Ren­contres pa­rents-en­sei­gnant 2.0

Le Messager Lachine & Dorval - - ACTUALITÉS - MA­RI­LYNE DE­MERS ma­ri­lyne.de­mers@tc.tc

ÉDUCATION. Une en­sei­gnante de la Dor­val Ele­men­ta­ry School a pous­sé plus loin l’uti­li­sa­tion du té­lé­phone in­tel­li­gent. Les pa­rents d’une quin­zaine d’élèves de la classe de ma­ter­nelle de Dia­na Mi­nas peuvent suivre l’évo­lu­tion de leur en­fant pres­qu’en temps réel.

Der­rière leur écran, les proches ont ac­cès au quo­ti­dien des jeunes, qu’il s’agisse d’un élève qui ap­prend à écrire ses pre­mières lettres de l’al­pha­bet ou en­core qui ré­sout une équa­tion ma­thé­ma­tique.

« L’ap­pli­ca­tion See­saw est vrai­ment pour in­clure les pa­rents dans l’éducation de leur en­fant, dans les beaux mo­ments. Ils voient ce qu’ils ont ap­pris en classe et ils en font par­tie eux aus­si» sou­tient celle qui se fait ap­pe­ler Mme Dia­na.

Pour l’en­sei­gnante qui a tou­jours ai­mé pho­to­gra­phier ses élèves, cet ou­til de com­mu­ni­ca­tion lui per­met de pu­blier des pho­tos, des mes­sages vo­caux, des notes ou même des des­sins.

Elle peut trans­mettre ces don­nées en pri­vé à une seule per­sonne ou à toute la classe. « Ça crée un lien de confiance avec les pa­rents puis­qu’ils ap­prennent à mieux connaître le pro­fes­seur aus­si », es­time Mme Dia­na.

PAR­TAGE

Comme la mys­té­rieuse Ma­de­moi­selle C, Dia­na Mi­nas est une femme pas­sion­née, dy­na­mique et très créa­tive. Dans sa classe, l’ima­gi­na­tion a tou­jours sa place.

« Je suis de­ve­nue en­sei­gnante pour chan­ger les choses. Je veux que les en­fants aiment l’école. Ap­prendre, c’est amu­sant. Tout est dans la ma­nière de le faire », avance la femme de 35 ans.

Aus­si far­fe­lu qu’il soit, chaque mo­ment mé­rite d’être im­mor­ta­li­sé et sur­tout par­ta­gé. Pour les proches, cha­cune des no­ti­fi­ca­tions sur leur té­lé­phone in­tel­li­gent de­vient une vé­ri­table sur­prise.

Comme une des­crip­tion ac­com­pagne les pho­tos, ils dé­couvrent vite pour­quoi leur en­fant est dé­gui­sé en cen­te­naire ou en­core pour­quoi il lit dans un igloo com­po­sé de conte­nants de lave-glace.

RAS­SU­RANT

L’uti­li­sa­tion de cette tech­no­lo­gie ras­sure les pa­rents dont les jeunes font leur en­trée en classe pour la toute pre­mière fois.

«En août, j’étais un peu in­quiète de sa­voir com­ment ça irait pour ma fille. Avec l’ap­pli­ca­tion, je peux voir qu’elle a du plai­sir, qu’elle est sou­riante et qu’elle s’est fait des amis, fait sa­voir une mère. L’ob­jec­tif n’est pas de la sur­veiller, mais plu­tôt de pour­suivre la conver­sa­tion à la mai­son. »

Ces dis­cus­sions se veulent par­fois au-de­là de l’en­sei­gne­ment. « Il ar­rive que des élèves perdent leurs dents en classe, les proches peuvent ain­si être té­moins de ces mo­ments pri­vi­lé­giés », sou­tient Diane Mi­nas.

Qu’ils soient au tra­vail ou à la mai­son, les pa­rents de­viennent spec­ta­teurs des pre­mières fois de leur en­fant, du bout des doigts.

(Photo : TC Me­dia – Hu­go Lo­ri­ni)

L’en­sei­gnante Dia­na Mi­nas uti­lise une ap­pli­ca­tion pour par­ta­ger des mo­ments du quo­ti­dien de ses élèves avec les pa­rents.

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