Plon­ger vers l’or

Le Kit - - THEKIT.CA -

RO­SE­LINE FI­LION, 29

Ori­gi­naire de : La­val, Qc.

Ses dé­buts : Olym­pienne à deux re­prises, Fi­lion était gym­naste jus­qu’ à ce qu’el le ob­serve la prouesse d’une plon­geuse ca­na­dienne aux Jeux d’At­lan­ta en 1996. « J’ai vu la Mont­réa­laise An­nie Pel­le­tier rem­por­ter la mé­daille de bronze, et j’ai dit à mes pa­rents que je vou­lais être comme elle, » dit-elle. Dé­fis re­le­vés : Ado, Fi­lion avait une re­la­tion dif­fi­cile avec la nour­ri­ture. « Je n’ai ja­mais été ano­rexique, mais dans le pas­sé je dé­tes­tais la nour­ri­ture parce qu’elle me ren­dait in­con­for­table. Je ne man­geais pas ce qui était bon pour mon corps, » ex­plique-t-elle. Fi­lion tra­vaille au­près d’une nu­tri­tion­niste de­puis huit ans. « C’est une ques­tion d’édu­ca­tion, » dit-elle. « Si j’ali­mente bien mon corps, la ma­chine se­ra ra­pide. Le pro­ces­sus a été tout un ap­pren­tis­sage, et main­te­nant je suis très confi ante. » Stratégie beau­té : Fi­lion adore la fa­ci­li­té des ex­ten­sions de cils, mais plon­ger et voya­ger sans ar­rêt nuisent à leur en­tre­tien. « Ce­la de­mande beau­coup de soins quand je voyage puis­qu’ils tombent conti­nuel­le­ment. » Aus­si, plon­ger cons­tam­ment dans des eaux chlo­rées as­sèche sa peau et la couvre de taches. « Les pis­cines sont toutes dif­fé­rentes, » dit-elle. « Par­fois à l ’ étran­ger, on se de­mande si c’est bien du chlore qui a été ajou­té. Tu as une peau de cro­co­dile. » Pour apai­ser sa peau après avoir na­gé, elle s’en­duit de crème hy­dra­tante. « Il n’y a ja­mais as­sez de crème! » dit-elle.

PAMELA WARE, 23

Ori­gi­naire de : Green­field Park, Qc.

Ses dé­buts : Ca­dette de la troupe et Olym­pi- enne pour la pre­mière fois, Ware a com­men­cé son par­cours avec un dé­fi lan­cé par son père il y a 17 ans. « Je jouais avec ma soeur dans une pis­cine et mon père nous a dit que si nous réus­sis­sions un sal­to avant, il nous achè­te­rait un Pop­sicle, et si nous réus­sis­sions un sal­to ar­rière, il nous em­mè­ne­rait au Dai­ry Queen, » dit- elle. Ware, si x ans, a réus­si les deux et un maître-na­geur sur place leur a don­né le nu­mé­ro d’un club de plon­geon. Dé­fis re­le­vés : Au­jourd’hui, même après des a nnées pas­sées en maillot de bain, Ware a en­core du mal à se sen­tir bien lors­qu’elle met un maillot. « Je n’aime pas mes hanches. Je pense que toutes l es femmes ont ce pro­blème — de ne pas ai­mer une par­tie de leur corps, » dit- elle. Mais elle ne laisse pas cet in­con­fort ga­gner. « Plon­ger est ma pas­sion. Je vais tou­jours pour­suivre ce que j’aime, alors j’en­fi le un maillot tous les jours. » Stratégie beau­té : Af i n de pro­té­ger ses che­veux f ins des ef­fets du chlore, Ware a adop­té le casque de bain, se lave les che­veux tous les deux ou t rois j ours et les r i nce im­mé­dia­te­ment après avoir na­gé. « Il y a un mo­ment où mes che­veux ne pous­saient plus, donc je porte le casque de­puis un an, » dit-elle. « Les huiles na­tu­relles sont re­ve­nues, mes che­veux sont plus en san­té, et ils poussent à nou­veau. »

« J’ai vu An­nie Pel­le­tier de Mon­tréal ga­gner la mé­daille de bronze, et j’ai dit à mes pa­rents que je vou­lais être comme elle »

JEN­NI­FER ABEL, 24

Ori­gi­naire de : Mon­tréal

Ses dé­buts : Abel a com­men­cé à plon­ger à l’âge de quatre ans, en sui­vant les traces de son frère. « Je fai­sais de la nage syn­chro­ni­sée, mais je vou­lais être exac­te­ment comme mon frère, » ex­plique-t-elle. « J’ai de­man­dé à mes pa­rents de m’ins­crire au plon­geon. » À 16 ans, Abel a per­cé sur la scène in­ter­na­tio­nale aux JO 2008 de Bei­jing, de­ve­nant une des plus jeunes Ca­na­diennes à par­ti­ci­per à des com­pé­ti­tions de plon­geon à l ’ in­ter­na­tio­nal.

Dé­fi s re­le­vés : Dé­crite par ses co­équi­pières comme étant la plus co­quette du groupe, Abel a eu beau­coup de mal avec sa che­ve­lure tex­tu­rée. Dans le pas­sé, elle se dé­fri­sait les che­veux à l ’aide de pro­duits chi­miques, mais le jour où ses che­veux ont su­bi des dom­mages im­por­tants, elle a tout cou­pé en 2014 afi n de re­par­tir à neuf. « J’ai tel­le­ment pleu­ré. C’est très dif­fi­cile, » dit-elle, en ex­pli­quant qu’elle tra­vaille sur sa confiance en soi pour por­ter ses boucles au na­tu­rel. « Je n’ai pas en­core at­teint cette phase. Ils ne sont pas en­core as­sez longs, alors i ls sont tou­jours at­ta­chés. » Pour ar­ri­ver à at­teindre la lon­gueur sou­hai­tée, Abel a adop­té un ré­gime pour les pré­ser­ver. « J’ai com­men­cé à por­ter un casque de bain puisque je veux qu’ils poussent en san­té et ra­pi­de­ment, et j’ai une taie d’oreiller en soie. »

Stratégie beau­té : Le chlore as­sèche les lèvres d’Abel et donne un as­pect cen­dré à son teint, donc une crème hy­dra­tante et un baume à lèvres sont clés. Dans le cadre de sa rou­tine pour un che­veu na­tu­rel, Abel dis­tri­bue à l ’aide d’un peigne une pom­made au beurre de ka­ri­té après la douche et les at­tache.

MEA­GHAN BEN­FEI­TO, 27

Ori­gi­naire de : Mon­tréal

Ses dé­buts : Ben­fei­to a dé­bu­té en na­ta­tion spor­tive, puis elle s’est mise à plon­ger à l ’ âge de sept ans après avoir goû­té à la sen­sa­tion ex­ci­tante de vo­ler dans les airs. « Pour les cinq der­nières mi­nutes de chaque en­trai­ne­ment de na­ta­tion, on nous em­me­nait aux trem­plins. Le sen­ti­ment d’adré­na­line était très cool, » dit- elle. Ben­fei­to a aus­si été cap­ti­vée par les Olym­piens Alexandre Des­pa­tie et Émi­lie Hey­mans, au­jourd’hui re­trai­tés, qui s’en­trai­naient à la même pis­cine.

Dé­fi s re­le­vés : Ben­fei­to a eu une sai­son diff icile, ce qui l ’a conduit à dou­ter de ses ca­pa­ci­tés. Heu­reu­se­ment, des pa­roles d’en­cou­ra­ge­ment de la part d’un cadre de Plon­geon Ca­na­da l ’ont ai­dé à se res­sai­sir et frayer le che­min vers Rio. « Le fait que quel­qu’un a cru en moi et est ve­nu me par­ler a tout re­dé­clen­ché, » dit- elle. « Nor­ma­le­ment quand le pa­tron vient vous par­ler, il y a un pro­blème. Mais à ce mo­ment pré­cis, je me suis dit “OK, je suis ca­pable!” »

Stratégie beau­té : Le jour d’une com­pé­ti­tion, Ben­fei­to ne plonge ja­mais sans une pé­di­cure Shel­lac ( le ver­nis ré­gu­lier ne ré­siste pas à l ’ im­pact de l ’eau) puisque les ca­mé­ras sont tou­jours en gros plan sur ses pieds. « J’ai ma propre ma­chine! » dit-elle.

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