L’op­po­si­tion dé­nonce la le­vée de l’in­ter­dic­tion des pit­bulls à Mon­tréal

Le Messager La Salle - - ACTUALITÉS - RO­MAIN SCHUÉ

ANI­MAUX. L’op­po­si­tion of­fi­cielle à l’hô­tel de ville de Mon­tréal a dé­non­cé la dé­ci­sion prise ven­dre­di par l’ad­mi­nis­tra­tion Plante de re­voir le rè­gle­ment sur le contrôle ani­ma­lier mis en place par l’ex-maire De­nis Co­derre. Alors que les chiens de type pit­bulls se­ront à nou­veau au­to­ri­sés dans la mé­tro­pole, Mou­ve­ment Mon­tréal y voit un pro­blème de « sé­cu­ri­té ».

« Il n’y au­cun doute, la sé­cu­ri­té des Mon­tréa­lais se­ra af­fec­tée », a cla­mé lun­di Lio­nel Pe­rez, chef in­té­ri­maire de Mou­ve­ment Mon­tréal, le par­ti qui a pris la suc­ces­sion d’équipe Co­derre.

An­cien membre du co­mi­té exé­cu­tif dans l’ad­mi­nis­tra­tion de De­nis Co­derre, M. Pe­rez avait par­ti­ci­pé à l’éla­bo­ra­tion du nou­veau rè­gle­ment sur le contrôle ani­ma­lier mis en place à Mon­tréal à la fin de l’an­née 2016. Ce­lui-ci in­ter­di­sait no­tam­ment la pré­sence de nou­veaux chiens de type pit­bull et for­çait les dé­ten­teurs de ces ani­maux à ob­te­nir un per­mis de garde spé­cial pour les conser­ver. Pour l’ob­te­nir, un pro­prié­taire de­vait, par exemple, four­nir une at­tes­ta­tion judiciaire prou­vant qu’il n’avait com­mis au­cune in­frac­tion cri­mi­nelle au cours des cinq der­nières an­nées.

« Toutes les per­sonnes qui ont un ca­sier judiciaire pour­ront ache­ter un pit­bull », a raillé Lio­nel Pe­rez, avant d’as­su­rer que ces chiens de type pit­bull, qui re­pré­sentent 3% des chiens à Mon­tréal, sont res­pon­sables « de 40 % des mor­sures ». Le chef de l’op­po­si­tion a éga­le­ment re­pro­ché à Pro­jet Mon­tréal de man­quer « de gros bon sens » puisque le gou­ver­ne­ment du Qué­bec, avec le pro­jet de loi 128, compte in­ter­dire les pit­bulls dans la pro­vince.

« C’est pré­oc­cu­pant, car dans quelques mois, l’ad­mi­nis­tra­tion Plante va de­voir se ra­vi­ser. Pour­quoi dans ce cas al­ler de l’avant ? » a ques­tion­né Lio­nel Pe­rez.

CAM­PAGNE DE PEUR, SELONPROJET MON­TRÉAL

« Mme Pe­rez es­saie de faire peur aux gens », a sou­li­gné, en ré­ponse, la mai­resse de Mon­tréal, Va­lé­rie Plante. Cette der­nière avait pro­mis, du­rant sa cam­pagne élec­to­rale, de re­ve­nir sur ces dis­po­si­tions du rè­gle­ment ani­ma­lier.

« [Ce rè­gle­ment] a créé un faux sen­ti­ment de sé­cu­ri­té en ci­blant par­ti­cu­liè­re­ment les pit­bulls », a-t-elle re­pris, avant d’ex­pli­quer que les dis­po­si­tions vi­sant les chiens dan­ge­reux « sont conser­vées ».

« On veut faire ap­pli­quer cor­rec­te­ment le rè­gle­ment de la Ville de Mon­tréal. Quelque soit la race, un chien im­pli­qué dans une mor­sure au­ra un dos­sier ou­vert et un sui­vi se­ra fait avec un ins­pec­teur », a ajou­té le conseiller Ster­ling Dow­ney, l’un des élus en charge du dos­sier.

Ce der­nier a men­tion­né que dif­fé­rentes me­sures sont dé­jà pré­vues, à la suite de plu­sieurs sui­vis, al­lant de la mu­se­lière obli­ga­toire à l’eu­tha­na­sie, si né­ces­saire.

Ce chan­ge­ment au rè­gle­ment ani­ma­lier doit en­core être en­té­ri­né par le co­mi­té exé­cu­tif de la Ville de Mon­tréal le 20 dé­cembre. La nou­velle ad­mi­nis­tra­tion compte éga­le­ment pré­sen­ter une nou­velle mou­ture de ce rè­gle­ment au cours de l’an­née 2018.

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