À LA CONQUÊTE DE LA.

Le Journal de Quebec - - SPORTS -

Les Char­gers s’ap­prêtent à dis­pu­ter un pre­mier match dans leur nou­veau do­mi­cile de Los Angeles. Bonne chance pour convaincre le mar­ché in­dif­fé­rent de Los Angeles et que des liens puissent réel­le­ment se tis­ser entre l’équipe et une mé­ga­pole aux mille et un autres centres d’in­té­rêt !

Dans leur pe­tit stade de 27 000 places dans la ré­gion de Car­son, il est loin d’être as­su­ré que les Char­gers fassent salle comble face aux Dol­phins. Avec un peu de chance, il y au­ra un mi­ni­mum d’in­té­rêt au dé­part pour l’équipe qui n’a évo­lué qu’une seule sai­son à Los Angeles, en 1960, avant de prendre la route de San Die­go pour les 56 sai­sons sui­vantes.

Le fait est que Los Angeles at­ten­dait beau­coup plus de re­nouer avec les Rams ou les Rai­ders qu’avec les Char­gers. Et mal­gré le re­tour des Rams cé­lé­bré en grande pompe il y a un an à peine, le vieux Me­mo­rial Sta­dium est la plu­part du temps dé­gar­ni. Pour­tant l’équipe avait de pro­fondes ra­cines à Los Angeles, rap­pe­lons-le, puis­qu’elle y avait évo­lué de 1946 à 1994.

Même si ce stade n’est pas adap­té à la NFL d’au­jourd’hui, le fait est que les Rams peinent à sus­ci­ter la fer­veur à L.A. pour le mo­ment. Di­manche der­nier, la moi­tié du stade était vide même si beau­coup de billets étaient of­ferts pour la mo­dique somme de… 6 $ ! Ima­gi­nez la faible fièvre que sus­citent les Char­gers, qui sont tout au plus un vieux parent loin­tain ou­blié…

DÉ­CI­SION RE­GRET­TABLE

Les Char­gers et Los Angeles sont dans un ma­riage de rai­son plus que de pas­sion. Sauf que même la rai­son ne tient pas la route.

La NFL, qui com­mence à peine à se battre pour que les Rams sou­lèvent les foules dans la grande ville ca­li­for­nienne, ne sou­hai­tait cer­tai­ne­ment pas me­ner ce com­bat avec deux équipes à im­plan­ter en deux ans. Il de­meure dif­fi­cile de croire qu’il n’y avait ab­so­lu­ment au­cune is­sue dans les né­go­cia­tions avec la Ville de San Die­go pour un stade.

Les Rams, qui inau­gu­re­ront leur do­mi­cile à la fine pointe du pro­grès en 2019, de­meu­re­ront tou­jours les pre­miers te­nan­ciers, même s’ils le par­ta­ge­ront avec les Char­gers. Bref, on voit mal comment le dé­mé­na­ge­ment des

Char­gers pour­ra pro­fi­ter à qui­conque.

UN BON NOYAU

La seule chance pour les Char­gers de ga­gner sou­dai­ne­ment le coeur de Los Angeles, c’est de ga­gner. Ra­pi­de­ment et à ré­pé­ti­tion !

Un bon noyau semble en place, mais il fau­dra ti­rer pro­fit de la fe­nêtre qui se re­ferme tran­quille­ment pour le quart-ar­rière Phi­lip Ri­vers. Avec des re­ce­veurs comme Kee­nan Al­len et la re­crue Mike Williams, un por­teur comme Mel­vin Gor­don et une dé­fen­sive qui in­clut de so­lides élé­ments, tout est pos­sible.

Mais s’ils pa­taugent moin­dre­ment dans la mé­dio­cri­té, les Char­gers sont condam­nés à de­ve­nir ce que sont les Clip­pers (NBA) pour Los Angeles.

Les Char­gers évo­lue­ront au Stub­hub Cen­ter, à Car­son, où ils au­ront fort à faire pour convaincre le mar­ché de Los Angeles de les adop­ter.

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