GÉ­NÉ­REUX RE­PAS

Le Messager Lachine & Dorval - - LA UNE - MARILYNE DEMERS marilyne.demers@tc.tc

Grâce à ses nom­breux bé­né­voles, l’OEuvre Soupe Mai­son offre le re­pas trois fois par se­maine, per­met­tant à plus d’une cen­taine de La­chi­nois dans le be­soin de man­ger à leur faim. Voi­là dé­jà 30 ans que l’or­ga­nisme qui a pi­gnon sur la rue Notre-Dame vient en aide aux plus dé­mu­nis de l’arrondissement.

SO­CIÉ­TÉ. Trois jours par se­maine, l’OEuvre Soupe Mai­son de­vient une vé­ri­table four­mi­lière. Sur l’heure du dî­ner, chaque bé­né­vole y met du sien afin de ser­vir une soixan­taine de re­pas chauds aux plus dé­mu­nis de la com­mu­nau­té de La­chine.

À 11 h ta­pant, les tables sont dres­sées, les re­pas sont prêts et la dou­zaine de bé­né­voles sont à leur poste pour ac­cueillir leurs convives. Aus­si­tôt as­sis, la soupe leur est ser­vie.

« On est bien gâ­tés. C’est tou­jours très bon, ils font ça avec leur coeur », constate Yves St-Pierre, qui mange trois fois se­maine à l’OEuvre Soupe Mai­son de­puis main­te­nant deux ans. Comme bien d’autres, l’homme de 61 ans re­çoit du bien-être so­cial.

Il est ins­crit, de même que les 145 autres bé­né­fi­ciaires de l’OEuvre Soupe Mai­son, se­lon les cri­tères d’ad­mis­sion. Plu­sieurs sont sans em­ploi ou sans re­ve­nu, d’autres sont des nou­veaux ar­ri­vants. Chose cer­taine, per­sonne n’est re­fu­sé.

Soupe, en­trée, re­pas prin­ci­pal, des­sert et ca­fé sont ser­vis gra­tui­te­ment à l’édi­fice de la rue Notre-Dame. « Quand on les voit man­ger, on sait qu’ils en avaient be­soin, c’est tou­chant », re­marque Ga­brielle Car­di­nal, une bé­né­vole de 79 ans.

Im­plan­tée dans la com­mu­nau­té de­puis plus de 30 ans, l’or­ga­nisme fonc­tionne uni­que­ment grâce aux dons et aux sub­ven­tions gou­ver­ne­men­tales.

DÉPANNAGE

En plus de ser­vir des re­pas du mar­di au jeu­di, de sep­tembre à mai, l’OEuvre Soupe Mai­son offre des sacs de dépannage, qui com­prend no­tam­ment des re­pas conge­lés, des den­rées non pé­ris­sables et des pro­duits hy­gié­niques.

« On peut les don­ner sur­tout ren­du à la troi­sième se­maine du mois et au dé­but de la qua­trième, où ça com­mence à être plus dif­fi­cile fi­nan­ciè­re­ment », ex­plique Jean-Luc Gau­dreau, le di­rec­teur de l’or­ga­nisme.

L’idée de ces sacs d’épi­ce­rie lui est ve­nue alors qu’il a lui-même vé­cu cette pré­ca­ri­té.

« Je tra­vaillais de nuit et je ne fai­sais pas de gros sa­laires. Il fal­lait que je paie mes cours et j’avais un frère sous ma tu­telle parce que mes pa­rents étaient dé­cé­dés, ra­conte l’homme de 65 ans. Quand tu as vé­cu ça, tu es en­core plus sen­sible à la cause. »

Des ac­ces­soires tri­co­tés par des bé­né­voles, dont des fou­lards, des tuques et des mi­taines, sont éga­le­ment re­mis aux bé­né­fi­ciaires.

FA­MILLE

Près d’une cin­quan­taine de bé­né­voles s’al­ternent. Cui­si­niers, aides-cui­si­niers, ser­veurs, cha­cun y trouve son compte.

« Tout le monde co­opère, c’est la rai­son pour la­quelle je re­viens chaque se­maine », constate Mme Car­di­nal, qui donne de son temps de­puis 12 ans.

La loyau­té des bé­né­voles as­sure le bon fonc-fonc tionnent de l’or­ga­nisme. « Il n’y a per­sonne d’ab­sent ou de ma­lade. Ils sont tou­jours là, tou­jours à l’heure et ne partent ja­mais avant le temps parce qu’on est une équipe, sou­tient M. Gau­dreau. C’est un lien d’ap­par­te­nance qu’ils ont avec l’OEuvre. Ça fait par­tie de leur vie. »

Cette at­mo­sphère cha­leu­reuse et convi­viale se res­sent au­près des uti­li­sa­teurs. « Tout le monde se parle, ça de­vient comme une fa­mille », es­time Yves St-Pierre.

L’OEuvre Soupe Mai­son offre tel­le­ment un cadre agréable qu’une liste d’at­tente est né­ces­saire pour qui veut y contri­buer comme bé­né­vole.

(Pho­to: TC Me­dia – Hu­go Lo­ri­ni)

Des re­pas chauds sont ser­vis gra­tui­te­ment par de nom­breux bé­né­voles aux plus dé­mu­nis de La­chine, du mar­di au jeu­di, dans les lo­caux de la rue Notre-Dame.

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