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Le Messager Lachine & Dorval - - LA UNE - MA­RI­LYNE DE­MERS ma­ri­lyne.de­mers@tc.tc

Un vent de fraî­cheur est ré­cem­ment ar­ri­vé dans l’uni­vers du rap qué­bé­cois. Avec des mé­lo­dies en­traî­nantes et une iden­ti­té à l’image de La­chine, AED est à la conquête de la gloire.

MU­SIQUE. Avec des pa­roles en­traî­nantes qui flirtent avec un son West Coast, l’ar­tiste AED a vou­lu tâ­ter le pouls des ama­teurs de rap. À 20 ans, le La­chi­nois veut de­ve­nir la voix de l’ouest-de-l’île de Mon­tréal.

« J’ai vou­lu ap­por­ter un nou­veau son dans le monde du rap qué­bé­cois. Je ne vou­lais pas en­trer dans un moule. J’ai créé cette mu­sique pour re­pré­sen­ter l’ouest-de-l’île. J’adore La­chine et sa com­mu­nau­té, ce sont mes ra­cines », sou­ligne Adam Emond-desbiens.

En juin, le rap­peur, qui parle un fran­glais as­su­mé, a sor­ti sa deuxième mix­tape, WMTL, sur le­quel on peut re­con­naître ses in­fluences, tels que Dr Dre, P-LO, Iam­su! et G-ea­zy. À Tra­vers six chan­sons, l’ar­tiste aborde sa pas­sion pour le rap et sa fier­té pour le West­side de Mon­tréal.

En août 2016, l’étu­diant en ges­tion de com­merces au Cé­gep du Vieux Mon­tréal a pré­sen­té son pre­mier pro­jet Me­tro Th­rough My Mind, qui mé­lange dif­fé­rents styles. «Au fur et à me­sure des chan­sons, c’est comme si les gens tra­versent mes états d’es­prit, comme s’ils pre­naient le mé­tro dans ma tête », in­dique-t-il.

Le gé­rant du centre de condi­tion­ne­ment SWET, à La­chine, par­tage sa voix avec son amie Kee­sha Bol­mir sur plu­sieurs chan­sons. « Je suis chan­ceux qu’elle ait ac­cep­té de tra­vailler avec moi, elle a une voix in­croyable. Elle a toujours été là pour me mo­ti­ver », fait-il sa­voir.

SOR­TIR DE L’OMBRE

Dès son en­fance, AED était at­ti­ré par la mu­sique, no­tam­ment par le rap West Coast. Ce n’est tou­te­fois qu’à l’ado­les­cence qu’il a com­men­cé à faire des pièces ins­tru­men­tales dans le sous-sol d’un ami.

« Je fai­sais de la mu­sique pour le plai­sir. J’avais toujours vou­lu en faire plus sé­rieu­se­ment, mais j’avais peur d’être ju­gé. Vers l’âge de 17 ans, j’ai fon­cé et j’ai com­men­cé à écrire des pa­roles », ra­conte le La­chi­nois.

Le pro­ces­sus d’écri­ture lui a per­mis de sor­tir de sa co­quille. « Je suis quel­qu’un d’as­sez ré­ser­vé et je parle peu de mes sen­ti­ments. L’écri­ture m’a ai­dé à m’ex­pri­mer dans des mo­ments plus dif­fi­ciles à l’ado­les­cence. C’est d’ailleurs ce que j’aborde dans Life Sto­ry, qui se re­trouve sur mon pre­mier pro­jet. »

RÊVES

Adam Emond-desbiens sou­haite col­la­bo­rer avec d’autres ar­tistes. Il rêve d’un jour par­ta­ger la scène avec ses in­fluences mu­si­cales, dont Ko­riass, Iam­su ! ou P-LO.

« Je suis mo­ti­vé à conti­nuer. J’ai de bons com­men­taires, même si je ne peux pas plaire

à tout le monde. Je veux res­ter moi-même à tra­vers le pro­ces­sus mu­si­cal », sou­tient l’ar­tiste qui ai­me­rait per­for­mer de­vant un pu­blic à court terme.

Ayant toujours des écou­teurs dans ses oreilles et quelques rimes sur le bout des doigts, AED pro­fite de chaque ins­tant pour se lais­ser ins­pi­rer et rap­per de nou­velles mé­lo­dies.

WMTL.

À 20 ans, Adam Emond-desbiens a sor­ti une di­zaine de chan­sons. En juin, le La­chi­nois a pré­sen­té

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