Anick Per­reault can­di­date

Le Messager Lachine & Dorval - - ACTUALITÉS - ALEXANDRE MORANVILLE-O.

PO­LI­TIQUE. La La­chi­noise Anick Per­reault est of­fi­ciel­le­ment can­di­date de Qué­bec so­li­daire (QS) de­puis l’in­ves­ti­ture du 8 mai dans la cir­cons­crip­tion de Mar­quette.

La mère de fa­mille de 41 ans dit avoir dé­ci­dé de faire le saut en po­li­tique afin de pou­voir ap­por­ter une aide plus glo­bale à ses conci­toyens. Ayant dé­jà ex­pé­ri­men­té la po­li­tique syn­di­cale par le pas­sé en tant que sa­la­riée de la CSN et vice-pré­si­dente du syn­di­cat des em­ployés du CISSS (centre de san­té et ser­vices so­ciaux) de La­nau­dière, elle trou­vait son rayon d’ac­tion trop li­mi­té.

Ré­si­dente de La­chine de­puis un peu plus de quatre ans, la nou­velle po­li­ti­cienne dit ap­por­ter une toute nou­velle vi­sion de cer­tains en­jeux tou­chant le com­té, en par­ti­cu­lier au ni­veau de la mo­bi­li­té du­rable.

Vic­time d’un ac­ci­dent de la route en 2013, Mme Per­reault a su­bi plu­sieurs bles­sures qui lui im­posent, en­core au­jourd’hui, des li­mi­ta­tions fonc­tion­nelles. «Je souffre d’une épi­con­dy­lite chro­nique (une ten­di­nite des muscles du coude) qui m’em­pêche d’uti­li­ser mon bras droit pour une du­rée de plus de deux heures», ex­plique-telle. C’est en vi­vant avec ce han­di­cap qu’elle s’est aper­çue des li­mites des trans­ports en com­mun de la ré­gion de Mar­quette, des ob­ser­va­tions qui lui per­met­tront d’ap­por­ter des amé­lio­ra­tions à ceux-ci, se­lon elle.

C’est éga­le­ment ces li­mi­ta­tions phy­siques qui l’ont di­ri­gée, par le pas­sé, à oeu­vrer pour la dé­fense des ac­ci­den­tés de tra­vail, en par­ti­cu­lier au tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Ri­mous­ki. Ju­geant la Loi sur les ac­ci­dents du tra­vail et les ma­la­dies

pro­fes­sion­nelles d’«ar­rié­rée» en com­pa­rai­son à d’autres pays, Anick Per­reault consi­dère comme prio­ri­taire de ré­for­mer celle-ci. «On se prive de beau­coup de gens in­té­res­sants qui veulent tra­vailler à cause de leurs li­mi­ta­tions, des gens qui ne veulent pas né­ces­sai­re­ment vivre sur les pres­ta­tions gou­ver­ne­men­tales toute leur vie», dé­plore-t-elle.

Ces mo­der­ni­sa­tions se­ront pré­vues au pro­gramme de QS pour les élec­tions au­tom­nales.

UNE AUG­MEN­TA­TION IN­SUF­FI­SANTE

Bien que le Qué­bec ait vu une aug­men­ta­tion his­to­rique du sa­laire mi­ni­mum le 1er mai avec une bo­ni­fi­ca­tion de 75 cents pour l’ame­ner à 12 $ de l’heure, Mme Per­reault et son par­ti es­timent tou­jours que ce n’est pas as­sez.

«Le sa­laire à 15 $ de l’heure, ça s’est vu ailleurs, c’est loin d’être une uto­pie, es­time la po­li­ti­cienne. Je pense que le sa­laire à 15 $ de l’heure pour­rait avoir un im­pact po­si­tif sur la po­pu­la­tion de Mar­quette, car une par­tie de la po­pu­la­tion vit sous le seuil de la pau­vre­té».

La can­di­date en pro­fite pour sou­li­gner la pré­ca­ri­té des nou­veaux im­mi­grants, qui éprouvent sou­vent de la dif­fi­cul­té à trou­ver un lo­ge­ment. Ces der­niers pour­raient être les pre­miers bé­né­fi­ciaires de l’aug­men­ta­tion à 15 $ de l’heure que ré­clame Qué­bec so­li­daire de­puis long­temps.

Du reste, la po­li­ti­cienne de­meure confiante quant aux élec­tions pro­chaines, et ce, mal­gré son ar­ri­vée su­bite en po­li­tique. Ayant long­temps hé­si­té, de par son han­di­cap, à se lan­cer dans l’aven­ture électorale, elle est convain­cue que ses nou­velles idées et sa vi­sion sau­ront triom­pher des autres par­tis le 1er oc­tobre. «Le bras va moins bien, mais la tête, ça roule», ri­gole-t-elle.

(Pho­to: Fa­ce­book)

Anick Per­reault se­ra can­di­date de Qué­bec so­li­daire dans Mar­quette.

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