Oli­ti­cien

Le Messager La Salle - - ACTUALITÉS -

Fi­chaud. Pour y ar­ri­ver, elle fait ap­pel à la ma­thé­ma­tique émo­tive, qui consiste à al­ler cher­cher au fond de soi toutes les émo­tions qu’on a vé­cues entre zé­ro et six ans : la honte, le sen­ti­ment d’aban­don, la joie des vic­toires, etc. «Avec les per­sonnes cé­ré­brales, c’est plus dif­fi­cile, car elles ont sou­vent mis un bou­chon sur leurs émo­tions et ont du mal à se lais­ser al­ler», dit-elle.

Hum, il n’y en au­ra pas de fa­cile! Pour dé­blo­quer le bou­chon, on fait donc des exer­cices de res­pi­ra­tion et de rire. On met en­suite un poing sur la poi­trine pour sen­tir un poids. «Si tu es quel­qu’un de vi­suel, ima­gine la pire nou­velle que tu aies lue dans les jour­naux et dis-toi que c’est toi qui es res­pon­sable. Si tu es au­di­tif, pense à la pire des choses à en­tendre et dis-toi que c’est ton père qui te la dite», en­chaîne coach Fi­chaud.

Après quelques ten­ta­tives, on ar­rive à se faire mon­ter les larmes aux yeux et même à étouf­fer un san­glot. Ce­la dit, on est loin d’être un pleu­reur na­tu­rel. «Les meilleures dans ce do­maine, ce sont Cé­line Bon­nier et Bian­ca Ger­vais, rap­porte Mme Fi­chaud. Ce sont des ac­trices qui s’im­mergent à fond dans leur rôle, qui sont ca­pables de mettre leur égo de cô­té et se mettre au ser­vice des autres.»

L’ART DU ROI DES MENTEURS

AVER­TIS­SE­MENT: le pas­sage qui suit pour­rait heur­ter la sen­si­bi­li­té de cer­tains po­li­ti­ciens. nous pré­fé­rons vous en aver­tir.

Si on se fie au ba­ro­mètre des pro­fes­sions, les jour­na­listes fi­gurent dans le der­nier tiers pour ce qui est de la confiance ac­cor­dée par les Qué­bé­cois. On part donc avec une lon­gueur d’avance dans l’art de la trom­pe­rie. par contre, lé­ger pro­blème, le re­pré­sen­tant de mé­tro est de la gent mas­cu­line. «Les femmes ont le po­ten­tiel d’être de meilleures men­teuses, car ça prend beau­coup de mé­moire à court terme pour évi­ter de se contre­dire dans ses men­songes», sou­ligne à la ri­go­lade éric Mi­chaud, conteur pro­fes­sion­nel et roy des menteurs de 2009 au Concours in­ter­na­tio­nal de Mon­cra­beau, en france.

«Un bon men­songe doit conte­nir un fond de vé­ri­té avec des té­moins et être en­ro­bé d’une sé­rie de faus­se­tés qui se sou­tiennent entre elles», ex­plique le conteur. Pour la forme, il faut évi­ter les re­gards fuyants, les hé­si­ta­tions et sur­tout ne pas ré­pé­ter la ques­tion ini­tiale dans sa ré­ponse. «par exemple, si ta femme te de­mande: «pour­quoi tu rentres si tard?» il ne faut ja­mais ré­pondre par: « pour­quoi je rentre tard? et bien…». Ré­pé­ter la ques­tion au dé­but d’une ré­ponse, c’est comme se don­ner un élan pour men­tir».

Le test au­quel il sou­met TC Media est re­le­vé avec plus ou moins de brio. En gros on a beur­ré un peu trop épais dans des ex­cuses pour ex­pli­quer un re­tard. Men­tir, c’est dé­fi­ni­ti­ve­ment tout un art!

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