La vie de Con­nie Ro­tel­la au som­met des ventes sur Ama­zon

Le Messager La Salle - - CULTURE - PIERRE BOU­LAN­GER

Il s’agit d’un pre­mier livre pour Con­nie Ro­tel­la, une ar­tiste mul­ti­dis­ci­pli­naire qui dé­ploie ses ta­lents de­puis plus de 25 ans comme cho­ré­graphe, metteure en scène, di­rec­trice ar­tis­tique et pro­duc­trice. Elle a dan­sé pro­fes­sion­nel­le­ment à tra­vers le monde, avant la nais­sance de son fils aî­né.

Dans son livre de 140 pages, qui est clas­sé nu­mé­ro 1 par­mi les nou­veaux ou­vrages de crois­sance per­son­nelle chez Ama­zon, elle par­tage com­ment elle a trans­for­mé sa vul­né­ra­bi­li­té émo­tion­nelle grâce à sa pas­sion de tou­jours, la danse.

« C’est mon his­toire, mais les gens s’y re­trouvent parce que nous vi­vons tous des mo­ments dou­lou­reux. Mon mes­sage, c’est l’écoute de la voix in­terne, parce que j’ai vé­cu beau­coup de mo­ments dif­fi­ciles et que j’ai une pas­sion pour la danse », ex­plique la La­sal­loise.

D’ÉPREUVE EN ÉPREUVE

Il y a 10 ans, son fils aî­né est né avec une mal­for­ma­tion au coeur. «Mon ma­ri a la ma­la­die de Crohn [une in­flam­ma­tion chro­nique des voies gas­tro-in­tes­ti­nales] et a eu une tu­meur au rein. Ma mère a per­du sa mé­moire. On ne sa­vait pas ce qui se pas­sait et on ne le sait pas en­core», confie l’au­teure.

« La danse m’a gar­dée po­si­tive et em­pê­chée d’être dé­pres­sive », ex­plique celle qui de­vait s’oc­cu­per des membres de sa fa­mille et de son école de danse. « Je tra­vaillais tel­le­ment que j’au­rais pu me perdre. En écou­tant ma voix in­terne, je suis res­tée « groun­dée » , une mi­nute à la fois ».

Con­nie Ro­tel­la dit com­prendre à quel point il se­rait fa­cile de se lais­ser gui­der par la peur et perdre confiance en soi. C’est en tra­ver­sant ces sombres mo­ments qu’est ap­pa­rue une force pui­sée en étant à l’écoute de son en­fant in­té­rieur, ce guide qu’elle cher­chait de­puis long­temps et qui pour­tant avait tou­jours été en elle.

Na­tive et ré­si­dente de Lasalle, Con­nie Ro­tel­la en­cou­rage le lec­teur à re­nouer avec sa voix in­té­rieure, « à croire en notre ca­pa­ci­té à gué­rir et à nous di­ri­ger avec confiance vers notre rai­son d’être plu­tôt qu’à la fuir ».

Elle vou­lait écrire ce livre de­puis long­temps. « C’était mon ca­deau d’an­ni­ver­saire pour mes 40 ans en sep­tembre der­nier », dit-elle.

LIT­TÉ­RA­TURE. Alors que plu­sieurs de ses proches étaient dans un état de san­té cri­tique, la dan­seuse la­sal­loise Con­nie Ro­tel­la a eu l’im­pres­sion de se noyer, comme si elle per­dait sa fa­mille, ses fon­da­tions et qu’elle se per­dait elle-même. Elle ra­conte son aven­ture dans les pages d’un ou­vrage an­glo­phone de crois­sance per­son­nelle in­ti­tu­lé

D’UNE PAS­SION à L’AUTRE

Lorsque son gar­çon est né avec une mal­for­ma­tion, elle a ces­sé les tour­nées et fon­dé en 2006 Danse 1…2…3, le pre­mier stu­dio mont­réa­lais des arts de la scène à vo­ca­tion triple (danse, théâtre et chant).

De­puis plus de 10 ans, la re­lève est bien for­mée et des jeunes de son école font des films et des émis­sions té­lé­vi­sées.

« Mon fils a main­te­nant 11 ans et est pas­sion­né de chant et de danse comme moi. Il joue le rôle de Mi­chael Banks dans la co­mé­die mu­si­cale Ma­ry Pop­pins » , dit-elle fiè­re­ment.

Con­nie Ro­tel­la veut conti­nuer d’écrire. « Je veux écrire une co­mé­die mu­si­cale, être pro­duc­trice et conti­nuer d’être metteure en scène », dit-elle.

Na­tive de Lasalle, Con­nie Ro­tel­la y ha­bite tou­jours et est mère de deux fils, de 11 et 7 ans.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té – Con­nie Ro­tel­la)

Con­nie Ro­tel­la a plu­sieurs pro­jets d’écri­ture dans les an­nées à ve­nir.

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