Voir au-de­là des li­mites

Le Messager La Salle - - CULTURE - ISA­BELLE BER­GE­RON

De­puis sept ans, Mme Lan­ge­vin aide sa clien­tèle à de­ve­nir plus au­to­nome et à s’épa­nouir en re­pous­sant les bar­rières de l’in­clu­sion so­ciale. La di­rec­trice s’est dis­tin­guée par ses réa­li­sa­tions et son lea­der­ship au sein de son or­ga­nisme com­mu­nau­taire.

Les membres du per­son­nel suivent main­te­nant plu­sieurs for­ma­tions afin d’adap­ter les ac­ti­vi­tés of­fertes. Ils ont, entre autres, as­sis­té à celle don­née par Bri­gitte Har­ris­son, une per­sonne at­teinte du trouble du spectre de l’au­tisme (TSA), ce qui leur a per­mis d’éla­bo­rer un sys­tème de pic­to­gramme afin de mieux com­mu­ni­quer.

«C’est avec une grande joie que je re­çois le prix So­li­daires Re­lève puisque ça dé­montre qu’avec mon équipe, on tra­vaille dans la bonne di­rec­tion», sou­tient la di­rec­trice, heu­reuse de cette re­con­nais­sance. Un mon­tant de 10 000 $ et une sta­tuette ont aus­si été re­mis à la Cor­po­ra­tion L’es­poir.

RE­CON­NAIS­SANCE. La di­rec­trice de la Cor­po­ra­tion L’es­poir, Ca­ro­line Lan­ge­vin, qui prône l’épa­nouis­se­ment des per­sonnes han­di­ca­pées plu­tôt que leurs li­mi­ta­tions, a créé un vent de chan­ge­ment de­puis son en­trée en poste. En avril, ses ef­forts ont été ré­com­pen­sés par Cen­traide Grand Mont­réal qui lui a re­mis le prix @Ri>so­li­daires Re­lève.

CHOI­SIR LA DIF­FÉ­RENCE

La ré­ci­pien­daire croit que son suc­cès est dû à sa ca­pa­ci­té de mettre les forces et les ha­bi­le­tés des autres en lu­mière. «Je suis une met­teure en scène qui braque les pro­jec­teurs sur les gens les mieux pla­cés pour ai­der les per­sonnes dans le be­soin.»

Mme Lan­ge­vin est sur­tout fière des im­pacts de son tra­vail dans la vie de 450 fa­milles mont­réa­laises au quo­ti­dien. «Même si une grande cor­po­ra­tion m’of­frait un poste, je choi­si­rais de res­ter ici», pré­cise-t-elle.

FAIRE AVAN­CER L’ES­POIR

De­puis 24 ans, Mar­tine Rain­ville tra­vaille à la Cor­po­ra­tion de L’es­poir. Main­te­nant di­rec­trice ad­jointe, elle a à même de consta­ter l’im­pact des chan­ge­ments ap­por­tés par Ca­ro­line Lan­ge­vin dès son en­trée en poste.

«Elle a su trans­for­mer l’or­ga­nisme tout en res- pec­tant les per­sonnes qui bé­né­fi­cient de leurs ser­vices, mais aus­si l’équipe en place», ra­conte-t-elle.

Pen­dant les grandes re­struc­tu­ra­tions pour amé­lio­rer l’ef­fi­ca­ci­té et aug­men­ter leur vi­si­bi­li­té, l’ad­jointe a tou­jours sen­ti un im­mense res­pect de la part de sa pa­tronne.

«Mme Lan­ge­vin est très trans­pa­rente et consulte beau­coup l’équipe avant de prendre des dé­ci­sions, on a vrai­ment le sen­ti­ment de par­ti­ci­per à faire avan­cer l’es­poir des per­sonnes han­di­ca­pées», af­firme Mar­tine Rain­ville.

Il y a quelques an­nées, la sur­vie de l’or­ga­nisme était in­cer­taine, mais de­puis l’ar­ri­vée de Ca­ro­line Lan­ge­vin, l’ave­nir semble plus pro­met­teur.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té)

Quelque 450 fa­milles mont­réa­laises vi­vant avec une per­sonne pré­sen­tant une dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle ou un trouble du spectre de l'au­tisme bé­né­fi­cient de l'aide de la Cor­po­ra­tion L'es­poir, l'or­ga­nisme cha­peau­té par Ca­ro­line Lan­ge­vin.

(Pho­to: TC Me­dia - Isa­belle Ber­ge­ron)

Des pic­to­grammes et des ou­tils vi­suels per­mettent une meilleures com­pré­hen­sion des per­sonnes han­di­ca­pées et celles at­teintes du trouble du spectre de l'au­tisme.

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