La­beaume exige que les com­mer­çants soient in­dem­ni­sés

Le Journal de Quebec - - ACTUALITÉS - TAÏEB MOALLA

GA­TI­NEAU | Les or­ga­ni­sa­teurs du G7 de­vraient prendre l’en­ga­ge­ment for­mel d’in­dem­ni­ser les com­mer­çants de Qué­bec si ja­mais des ma­ni­fes­ta­tions vio­lentes de­vaient écla­ter en marge de l’évé­ne­ment, es­time Ré­gis La­beaume.

« Je com­prends l’in­quié­tude des com­mer­çants et je veux qu’ils soient ré­con­for­tés et sé­cu­ri­sés par les or­ga­ni­sa­teurs du Som­met. S’il y a des dom­mages — d’une fa­çon ou d’une autre — chez les com­mer­çants, je veux qu’ils soient com­pen­sés », a men­tion­né le maire de Qué­bec au Jour­nal, hier, lors des As­sises an­nuelles de L’UMQ.

Ce der­nier a pro­mis qu’il va « pous­ser fort pour que les or­ga­ni­sa­teurs du G7 aillent plus loin dans l’as­su­rance de dé­dom­ma­ger, s’il y a des dom­mages ». Se­lon lui, « le som­met coûte des cen­taines de mil­lions de dol­lars. Sur le coût to­tal, je pense que c’est très fai­sable (de s’en­ga­ger à un dé­dom­ma­ge­ment) ».

Mer­cre­di soir, les au­to­ri­tés po­li­cières ont évo­qué de pos­sibles dé­dom­ma­ge­ments si ja­mais il de­vait y avoir des fer­me­tures de rues. Par contre, elles ont in­di­qué ne pas pré­voir, pour le mo­ment, de bar­rer des ar­tères. « Les ma­ni­fes­tants, s’ils veulent faire du mal, vont pas­ser n’im­porte où. Ils vont contour­ner si des rues sont fer­mées et ar­ri­ver par une autre rue qui n’est pas fer­mée. À un mo­ment don­né, ça va être dif­fi­cile à ap­pli­quer, ça », a sou­te­nu M. La­beaume.

VERS UNE AUTRE SÉANCE D’INFORMATION ?

Le maire de Qué­bec pense éga­le­ment que les or­ga­ni­sa­teurs du G7 de­vraient te­nir une autre séance d’information qui se­rait ex­clu­si­ve­ment des­ti­née aux com­mer­çants. « On a réus­si ça (la ren­contre de mer­cre­di soir) parce qu’il n’y en avait pas une de pré­vue. On est content. Mais il faut al­ler plus loin main­te­nant. Il est im­por­tant de gar­der un contact constant avec la po­pu­la­tion et de sé­cu­ri­ser les gens », a-t-il in­sis­té. Des dis­cus­sions doivent jus­te­ment avoir lieu dans ce sens entre la Ville et la re­pré­sen­tante du Bu­reau de la ges­tion des som­mets, Louise Lé­ger, a as­su­ré M. La­beaume.

Ce der­nier s’est par ailleurs bien gar­dé de sug­gé­rer aux com­mer­çants du centre-ville de pla­car­der ou non leurs lo­caux. « Moi, je n’em­barque pas là-de­dans. Je ne vais pas dire au monde de pla­car­der. Je suis comme tout le monde. Je ne sais pas ce qui va ar­ri­ver. »

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