Le chant du prin­temps

Le Messager La Salle - - LA UNE -

Le pé­pie­ment mé­lo­dieux des bruants chan­teurs et les cris plus stri­dents des ca­rouges à épau­lettes ac­com­pagnent do­ré­na­vant les pro­me­nades de l’ornithologue ama­teur et Ver­du­nois Jean-marc La­coste.

Toute l’an­née, le re­trai­té ar­pente les berges, le Parc des Ra­pides et le Parc An­gri­gnon à la re­cherche de com­pa­gnons ai­lés, même si c’est par­fois un phoque com­mun qu’il croise, comme ça a été le cas en jan­vier.

«À chaque fois, c’est une sur­prise», s’ex­cla­met-il, don­nant au pas­sage quelques ex­pli­ca­tions à un groupe d’en­fants de gar­de­rie sur le pic mi­neur qu’ils ont aper­çu à tra­vers les branches.

SAI­SON IDÉALE

Le mo­ment de l’an­née est bien choi­si pour ob­ser­ver les oi­seaux, les arbres n’étant pas en­core trop gar­nis.

Les cou­leurs des vo­la­tiles sont éga­le­ment plus vives au prin­temps, pé­riode d’ac­cou­ple­ment. Les épau­lettes écar­lates des ca­rouges et les têtes éme­raude des ca­nards col­verts sont beau­coup plus vi­brantes.

Les grands pê­cheurs, hé­rons, bi­ho­reaux et grandes ai­grettes sont déjà bien ins­tal­lés au Parc des Ra­pides et vien­dront pê­cher jus­qu’à Ver­dun et L’île-des-soeurs dès que le ni­veau de l’eau se­ra re­des­cen­du.

«Au prin­temps, on croise aus­si des oi­seaux qui ne sont pas ha­bi­tuel­le­ment dans la ré­gion, comme les tour­ne­pierres à col­lier que j’ai aper­çu il y a deux jours, com­mente le bioé­co­lo­giste du Parc des Ra­pides, Mi­chel Beau­lieu. Ils sont tout sim­ple­ment en route vers leur lieu de ni­di­fi­ca­tion, dans la toun­dra arc­tique.»

EN­VI­RON­NE­MENT. Le signe in­con­tes­table de l’ar­ri­vée of­fi­cielle du beau temps est là: les oi­seaux mi­gra­teurs sont de re­tour aux abords du fleuve Saint-laurent. Les berges ré­sonnent déjà du chant des quelque cin­quante es­pèces qui les peuplent et elles at­tein­dront la cen­taine dans les se­maines à ve­nir.

CONSER­VA­TION

D’ici quelques se­maines, les Orioles de Bal­ti­more, pa­ru­lines à queue jaune et vi­réos mé­lo­dieux fe­ront eux aus­si leur ap­pa­ri­tion en même temps que les in­sectes dont elles se nour­rissent.

«Pour fa­ci­li­ter la conser­va­tion de ces es­pèces plus pe­tites, c’est très im­por­tant de gar­der de pe­tits ar­bustes et sur­tout des haies de cèdre, parce qu’ils font leur nid très bas. Ils pré­fèrent les haies puis­qu’elles leur offrent une pro­tec­tion

Pho­to: Gra­cieu­se­té – Jean-marc La­coste)

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.