AL­LER DE L’AVANT

Sur­mon­ter les obs­tacles se­lon ces ath­lètes ins­pi­rantes

Le Kit - - THEKIT.CA - PAR NA­TA­SHA BRU­NO

Les dif­fi­cul­tés font in­évi­ta­ble­ment par­tie de la vie. S’il y a quel­qu’un qui peut nous ap­prendre à nous re­le­ver et à conti­nuer, c’est sans au­cun doute un ath­lète pro­fes­sion­nel. Voi­ci trois es­poirs olym­piques qui par­tagent avec nous leurs his­toires et com­ment ils ont réus­si à sur­mon­ter les obs­tacles et à conti­nuer à al­ler de l’avant.

Qui : KIRS­TEN SWEET­LAND, tri­ath­lète et am­bas­sa­drice de la marque Red Bull

Ho­raire d’en­traî­ne­ment : De 20 à 35 heures par se­maine. Les deux à huit heures d’ac­ti­vi­tés quo­ti­diennes de Sweet­land sont frac­tion­nées entre en­traî­ne­ments de na­ta­tion, de vé­lo et de course, ain­si que des exer­cices au gym. Elle prend un mois de congé par an­née.

Plus grande dif­fi­cul­té : Un pa­ra­site in­tes­ti­nal dou­lou­reux et une in­fec­tion bac­té­rienne que

Sweet­land a contrac­tée en bu­vant de l’eau conta­mi­née du­rant une com­pé­ti­tion en 2014. Elle a dû prendre une pause d’un an et prend en­core à ce jour plu­sieurs an­ti­bio­tiques. « L’in­fec­tion que j’ai eue a cau­sé plu­sieurs chan­ge­ments neu­ro­lo­giques, » dit- elle. «Ce­la m’a ren­due in­stable émo­tion­nel­le­ment — comme si je n’étais plus la même. J’ai fait face à plu­sieurs obs­tacles, mais rien comme ce­lui- ci. »

Per­sé­vé­rer : « La le­çon que j’ai ti­rée de cette ex­pé­rience est la quan­ti­té de force in­té­rieure que j’ai et dont j’igno­rais l’exis­tence. J’ai main­te­nant la confiance d’être ca­pable de gé­rer à peu près n’im­porte quoi. »

Qui : RO­SIE MACLENNAN, tram­po­li­niste et am­bas­sa­drice de la marque Tide Ho­raire d’en­traî­ne­ment : Entre 36 et 40 heures par se­maine. Chaque se­maine, MacLennan exé­cute neuf séances d’en­traî­ne­ment sur la tram­po­line, deux séances de condi­tion­ne­ment et de ren­for­ce­ment avec un en­traî­neur, deux cours de Pi­lates, une séance de frac­tion­nés, du car­dio et des étirements.

Plus grande dif­fi­cul­té : Ac­cep­ter son corps. « J’ai plus de ron­deurs que la tram­po­li­niste moyenne et par mo­ments j’ étais aus­si plus large que plu­sieurs d’entre elles, » dit MacLennan. « Ce­la me com­plexait. »

Per­sé­vé­rer : « Ma mère m’écou­tait et me don­nait de bons conseils. Nous dis­cu­tions, puis elle me di­sait, “Veux-tu être la plus mince ou la meilleure? Par­ceque les deux ne vont pas né­ces­sai­re­ment en­semble.” Elle m’a ai­dée à re­voir la per­cep­tion de mon corps et à réa­li­ser que la puis­sance était in­té­grale à mon sport. Mes jambes larges et mes fesses re­bon­dies me donnent un avan­tage. »

Qui : STE­PHA­NIE LAB­BÉ, gar­dienne de but pour l’équipe na­tio­nale de soc­cer et am­bas­sa­drice de la marque Al­ways

Ho­raire d’en­traî­ne­ment : Lab­bé est sur le ter­rain de soc cer deux heures par jour, va au gym quelques fois par se­maine, pra­tique la mé­di­ta­tion au quo­ti­dien et fait des séances de phy­sio et de mas­sages thé­ra­peu­tiques.

Plus grande dif­fi­cul­té : La ges­tion du stress et trop se pré­oc­cu­per de la cri­tique. « En tant que gar­diennes de but, nous sommes la der­nière ligne. Si une er­reur est com­mise, le ré­sul­tat est presque tou­jours un but. Tout le monde re­marque, et nous re­ce­vons donc beau­coup de cri­tiques. »

Per­sé­vé­rer : « Je dé­pen­sais beau­coup d’éner­gie en me pré­oc­cu­pant de ce que les autres pou­vaient pen­ser. J’ai énor­mé­ment tra­vaillé là- des­sus. Cette an­née, j’ai in­cor­po­ré le yo­ga et la mé­di­ta­tion à mon quo­ti­dien. Ce­la me per­met de me concen­trer sur moi-même et sur ce que je peux contrô­ler : l’ef­fort que j’in­ves­tit, être une bonne per­sonne et co­équi­pière, et faire de mon mieux peu im­porte le ré­sul­tat. »

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