LE GOÛT DE LIS­BONNE

On dit que c’est la ville où le cli­mat est le plus agréable d’Eu­rope, que la nour­ri­ture est dé­li­cieuse et ne coûte presque rien, que les plages sont à 20 mi­nutes et que la vie cultu­relle est riche en art et en poé­sie. Voi­ci pour­quoi cette dou­ceur de vivre

Le Journal de Quebec - Weekend - - VACANCES - PA­TRI­CIA MIOTTO Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Lis­bonne, ver­sion lo­cale, pour­rait se ré­su­mer à man­ger des sar­dines grillées dans la rue avec les ha­bi­tants, dé­ni­cher les meilleurs por­tos, prendre les plus an­ciens trams de la ville jus­qu’au châ­teau Saint-Georges qui do­mine la ville, ou en­core suivre les pas des plus grands poètes lis­bon­nais. Mais il y a bien plus. Au fil des an­nées, Lis­bonne est de­ve­nue une des plus belles villes d’Eu­rope, si ce n’est une des plus at­ta­chantes. Ca­pi­tale mo­derne et dy­na­mique, elle offre une dou­ceur de vivre qui peut don­ner l’im­pres­sion d’être en va­cances toute l’année !

Im­pos­sible de vi­si­ter Lis­bonne sans tra­ver­ser la ville à bord de son tram­way jaune. Toute en vi­rages, entre ses mon­tées tor­tueuses, ses des­centes ver­ti­gi­neuses et ses jar­dins luxu­riants, la ville aux cou­leurs ocre, vert, bleu et blanc, tels ses mer­veilleux azu­le­jos, se dé­couvre sur des rails, à la ma­nière des mil­liers de Lis­boètes qui l’em­pruntent chaque jour. Le tram 28, sym­bole de Lis­bonne, est un des plus vieux qui mène au quar­tier le plus ty­pique et le plus vi­vant, l’Al­fa­ma, com­po­sé que de pe­tites rues, si étroites que la plu­part n’ap­pa­raissent même pas sur les cartes !

Par­mi les plai­sirs 100 % lis­boètes, dès que le so­leil se couche, le Bair­ro Al­to de­vient le centre de la vie noc­turne, com­pre­nant une quan­ti­té de pe­tits bars of­frant des at­mo­sphères in­times et de res­tau­rants de­puis les­quels le son du Fa­do vibre à chaque coin de rue.

Comme toute grande ville, Lis­bonne a don­né nais­sance à de nom­breux écri­vains, tel que Fer­nan­do Pessoa. Au­jourd’hui, dans son quar­tier na­tal, le Chia­do, on marche sur les traces de Pessoa, où l’on boit un « bi­ca » (un espresso court) sur la ter­rasse du ca­fé Bra­si­lei­ra, tout près de la sta­tue du poète.

UN APRÈS-MI­DI À LA PLAGE

Si­tué à une ving­taine de ki­lo­mètres, l’At­lan­tique n’est pas loin et les plages sont fa­ci­le­ment ac­ces­sibles de­puis Lis­bonne en train ou en vé­lo. Pre­nez le tram pour Be­lém, un quar­tier proche de l’em­bou­chure du Tage, d’où par­tirent les cé­lèbres ex­pé­di­tions de Vas­co de Gama. La Tour de Be­lém cons­truite au XVIe siècle pour gui­der les na­vires est une oc­ca­sion de se rendre à Be­lém, mais c’est sur­tout l’ex­cuse pour ve­nir savourer les Pas­teis de na­ta… L’usine en vend plus de 10 000 par jour (à 1,05 €).

À Lis­bonne, on vit des mo­ments, on ren­contre des gens ex­tra­or­di­naires qui fe­ront de ce sé­jour une ex­pé­rience unique et ma­gique. Fer­nan­do Pessoa écri­vait : « La va­leur des choses n’est pas dans la du­rée, mais dans l’in­ten­si­té où elles ar­rivent. C’est pour ce­la qu’il existe des mo­ments in­ou­bliables, des choses in­ex­pli­cables et des per­sonnes in­com­pa­rables ».

Vous y re­tour­ne­rez, c’est cer­tain. Car le Por­tu­gal, c’est bien plus que des sar­dines et du Por­to.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.