Notre hé­roïne à nous

L’ac­trice Ca­ro­line Dha­ver­nas nous parle de sa sé­rie té­lé­vi­sée, des se­crets de sa beau­té na­tu­relle et de ses en­droits fa­vo­ris au Qué­bec

Le Kit - - NEWS - PAR NA­TA­SHA BRUNO

Fil l e de deu x ac­teurs qué­bé­cois, Ca­ro­line Dha­ver­nas était des­ti­née à briller sur les pla­teaux de tour­nage. « J’ai com­men­cé à l ’ âge de 8 ans. Je n’avais pas beau­coup le temps de rê­ver à autre chose, » dit la Mont­réa­laise de 38 ans, mieux connue pour son rôle du pro­fes­seur en psy­chia­trie, la Dre Ala­na Bloom, dans la sé­rie té­lé­vi­sée d’hor­reur

Han­ni­bal. Mais ce n’est pas tout : Dha­ver­nas est porte-pa­role pour l ’or­ga­nisme mon­tréa­lais à but non lu­cra­tif Pas­sages, qui loge, sou­tient et offre des ate­liers créa­tifs aux jeunes femmes en dif­fi­cul­té. « Je suis vrai­ment très heu­reuse de tra­vailler au­près de ces femmes, » dit-elle. « Elles se sont conf iées à moi ré­cem­ment et je com­prends main­te­nant ce que cette mai­son re­pré­sente dans leurs vies. » Cette an­née, Dha­ver­nas a plan­té ses ra­cines da­van­tage à l ’ in­té­rieur de sa pro­vince na­tale, en de­ve­nant am­bas­sa­drice de l a marque de cos­mé­tiques Lise Watier. « La ligne a été créée pour les femmes, par une femme aux ori­gines mo­destes, et est de­ve­nue ex­trê­me­ment po­pu­laire à tra­vers le Ca­na­da. Au Qué­bec, je pense qu’on a donc une cer­taine f ier­té à l ’ égard de ce que cette femme a ac­com­pli, » dit-elle. « J’uti­lise ces pro­duits de­puis des an­nées, et je me sou­viens de ma mère et de mes tantes qui les uti­li­saient quand j’ étais pe­tite. J’ai même eu l ’oc­ca­sion de faire connaitre la marque à des ma­quilleurs de To­ron­to quand j’y tra­vaillais sur Han­ni­bal. » Nous avons dis­cu­té avec elle lors d’une rare pause sur un pla­teau. Vous êtes à l’af­fiche de la nou­velle sé­rie dra­ma­tique qué­bé­coise Blue Moon aux cô­tés de Ka­rine Va­nasse, la ve­dette de Re­venge. Qu’est-ce qui vous donne en­vie

d’al­ler au tra­vail? « Ce grand groupe d’ac­teurs ta­len­tueux que j’aime et que je res­pecte, et je suis agréa­ble­ment sur­prise par la sé­rie. Quand on fait par­tie d’une pro­duc­tion, on la voit sous tous les angles; tu la lis, tu la filmes. Mais quand ce fut le temps de la vi­sion­ner, je l’ai re­gar­dé en boucle parce que j’avais l ’ im­pres­sionde ne pas sa­voir ce qui al­lait ar­ri­ver. C’était très ex­ci­tant. » C’était com­ment de gran­dir avec des pa­rents

ac­teurs? « Ma mère fai­sait tou­jours des spec­tacles de ma­rion­nette le soir, et par­fois mon père ve­nait dans la chambre et di­sait : « Laisse les filles dor­mir! » On trou­vait ce­la hi­la­rant. L’ima­gi­na­tion dé­bri­dée de mes pa­rents nous a sans doute i nf luen­cés lorsque nous étions en­fants. Ils jouaient tou­jours des per­son­nages et se fai­saient mu­tuel­le­ment rire. Je fais aus­si ce­la main­te­nant avec mes amis; je crée tou­jours des per­son­nages.»

Si vous n’étiez pas ac­trice, que

fe­riez-vous? « Je fais de la peint ure et je des­sine, mon ac­ti­vi­té fa­vo­rite est pro­ba­ble­ment d’al­ler au mu­sée – j ’adore le Mu­seum of Con­tem­po­ra­ry Art Aus­tra­lia à Mel­bourne. Je pense que j’au­rais sans doute étu­dié en arts vi­suels à l ’uni­ver­si­té et je se­rais pro­fes­seure d’art au se­con­daire. » Quelles stars ad­mi­rez- vous? « Cate Blan­chett – je l ’adore. Je connais des gens qui l ’ont ren­con­tré et qui disent qu’elle est très gen­tille, gé­né­reuse et qu’elle a une bonne oreille. C’est une ac­trice re­mar­quable et qui fait de bons choix de car­rière, el le ex­prime ses opi­nions et me semble très au­then­tique. Elle vieillit gra­cieu­se­ment et j’ad­mire beau­coup ces ac­teurs qui ne tombent pas dans le piège de de­voir chan­ger leur vi­sage pour ten­ter d’ar­rê­ter l ’ in­évi­table. »

Com­ment pre­nez-vous soin de votre peau? « Je n’en prends pas beau­coup soin. Si je me douche le ma­tin, je mets en­suite une crème an­ti­oxy­dante lé­gère – et c’est tout. Le soir, je net­toie mon vi­sage avec un lait net­toyant hy­dra­tant si je porte du ma­quillage. Je me tiens loin de tout ce qui mousse parce que je trouve que ça en­lève toutes les huiles na­tu­relles. Si je ne porte pas de ma­quillage, j ’uti­lise un peu d’eau chaude, un sé­rum et une crème de nuit. J’ hy­drate tou­jours ma peau si­non j’ai l ’ im­pres­sion qu’elle tire toute la jour­née. »

Quelles sont vos meilleures as­tuces ma­quil

lage? « J’ai ab­so­lu­ment be­soin de fard à joues. Ce­la me donne bonne mine quand je suis pâle et fa­ti­guée. En soi­rée, je porte sou­vent un rouge à lèvres. Lise Watier a une cou­leur qui s’ap­pelle Ra­chelle et qui va avec tout. » Quelle est votre rou­tine pour les che­veux? « Quand je me lave les che­veux, je ne les sèche ja­mais puisque sur les pla­teaux, les coif­feurs uti­lisent des ou­tils chauf­fants tous les jours et ce­la abîme vrai­ment le che­veu. Mes che­veux sont po­reux et de­viennent secs ra­pi­de­ment. Je fais le mi­ni­mum et je mets un peu d’huile tous les deux jours. »

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