Des bus lé­gè­re­ment plus ponc­tuels

Le Messager La Salle - - ACTUALITÉS -

«C’est dans nos li­mites avec tous les im­pré­vus qu’on doit vivre, a fait sa­voir la di­rec­trice exé­cu­tive du ré­seau bus de la STM, Re­née Amil­car, lors d’une ren­contre de presse. Un seul pé­pin peut faire en sorte que deux ou trois bus vont ac­cu­ser du re­tard.»

Le nombre de re­tards va­rie d’un mois à l’autre, a men­tion­né pour sa part le di­rec­teur in­té­ri­maire de la pla­ni­fi­ca­tion et du dé­ve­lop­pe­ment des ré­seaux de la STM, Michel Trem­blay. «On a moins [de re­tards] en fé­vrier [parce qu’]il y a moins de chan­tiers», a-t-il dit.

L’ob­jec­tif que sou­haite at­teindre la STM en 2017 est que 82% des tra­jets ef­fec­tués par ses bus soient faits dans les temps, soit qu’ils ar­rivent au plus tôt une minute à l’avance et au plus tard trois mi­nutes en re­tard par rap­port à l’ho­raire pla­ni­fié. Cette cible est in­fé­rieure à celle qui était fixée en 2015, qui se si­tuait à 83%, d’après le rap­port an­nuel de la même an­née.

Pour amé­lio­rer la ponc­tua­li­té de sa flotte, la STM a mis une tren­taine de bus de cô­té. Ceux-ci sont dé­ployés sur le ré­seau lors­qu’un ra­len­tis­se­ment de ser­vice est ob­ser­vé par les chauf­feurs et les chefs d’opé­ra­tion. Ils sont pos­tés à «des en­droits stra­té­giques», tels que les sta­tions de mé­tro Ven­dôme et Lio­nel-groulx, pour être in­sé­rés ra­pi­de­ment sur le ré­seau.

«Si on n’avait pas [ces bus], on se­rait pris avec ce qu’on a pré­vu il y a six mois», a dit Re­née Amil­car. Celle-ci fai­sait ré­fé­rence aux ho­raires que la STM pla­ni­fie six mois à l’avance, en te­nant compte des tra­vaux, des dé­ve­lop­pe­ments ré­si­den­tiels et in­dus­triels des quar­tiers et aux grands évé­ne­ments de la mé­tro­pole. L’acha­lan­dage de chaque ligne, cal­cu­lé grâce aux comp­teurs de pas­sa­gers ins­tal­lés dans chaque vé­hi­cule, est aus­si consi­dé­ré dans l’équa­tion.

La STM a ad­mis qu’elle doit amé­lio­rer «sa vi­tesse d’exé­cu­tion» lors­qu’un in­ci­dent sur­vient sur son ré­seau. «On est très conscients que les clients at­tendent», a dit sa di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions et des relations pu­bliques, Na­dine Ber­nard.

Le manque de chauf­feurs et les bris d’équi­pe­ment ne sont plus des pro­blèmes ré­cur­rents, comme c’était le cas en 2015, a as­su­ré Mme Amil­car. Le taux d’ab­sen­téisme des chauf­feurs a chu­té de 12% de 2015 à 2016 alors que le taux d’im­mo­bi­li­té des bus est des­cen­du sous la barre des 20%.

Pour l’or­ga­nisme Trans­port 2000, qui re­pré­sente des usa­gers du trans­port en com­mun, la STM doit mettre les bou­chées doubles pour amé­lio­rer la ponc­tua­li­té de ses bus. «De fa­çon gé­né­rale, l’éco­sys­tème est en place pour amé­lio­rer les choses du cô­té du mé­tro, mais il manque le ré­seau bus», a dit son co­or­don­na­teur, Philippe Cou­si­neau Mo­rin. Ce der­nier juge que les pro­jets d’amé­na­ge­ment de nou­velles voies ré­ser­vées, qui pour­raient avoir un ef­fet bé­né­fique sur la ponc­tua­li­té des bus, ne sont pas réa­li­sés as­sez ra­pi­de­ment.

TRANS­PORT. En jan­vier et fé­vrier der­niers, près de 83% des bus de la So­cié­té de trans­port de Mon­tréal (STM) ont res­pec­té l’ho­raire an­non­cé, ce qui est lé­gè­re­ment au­des­sus du taux de ponc­tua­li­té ob­ser­vé en 2016 qui se si­tuait, en tout et pour tout, à 81,5%. Mal­gré tout, près d’un au­to­bus sur six ac­cu­sait du re­tard. Taux de ponc­tua­li­té des bus de la STM 81,5% 82,3% 82,9% 82,8% 81,8% 82,6% 83,3%

La mé­téo se­rait un des pires en­ne­mis des bus de la STM pour leur ponc­tua­li­té.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.