Réus­sites re­cord de la CSMB nuan­cées

Le Messager Lachine & Dorval - - ACTUALITÉS - SO­PHIE POIS­SON so­phie.pois­son@tc.tc

ÉDU­CA­TION. Les élèves de la Com­mis­sion sco­laire Mar­gue­rite-bour­geoys (CSMB) ont at­teint un re­cord avec un taux de di­plo­ma­tion de 86 % pour l’an­née sco­laire 20162017. Le Syn­di­cat de l’en­sei­gne­ment de l’ouest de Mon­tréal se ré­jouit des pro­grès réa­li­sés, mais garde un es­prit cri­tique sur les don­nées di­vul­guées, qui doivent être prises avec des pin­cettes.

Avec un taux 5 % plus haut que la moyenne provinciale, la CSMB se classe au troi­sième rang par­mi les com­mis­sions sco­laires fran­co­phones du Qué­bec. Comme ce pal­ma­rès com­pare des ter­ri­toires avec d’im­por­tantes dif­fé­rences so­cioé­co­no­miques, seule l’évo­lu­tion dans un même sec­teur fait sens.

La CSMB est aus­si au troi­sième rang sur l’île de Mon­tréal avec 85,9 % der­rière les deux com­mis­sions sco­laires an­glo­phones.

Tou­te­fois, les don­nées visent des élèves qui ont mis sept ans pour com­plé­ter leur par­cours se­con­daire. Avec des études sur cinq ans, ce qui re­pré­sente la nor­male, le taux de di­plo­ma­tion est de seule­ment 68,7 %.

«L’autre chose qui sus­cite la ré­flexion est qu’il n’y a pas que les di­plômes d’études se­con­daires et les di­plômes d’études pro­fes­sion­nelles qui sont comp­ta­bi­li­sés. Il y a des at­tes­tions et des cer­ti­fi­cats qui ne sont pas des équi­va­lents», aver­tit la pré­si­dente du syn­di­cat, Mé­la­nie Hu­bert.

Ce qui re­tient aus­si l’at­ten­tion, c’est que 6,5 % des élèves qui font leur en­trée au se­con­daire en 2007 ont au moins dou­blé une an­née. Deux ans plus tard, ce chiffre est pas­sé à 8 %.

NOTES

La po­lé­mique au­tour des notes gon­flées ne semble pas tou­cher la CSMB. Les der­niers cas rap­por­tés au Syn­di­cat de l’en­sei­gne­ment de l’ouest de Mon­tréal re­montent à trois ans et sont consi­dé­rés comme iso­lés.

Tou­te­fois, plu­sieurs en­sei­gnants sont ren­con­trés chaque an­née, à l’ap­proche des re­mises de bul­le­tin, par leur di­rec­tion pour jus­ti­fier les ré­sul­tats des élèves.

«Ce n’est pas tou­jours pour faire des pres­sions et chan­ger les notes, ex­plique Mme Hu­bert. Ça peut être en ré­ponse à des in­sa­tis­fac­tions de pa­rents. Ça peut car­ré­ment ve­nir de la di­rec­tion qui a ob­ser­vé qu’un col­lègue, qui en­seigne la même ma­tière, a des groupes qui per­forment mieux, donc elle cherche à ex­pli­quer les dif­fé­rences.»

BE­SOINS

«Ce qui me pré­oc­cupe, c’est quand on fait sem­blant que l’élève a réus­si alors qu’on le sait en dif­fi­cul­té, in­siste la syn­di­ca­liste. En ce mo­ment, les res­sources sont re­la­ti­ve­ment li­mi­tées, donc on concentre nos ef­forts sur ceux qui sont en échec et ceux qui réus­sissent sont sou­vent ceux qu’on «né­glige».»

Les cas les plus ur­gents ou les plus lourds ont ac­cès à un pro­fes­sion­nel en or­tho­pé­da­go­gie, psy­choé­du­ca­tion ou en­core or­tho­pho­niste. Les autres sont sur liste d’at­tente et ceux qui en ont les moyens se tournent vers le pri­vé.

Mme Hu­bert sou­haite que les in­ter­ve­nants dis­posent de plus de temps afin d’ar­ri­ver à une meilleure concer­ta­tion des ser­vices à dis­pen­ser.

(Pho­to: De­po­sit)

«Chaque élève qu’on ré­cu­père au pri­maire est un élève de moins en dif­fi­cul­té au se­con­daire», in­siste la pré­si­dente du Syn­di­cat de l’en­sei­gne­ment de l’ouest de Mon­tréal, Mé­la­nie Hu­bert.

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