Les dons chutent à la fon­da­tion Le Sup­port

Le Messager La Salle - - Actualités -

«Si rien ne change, on va dis­pa­raître d'ici deux ans. Je ne de­mande pas mieux que de ren­con­trer les élus», a in­di­qué le pré­sident de la fon­da­tion, Phi­lippe Siebes.

Au prin­temps 2013, la mu­ni­ci­pa­li­té a éli­mi­né 64 des 74 conte­neurs pré­sents dans l'ar­ron­dis­se­ment, dont cer­tains ap­par­te­naient à des en­tre­prises pri­vées qui ne re­met­taient qu'une in­fime par­tie de leurs pro­fits ain­si réa­li­sés à des or­ga­nismes de cha­ri­té.

Se­lon des ci­toyens de LaSalle, trop de boîtes étaient vi­sibles dans l'ar­ron­dis­se­ment. «L'un des ob­jec­tifs de la ré­gle­men­ta­tion était de rendre les boîtes plus dis­crètes», ex­plique la mai­resse Ma­non Barbe.

Des boîtes coû­teuses

La nou­velle ré­gle­men­ta­tion exige no­tam­ment que les or­ga­nismes se mu­nissent de boîtes se­mi-en­fouies, dont une par­tie est si­tuée sous terre, ou lit­té­ra­le­ment en­foui. Ce type de conte­neur vaut en­vi­ron 10 000$, alors qu'un conte­neur de mé­tal tra­di­tion­nel coûte en­vi­ron 1500$.

La fon­da­tion Grand Frères Grandes Soeurs de Montréal s'est confor­mé au rè­gle­ment mu­ni­ci­pal et pos­sède dé­sor­mais cinq conte­neurs se­mi-en­fouis dans l'ar­ron­dis­se­ment. «On a été éton­né que la boîte se­mi-en­fouie ait été fa­vo­ri­sée dans la ré­gle­men­ta­tion. Ça de­mande de gros in­ves­tis­se­ments pour chan­ger les conte­neurs», a in­di­qué le pré­sident de l'OSBL, Jean La­berge.

Quant à la fon­da­tion Le Sup­port, elle pos­sède uni­que­ment des conte­neurs de mé­tal. «On a été for­cé de re­ti­rer nos boîtes. On a es­sayé de ren­con­trer la mai­resse et on n'a ja­mais pu la voir. Elle nous a dit qu'elle consi­dé­rait ça [les conte­neurs] comme une nui­sance», ra­conte le pré­sident de la fon­da­tion.

La fon­da­tion Le Sup­port, qui aide les per­sonnes at­teintes de dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle, a re­çu 40% moins de dons cette an­née alors que l’ar­ron­dis­se­ment de LaSalle a res­ser­ré sa ré­gle­men­ta­tion afin de frei­ner la pro­li­fé­ra­tion sur son ter­ri­toire des conte­neurs qui re­cueillent les vê­te­ments usa­gés.

L'OSBL pos­sède tou­jours un conte­neur à LaSalle. Ce­lui-ci est tou­te­fois en at­tente d'être re­ti­ré, puis­qu'il n'est pas conforme aux rè­gle­ments de l'ar­ron­dis­se­ment. La fon­da­tion conteste de­vant les tri­bu­naux le constat d'in­frac­tion re­çu pour la boîte.

«L'équipe de la Di­rec­tion de l'amé­na­ge­ment ur­bain et des ser­vices aux en­tre­prises épaule les or­ga­nismes qui sou­haitent ins­tal­ler un conte­neur de vê­te­ments usa­gés sur notre ter­ri­toire. Tous les or­ga­nismes ont ob­te­nu le même sui­vi et ont été trai­tés de la même ma­nière», a ré­pon­du Mme Barbe, par cour­riel, à TC Me­dia.

Pour mon­sieur Siebes, l'obli­ga­tion d'avoir un conte­neur en­foui ou se­mi-en­foui n'est pas la seule cause de sous-fi­nan­ce­ment de son

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