils fe­ront d’ailleurs des spec­tacles en­semble (far­ley­mu­sique.ca).

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