LA DER­NIÈRE BA­TAILLE

Après cinq ans, la tri­lo­gie de L’épreuve tire sa ré­vé­rence avec Le re­mède mor­tel, der­nier vo­let de cette fran­chise de science-fic­tion apo­ca­lyp­tique pour ado­les­cents ti­rée des ro­mans de James Da­sh­ner. Réa­li­sé une fois de plus par Wes Ball et met­tant en ved

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - ISA­BELLE HONTEBEYRIE Agence QMI L’épreuve : le re­mède mor­tel est à l’af­fiche dans les ci­né­mas de la pro­vince de­puis hier.

Pré­vu en fé­vrier 2017, le long mé­trage a dû être re­por­té en rai­son d’un grave ac­ci­dent dont Dy­lan O’Brien a été vic­time pen­dant l’exé­cu­tion d’une cas­cade alors qu’il était tom­bé de mo­to et avait été heur­té par un vé­hi­cule. Il a mis des mois à se re­mettre de la com­mo­tion cé­ré­brale, de la frac­ture et des la­cé­ra­tions au vi­sage.

« J’avais per­du énor­mé­ment de fonc­tion­na­li­tés phy­siques, y com­pris dans les gestes quo­ti­diens. Je n’avais pas, non plus, l’im­pres­sion d’être ca­pable de me re­trou­ver dans des si­tua­tions so­ciales, en­core moins me pré­sen­ter au tra­vail et être res­pon­sable d’une per­for­mance. De longues heures sur un pla­teau, li­vrer des dia­logues et por­ter un film… ça m’an­gois­sait », a-t-il confié à Vul­ture.

Au bout de six mois de conva­les­cence, il a ac­cep­té le rôle prin­ci­pal d’As­sas­sin amé­ri­cain, sor­ti l’an der­nier, avant d’en­fi­ler de nou­veau son cos­tume de Tho­mas dans Le re­mède mor­tel.

« Rien de moi ne vou­lait y re­tour­ner, a-t-il ex­pli­qué dans les pages de

People. Ce­la m’a de­man­dé énor­mé­ment d’ef­forts que de dé­pas­ser mon ins­tinct qui me dic­tait de ne pas le faire à cause du trau­ma­tisme que j’avais vé­cu. »

À LA POUR­SUITE DE WICKED…

Le re­mède mor­tel dé­bute six mois après la fin de La terre brû­lée. Les Blo­cards, dont Tho­mas est le chef, se sont or­ga­ni­sés et veulent sau­ver Min­ho (Ki Hong Lee), fait pri­son­nier et pro­mis au la­bo­ra­toire d’ex­pé­ri­men­ta­tion. De plus, Tho­mas veut mettre Ava Paige (Pa­tri­cia Clark­son) hors d’état de nuire et dé­li­vrer les jeunes uti­li­sés par l’or­ga­ni­sa­tion comme co­bayes. Comme dans le ro­man, le per­son­nage de By Gal­ly (Will Poul­ter) re­vient. À la tête d’un groupe de ré­sis­tants, il mène aus­si la lutte contre Wicked, mais Tho­mas n’a ab­so­lu­ment pas confiance en lui.

« Il y a beau­coup d’élé­ments [du film] qui ne sont pas exac­te­ment comme dans le ro­man, mais qui ont été ins­pi­rés par la tri­lo­gie. Nous avons eu la chance que James Da­sh­ner nous sou­tienne dans nos choix, car nous vou­lions faire tout notre pos­sible pour res­pec­ter les

fans » , de sou­li­gner Wes Ball. « Le pre­mier film, avec le la­by­rinthe, était tout en ci­ment et en pour­ri­ture. Le se­cond était en sable, en rouille et en braises. Ce­lui-ci, Le re­mède mor­tel, est un monde de verre et d’acier. Chaque film pos­sède ses propres to­na­li­tés et sa propre pa­lette de cou­leurs » , a no­té Wes Ball.

DI­REC­TION L’AFRIQUE DU SUD

Pour rendre à l’écran cet uni­vers de « verre et d’acier », la pro­duc­tion a dé­ci­dé d’al­ler tour­ner en Afrique du Sud, pays qui offre un large éven­tail de dé­cors na­tu­rels et ar­chi­tec­tu­raux.

Ain­si, c’est dans le dé­sert du Ka­la­ha­ri que la sé­quence d’ou­ver­ture a été fil­mée. On y voit Tho­mas et son groupe prendre un train d’as­saut afin d’al­ler dé­li­vrer Min­ho.

« Cette scène était très amu­sante à tour­ner, vrai­ment l’un des points forts du tour­nage, a in­di­qué Bar­ry Pep­per, dont le per­son­nage de Vince est l’un des lea­ders du bras droit. Je

tour­nais cette sé­quence d’ac­tion, je sau­tais de la voi­ture, mon­tais sur le train et j’étais trem­pé de sueur. En 10 mi­nutes, j’étais sec. Le so­leil était tel­le­ment chaud ! Je n’ai ja­mais rien connu de tel ! Et les pay­sages étaient splen­dides ! »

Pour Ro­sa Sa­la­zar, le fait de se re­trou­ver en Afrique du Sud a été une ex­pé­rience inou­bliable. « Quand on se rend à Uping­ton [NDLR la ville proche du dé­sert du Ka­la­ha­ri], on pense être à Al­bu­querque tant le ter­rain est si­mi­laire. En fait, on pour­rait être n’im­porte où au Mon­ta­na… puis des vil­la­geois ar­rivent et on réa­lise alors qu’on se trouve en Afrique ! On réa­lise ra­pi­de­ment qu’on se trouve dans un en­droit où les gens se ras­semblent, où ils s’in­té­ressent à ce qui se passe au­tour d’eux, qu’ils le disent et qu’ils se battent. Ici, les gens se sou­lèvent et se battent, et c’est ce qui est ex­tra­or­di­naire puisque c’est jus­te­ment le su­jet du film. »

Les ex­té­rieurs du siège de Wicked et des la­bo­ra­toires sont, en fait, ceux du Centre des conven­tions du Cap tan­dis que les in­té­rieurs ont été construits dans les lo­caux d’un vieil en­tre­pôt à quelques ki­lo­mètres de la ca­pi­tale, le chef dé­co­ra­teur Da­niel Dor­rance ayant pour man­dat de fa­bri­quer de longs cor­ri­dors dans les­quels Wes Ball pou­vait tour­ner en plan-sé­quence, sans avoir be­soin de cou­per les scènes.

Quant au « lieu sûr » du ro­man, le cam­pe­ment qui rap­pelle ce­lui du pre­mier vo­let, il s’agit des dé­cors du centre de va­cances Ko­gel Bay Beach Re­sort, dans le­quel Dor­rance a pla­cé des tentes.

Pa­tri­cia Clark­son et Kaya Sco­de­la­rio dans une scène du Re­mède mor­tel.

Chaque vo­let de la tri­lo­gie avait sa propre to­na­li­té et pour Le re­mède mor­tel, les cou­leurs du verre et de l’acier se­ront à l’hon­neur.

Le groupe des Blo­cards se sont don­né pour ob­jec­tif de sau­ver Min­ho, fait pri­son­nier.

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