LaSalle s’at­taque aux con­te­neurs de vê­te­ments usa­gés

Le Messager La Salle - - Actualités -

Les con­te­neurs ser­vant à la cueillette de vê­te­ments usa­gés, de plus en plus nom­breux sur le ter­ri­toire de LaSalle, sont dans la ligne de mire de l’ar­ron­dis­se­ment.

En ver­tu d’une règlementation plus sé­vère, LaSalle mène une cam­pagne afin de rendre les con­te­neurs plus dis­crets, li­mi­ter leur pré­sence aux sec­teurs in­dus­triel et com­mer­cial et res­treindre leur nombre.

«On re­marque une pro­li­fé­ra­tion des con­te­neurs à LaSalle et cer­tains ap­pa­raissent même sur des ter­rains pu­blics», a in­di­qué la mai­resse Manon Barbe. «Nous pre­nons la si­tua­tion en main en pré­ci­sant où et comment ces boîtes peuvent être ins­tal­lées sur le ter­ri­toire. Nous obli­geons do­ré­na­vant les gens qui sou­haitent ins­tal­ler un conte­neur à se mu­nir d’un cer­ti­fi­cat d’oc­cu­pa­tion et à res­pec­ter un en­semble de cri­tères. Les or­ga­nismes sans but lu­cra­tif qui re­cueillent des vê­te­ments se­ront ac­com­pa­gnés par nos ser­vices afin de se confor­mer à la nou­velle règlementation».

On re­trouve ac­tuel­le­ment 47 con­te­neurs sur le ter­ri­toire de LaSalle, dont huit sont ins­tal­lés sur l’em­prise pu­blique. Seule­ment cinq sont conformes aux nou­veaux cri­tères éta­blis par l’ar­ron­dis­se­ment, tan­dis que deux pro­fitent d’un droit ac­quis de­puis 2001.

Les 40 con­te­neurs qui contre­viennent à la règlementation de­vront être rem­pla­cés par de nou­veaux, se­mi-en­fouis si­non re­ti­rés.

Cer­tains con­te­neurs ap­par­tiennent à des en­tre­prises pri­vées qui se font pas­ser pour des or­ga­nismes com­mu­nau­taires. Ces nou­veaux ac­teurs, lé­gi­times ou pas, troublent la tran­quilli­té des or­ga­nismes sans but lu­cra­tif, qui voient leurs ventes chu­ter dra­ma­ti­que­ment.

Nou­velles normes

Se­lon les nou­veaux cri­tères éta­blis par l’ar­ron­dis­se­ment, un conte­neur de vê­te­ments usa­gés doit être: * en­foui ou se­mi-en­foui * si­tué à l’ex­té­rieur de l’em­prise pu­blique * si­tué en sec­teur in­dus­triel ou com­mer­cial * si­tué sur un immeuble non va­cant * à plus de cin­quante (50) mètres d’une

ha­bi­ta­tion * au nombre maxi­mum de deux conte

neurs (en­fouis) par immeuble * à plus de 500 mètres de tout autre conte neur de cueillette de vêtement usa­gés dé­jà au­to­ri­sé L’or­ga­nisme doit four­nir à l’ar­ron­dis­se­ment l’ac­cord par écrit du pro­prié­taire de l’immeuble. Une fois ces condi­tions réunies, la Di­rec­tion de l’amé­na­ge­ment ur­bain fe­ra une re­com­man­da­tion au con­seil d’ar­ron­dis­se­ment, qui pour­ra en­té­ri­ner ou non la de­mande. Les or­ga­nismes de­vront en­suite ob­te­nir un cer­ti­fi­cat d’oc­cu­pa­tion pour chaque em­pla­ce­ment au­to­ri­sé, au coût de 50$ par an­née.

Des pre­miers ré­sul­tats

Même si la mise aux normes de l’en­semble des con­te­neurs est un travail de longue ha­leine, les ef­forts en­ta­més par l’ar­ron­dis­se­ment pour faire res­pec­ter la nou­velle règlementation donnent dé­jà leurs pre­miers ré­sul­tats.

Toutes les or­ga­ni­sa­tions qui pos­sé­daient des con­te­neurs sur l’em­prise pu­blique ont ac­cep­té de les re­ti­rer après un simple avis d’in­frac­tion de l’ar­ron­dis­se­ment (et après un constat d’in­frac­tion dans un des cas).

Tous les pro­prié­taires d’un immeuble où se trou­vaient des con­te­neurs dont les co­or­don­nées de l’or­ga­nisme étaient non va­lides ont fait re­ti­rer le conte­neur après un avis de l’ar­ron­dis­se­ment. Une or­ga­ni­sa­tion pos­sé­dant des co­or­don­nées va­lides a re­ti­ré ses con­te­neurs non en­fouis et trois ont en­ta­mé des dé­marches afin de se confor­mer.

L’ar­ron­dis­se­ment dé­sire rap­pe­ler aux ci­toyens qui ont des vê­te­ments à re­cy­cler qu’ils peuvent les ap­por­ter à leur pa­roisse ou à la So­cié­té St-Vincent-de-Paul.

(Pho­to: courtoisie)

À gauche, il s’agit du mo­dèle non conforme. À droite, le conte­neur se­mi-en­foui qui res­pecte la ré­gle­men­ta­tion.

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