Trou­ver la cause d’une fis­sure

Le Magazine de l'Île-des-Soeurs - - MACONNERIE -

Vous avez dé­cou­vert une fis­sure dans votre mur. En plus, en re­gar­dant de plus près, vous vous êtes aper­çus que toute la hau­teur était tou­chée. La pre­mière étape est de trou­ver la cause, qu’elle soit liée à la fon­da­tion ou à un élé­ment ex­terne.

Une fis­sure est par­fois dif­fi­cile à voir au prime abord et elle est sou­vent dé­cou­verte sur le tard. «C’est par­fois 1/16e de pouce sur la fon­da­tion, mais en haut du mur ça fait 3/8e. Le prin­cipe d’une fis­sure est que, plus elle est haute, plus elle est grosse. Bien sou­vent, les gens ne voient pas le pro­blème en bas», pré­vient le pro­prié­taire de la Ma­çon­ne­rie Grat­ton, Tom­my Bouillon.

La pre­mière ré­ac­tion est sou­vent de vou­loir ré­pa­rer la fis­sure, ce qui peut s’avé­rer être un mau­vais ré­flexe puisque c’est une so­lu­tion à court terme uni­que­ment.

«Dans deux ou trois se­maines, le mor­tier qui a été mis pour ré­pa­rer, ça n’em­pê­che­ra pas l’eau de ren­trer, aver­tit le pro­fes­sion­nel. Et s’il y a une fis­sure en sur­face, c’est qu’elle est aus­si pré­sente jus­qu’au fond du mur. Avec du mor­tier, nous sommes uni­que­ment ca­pable de bou­cher l’avant du joint.»

La brique n’est pas re­mise en ques­tion puisque son ins­tal­la­tion, en mode en­tre­croi­sée, l’em­pêche de cas­ser toute seule. Il faut donc cher­cher la cause ailleurs.

Plu­sieurs rai­sons peuvent ex­pli­quer l’ap­pa­ri­tion d’une fis­sure: le mou­ve­ment de la fon­da­tion, un mur trop long sans joint de di­la­ta­tion, ou en­core du mé­tal rouillé qui se dé­la­mine et gonfle à l’in­té­rieur du mur. Une fis­sure de­vient d’au­tant plus sé­rieuse lors­qu’on re­marque des dom­mages col­la­té­raux comme des mou­ve­ments de plan­chers et des pro­blèmes avec des portes ou fe­nêtres.

FON­DA­TIONS

Les pro­blèmes de fon­da­tions sont sou­vent liés aux sols sous-ja­cents comme des af­fais­se­ments, des pous­sées la­té­rales et un manque d’acier d’ar­ma­ture, ou à un de­si­gn ou mau­vaise concep­tion ori­gi­nale.

«Une fois le pro­blème iden­ti­fié, l’ex­pert dé­ter­mi­ne­ra s’il vaut mieux sta­bi­li­ser la fon­da­tion sur pieux, chan­ger un rem­blai pro­blé­ma­tique, ren­for­cir la fon­da­tion exis­tante ou même rem­pla­cer la fon­da­tion. Dans le cas d’une simple in­jec­tion de fis­sure, une ré­pa­ra­tion pour­ra être ra­pi­de­ment pla­ni­fiée. Dans un cas plus com­plexe, un plan d’in­gé­nieur se­ra pré­pa­ré et les étapes propres au pro­jet se­ront pla­ni­fiées avec le client», ex­plique le re­pré­sen­tant tech­nique chez Bis­son, De­rick Pel­le­tier.

Si une in­jec­tion de fis­sure peut prendre quelques heures, la ma­jo­ri­té des pro­jets de l’en­tre­prise spé­cia­li­sée dans la res­tau­ra­tion de fon­da­tion prennent entre trois et dix jours ou­vrables. Bis­son dit aus­si ef­fec­tuer sou­vent des ex­ca­va­tions de sous-sol qui peuvent du­rer entre trois et cinq se­maines.

Avant 1945, les bé­tons étaient sou­vent mé­lan­gés sur place avec des do­sages ap­proxi­ma­tifs, alors qu’ils sont de­puis de meilleures qua­li­tés. Pour pal­lier à cette évo­lu­tion des pra­tiques, de nom­breuses fon­da­tions ont en­core be­soin d’être rem­pla­cées.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té)

Le mou­ve­ment de la fon­da­tion, un mur trop long sans joint de di­la­ta­tion, ou en­core du mé­tal rouillé peuvent en­traî­ner des fis­sures, une dis­lo­ca­tion du mur, ain­si que des in­fil­tra­tions d’eau.

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