Hom­mage à Guy Aquin St-onge

Le Messager Lachine & Dorval - - LA UNE - LI­SA LASSELIN

SOCIÉTÉ. La com­mu­nau­té la­chi­noise est en deuil. Guy Aquin St-onge, im­pli­qué no­tam­ment en po­li­tique, est dé­cé­dé la se­maine der­nière. Il était âgé de 45 ans.

Ce bé­né­vole s’est d’abord engagé à la té­lé­vi­sion com­mu­nau­taire de 1992 à 1998. «Il nous a mon­tré comment faire de la té­lé­vi­sion. Grâce à lui, nous avons été la pre­mière chaîne à avoir notre site web sur tout le Qué­bec», ra­conte Yves La­brosse, à l’époque à la di­rec­tion générale de TVL9 La­chine.

Il se rap­pelle même d’avoir trou­vé avec lui un moyen de re­trans­mettre pres­qu’en di­rect les Mar­dis cy­clistes, ce qui coû­tait très cher, lais­sant bouche bée les ca­mé­ra­mans des grands ré­seaux.

«Dès le mi­lieu de la course, on en­voyait notre cas­sette au mon­tage. Ils dif­fu­saient ain­si la pre­mière par­tie pen­dant qu’on fil­mait la se­conde phase de la course», ajoute-t-il, em­preint de nos­tal­gie.

M. St-onge au­rait sou­hai­té se lan­cer comme in­dé­pen­dant en com­mu­ni­ca­tion, voire créer sa propre en­tre­prise.

PO­LI­TIQUE

Lors de la der­nière cam­pagne mu­ni­ci­pale, il a no­tam­ment ai­dé à gé­rer les mé­dias so­ciaux pour Ber­nard Blan­chet, can­di­dat à la mai­rie de La­chine.

«C’était un homme brillant. Il tra­vaillait alors à Ra­dio-ca­na­da jusque 15h et il ve­nait nous re­joindre jusque sou­vent 3h du ma­tin», ra­conte M. Blan­chet, qui l’a dé­crit comme un wor­ka­ho­lic.

Ré­cem­ment, M. St-onge réa­li­sait le sui­vi de chaque con­seil d’ar­ron­dis­se­ment pour per­mettre aux La­chi­nois de com­prendre les en­jeux et les dos­siers en cours.

Ber­nard Blan­chet, au­jourd’hui di­rec­teur à la mo­bi­li­sa­tion pour la Coa­li­tion ave­nir Qué­bec (CAQ), a été sous le choc lors de l’an­nonce du dé­cès de son ami. Il avait dé­jeu­né avec lui deux jours au­pa­ra­vant.

NOM­BREUX HOMMAGES

Sur sa page Fa­ce­book, plu­sieurs ont par­lé de M. St-onge comme un amou­reux des es­paces verts et pour qui l’amé­lio­ra­tion de la qua­li­té de vie de ses conci­toyens te­nait à coeur.

«Il était mo­dé­ra­teur de ma page Fa­ce­book La­chine pour une ville meilleure. Tous les jours, nous nous échan­gions des idées sur de nou­veaux pro­jets. C’était un bon vi­vant, ap­pré­cié de la com­mu­nau­té», ex­plique Billie Rousse, une amie.

Plu­sieurs autres mes­sages de sou­tien à la fa­mille et aux proches de M. St-onge y ont éga­le­ment été écrits.

«M. St-onge était un homme dis­cret et ré­ser­vé que je cô­toyais au con­seil de ville. Il a eu la dé­li­ca­tesse de me con­tac­ter afin de vé­ri­fier si ses ré­su­més du con­seil de ville me conve­naient. Et comment que ça me conve­nait ! Bien écrit avec des photos à l’ap­pui. Je l’avais en­core une fois re­mer­cié pour sa contri­bu­tion et lui avais as­su­ré que ses comptes-ren­dus étaient ap­pré­ciés des membres du groupe», écrit Ca­role Vincent.

«Je suis bou­le­ver­sée et in­fi­ni­ment émue par la cha­leur hu­mane ex­pri­mée dans ces mes­sages. Je connais la plu­part de ces per­sonnes et je tiens à les re­mer­cier du plus pro­fond de mon coeur pour leur sym­pa­thie vraie et sin­cère. Je dé­couvre en­core des qua­li­tés chez mon Guy. Comme ma­man, je connais­sais sa bon­té et son im­mense be­soin d’amé­lio­rer la vie au­tour de lui. Je connais­sais aus­si sa pro­pen­sion à se dé­cou­ra­ger de­vant la gran­deur de la tâche. Il a tou­jours vou­lu at­teindre la per­fec­tion pour lui, mais pour les autres aus­si», cède sa ma­man, Mo­nique St-onge.

Les fu­né­railles de Guy Aquin St-onge se­ront cé­lé­brées en l’église des Saints-anges de La­chine, ven­dre­di 6 juillet. La fa­mille re­ce­vra les condo­léances à 9h30 puis la cé­ré­mo­nie en sa mé­moire se dé­rou­le­ra à 10h30.

(Photo: Fa­ce­book)

Un arbre se­ra plan­té en l’hon­neur et à la mé­moire de M. St-onge par le Groupe de re­cherche ap­pli­quée en ma­croé­co­lo­gie (GRAME).

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