Le tem­po SEXUEL

Vos fré­quences de re­la­tions sexuelles sont pré­oc­cu­pantes pour vous, car elles sont à la baisse ? Votre dé­sir n’est pas constant ? Vous ne sem­blez pas tou­jours être sur la même lon­gueur d’onde éro­tique que votre par­te­naire ? Il y a peut-être une ex­pli­ca­tio

Le Journal de Quebec - - SPECTACLES - QUE SONT LES BIORYTHMES SEXUELS ?

Les biorythmes font of­fice de mé­ca­nisme ré­gu­la­teur in­terne, une sorte d’hor­loge in­terne. La bio­ryth­mie, cette science qui étu­die les rythmes et les cycles in­ternes du corps hu­main a été dé­cou­verte par le doc­teur Her­mann Swo­bo­da et mise en évi­dence par Georges Thom­men dans les an­nées 1960. Se­lon ce der­nier, tout ce qui vit, obéit à des cycles dont il est pos­sible de cal­cu­ler l’évo­lu­tion.

L’hor­loge biologique ce n’est pas sim­ple­ment ce tic-tac que l’on en­tend en avan­çant en âge ou lors­qu’on dé­sire un en­fant après 35 ans ! Elle est éga­le­ment celle qui re­pré­sente l’en­semble de tous les mé­ca­nismes bio­chi­miques et phy­sio­lo­giques. L’hor­loge se syn­chro­nise grâce aux sti­mu­li ex­té­rieurs (al­ter­nance jour-nuit = lu­mière). Elle sert fi­na­le­ment à gou­ver­ner le som­meil, l’ac­ti­vi­té phy­sique et in­tel­lec­tuelle, le mode ali­men­taire, sexuel… Donc, si cette hor­loge ré­git éga­le­ment la li­bi­do… ten­tons alors d’en com­prendre les aléas !

Alexan­dra et Pierre ra­content : « Quand on s’est ren­con­trés, Pierre tra­vaillait de nuit et moi de jour. Je vous jure que puisque nos ho­raires étaient dif­fé­rents nous éprou­vions un mal de chien à nous re­trou­ver sexuel­le­ment. Il y avait cer­taines pe­tites plages, des ins­tants vo­lés comme on dit. J’étais na­tu­rel­le­ment une fille du ma­tin. Lui ren­trait de son tra­vail alors que je sau­tais hors du lit ! Par­fois je res­tais plus lon­gue­ment et il ve­nait se cou­cher, nous fai­sions l’amour. Heu­reu­se­ment, son ho­raire a bou­gé et nous avons pu adop­ter un rythme plus nor­mal. Mais je crois qu’il reste et res­te­ra tou­jours un gars de soir et moi du ma­tin… On doit tra­vailler fort quo­ti­dien­ne­ment pour ne pas se lais­ser en­glou­tir par nos hor­loges in­ternes ! »

LOIS NA­TU­RELLES

Par­tant du prin­cipe que la li­bi­do – ou le dé­sir sexuel – est ré­gie en par­tie par l’hor­loge biologique, que celle-ci est dif­fé­rente d’une per­sonne à l’autre et qu’elle va­rie éga­le­ment d’une pé­riode à l’autre, nous pour­rions alors af­fir­mer qu’il est fort pro­bable que la vie sexuelle soit sou­mise à des lois na­tu­relles. Le tem­po im­po­sé se­rait alors peut-être l’ef­fet des biorythmes phy­siques, émo­tifs et in­tel­lec­tuels. Car il n’y a pas que le phy­sique qui compte – même pour notre hor­loge ! Bref, sa­chant main­te­nant que l’hor­loge biologique joue un rôle pri­mor­dial dans le dé­sir sexuel, se­rez-vous ten­tés de la lais­ser rai­son­ner en vous ?

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