Pre­mier ro­man pour une La­chi­noise

Le Messager Lachine & Dorval - - CULTURE - MARILYNE DEMERS

Les Dieux font la guerre aux Anges et les hu­mains, tous camps confon­dus, en paient le prix. Au Pa­lais royal, pen­dant que le Pha­raon se meurt, la fille ca­dette So­ro­mé se re­trouve au coeur de l’his­toire, bien mal­gré elle. Avec ses nou­velles res­pon­sa­bi­li­tés et son ma­riage for­cé, elle tente de re­trou­ver sa li­ber­té en tant que femme et hé­ri­tière du trône. Elle de­vient une cible de choix pour ceux qui veulent ar­ri­ver à leur fin. Aux ama­teurs de fan­tas­tique. Il s’agit aus­si d’un ro­man d’ac­tion et d’aven­tures. J’aborde des su­jets d’ac­tua­li­tés, qui sont trai­tés de ma­nière fan­tas­tique. Le ro­man est éga­le­ment clas­sé his­to­rique. L’his­toire se si­tue dans un temps et un en­droit pré­cis, en Égypte. J’ai mis 15 ans à l’écri­ture de ce ro­man. J’ai com­men­cé à l’âge de 17 ans. La créa­tion de cette his­toire est pa­ral­lèle au fait que je suis de­ve­nue adulte. Il y a beau­coup de thèmes abor­dés dans ce ro­man qui de­man­daient une cer­taine sen­si­bi­li­té que je n’avais pas en­core ac­quise. Ça de­man­dait aus­si beau­coup de re­cherches. Une des prin­ci­pales ré­écri­tures a été à la suite d’un voyage en Égypte avec ma soeur quand j’avais 25 ans. Il y a une grande dif­fé­rence entre s’ima­gi­ner un en­droit et avoir été dans un en­droit. J’ai tou­jours écrit. Quand j’étais au pri­maire, j’écri­vais de pe­tites his­toires. Celle de Hié­ro­glyphes était plus im­por­tante et plus riche que les autres, alors c’est ce qui a don­né mon pre­mier ro­man. Une des rai­sons pour la­quelle j’ai com­men­cé l’écri­ture de Hié­ro­glyphes est que je trou­vais, lorsque j’avais 17 ans et en­core au­jourd’hui, que le fan­tas­tique était do­mi­né par cer­tains types d’his­toire qui se passent en Eu­rope mé­dié­vale avec des per­son­nages blancs. Je ne m’y re­trou­vais pas vrai­ment. Je vou­lais une his­toire avec des per­son­nages fé­mi­nins et de cou­leurs, qui ne se dé­roule pas en Eu­rope. Je vou­lais quelque chose de dif­fé­rent et qui me res­sem­blait plus. J’ai beau­coup de pro­jets en cours. Je pré­pare la suite de Hié­ro­glyphes. Pré­sen­te­ment, je tra­vaille sur un pro­jet de bande des­si­née [Em­ma­nuel Just Wants to Die] avec ma soeur Ka­ri­na. Je veux aus­si écrire une sé­rie de livres qui sortent du moule des prin­cesses, du rose et des paillettes pour les jeunes filles, afin que cha­cune d’elles puisse s’y re­trou­ver.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té)

L’illus­tra­trice, bé­déiste et de­si­gner gra­phique, Talhí Briones, a al­lié ses deux pas­sions, l’écri­ture et l’art, en si­gnant l’image en cou­ver­ture de son pre­mier ro­man, pu­blié chez Qué­bec Amé­rique.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.