Le ca­nal de La­chine dans un ro­man

Le Messager Lachine & Dorval - - CULTURE - ÉRICK RÉMY erick.re­my@tc.tc

Fré­dé­ric La­treille, en­sei­gnant au se­con­daire, a com­men­cé à écrire il y a trois ans les pre­mières lignes de ce qui est de­ve­nu une sé­rie de ro­mans. Puis­qu’il est né et a gran­di à La­chine, l’au­teur l’a ap­pe­lé Les chro­niques du ca­nal La­chine – La chance des Ir­lan­dais.

«Même si je n’y ré­side plus de­puis l’âge de 10 ans, ce quar­tier m’a mar­qué. Ma mère et mon frère y ha­bitent en­core. J’ai uti­li­sé un point de re­père que je connais­sais bien», men­tionne le ro­man­cier Fré­dé­ric La­treille, qui est éga­le­ment ba­che­lier en his­toire et en en­sei­gne­ment des sciences hu­maines.

Le pre­mier tome, La chance des Ir­lan­dais, ra­conte l’his­toire d’ea­mon Jo­va­novs­ky, un ar­tiste en herbe, qui, à l’âge de 16 ans, se lie d’ami­tié avec Tom Mur­phy, aus­si Ir­lan­do­mont­réa­lais. La vie d’ea­mon va être bou­le­ver­sée, car son ami vit dans un uni­vers de sexe, de drogue et de mu­sique punk rock. La des­cente de Tom va avoir une grande in­fluence sur celle d’ea­mon qui se fe­ra lui aus­si en­traî­ner vers les bas-fonds.

«L’in­trigue de mon ro­man est presque en­tiè­re­ment fic­tive. Ce­pen­dant, plu­sieurs anec­dotes m’ont été ra­con­tées par d’autres. Je les ai trans­po­sées, avec leurs per­mis­sions, pour les in­clure dans mon his­toire», ex­plique-t-il.

VO­CA­TION TAR­DIVE

Cet en­sei­gnant, mul­ti-ins­tru­men­tiste, au­teur-com­po­si­teur et in­ter­prète, était en train de lire le ro­man d’un de ses au­teurs pré­fé­rés, John Stein­beck, lorsque l’ap­pel à écrire, à l’âge de 37 ans, s’est ma­ni­fes­té en lui.

«J’étais dans mon bain à lire À l’est d’eden. Ça fai­sait la qua­trième fois que je re­li­sais la même page. Je suis sor­ti du bain et me suis mis à écrire, je n’ai pas ar­rê­té pen­dant un an et de­mi. J’ai écrit quatre livres», dit-il en riant.

Il a sou­mis son pre­mier ma­nus­crit à un édi­teur qui l’a im­mé­dia­te­ment trou­vé in­té­res­sant.

«Ma pre­mière ver­sion était en an­glais. Deux jours, après avoir en­voyé mon cour­riel à un édi­teur de l’on­ta­rio, il m’a ré­écrit en me de­man­dant si j’en avais une ver­sion en fran­çais. Je l’ai adap­té en un mois», ra­conte M. La­treille.

La chance des Ir­lan­dais est la tra­duc­tion de l’ex­pres­sion consa­crée The Luck of the Irish. Elle trouve son ori­gine au XIXE siècle lors de la ruée vers l’or aux États-unis. Les pre­miers pros­pec­teurs qui en ti­rèrent for­tunes étaient ma­jo­ri­tai­re­ment d’ori­gines ir­lan­daises. Son his­toire, elle, se si­tue entre 2005 et 2012.

SÉ­RIE À VE­NIR

LITTÉRATURE.

Le ro­man­cier, qui n’avait ja­mais écrit une his­toire aus­si étof­fée avant cet élan lit­té­raire, l’a construit comme un scé­na­rio.

«C’était comme un film. Je l’ai presque écrit scène par scène, avec, en plus, la bande ori­gi­nale dans ma tête. Quatre ro­mans sont dé­jà écrits et le cin­quième est en marche. Si tout va bien, la sé­rie de­vrait com­por­ter six tomes», ex­plique le père de trois jeunes en­fants qui pro­fite des mo­ments d’ac­cal­mies, sou­vent en fin de soi­rée, afin de se consa­crer à l’écri­ture.

En ce mo­ment, Les chro­niques du ca­nal La­chine, Tome 1: La chance des Ir­lan­dais (296 pages), est dis­po­nible en for­mat nu­mé­rique sur les sites d’in­di­go, Ama­zon et quelques li­brai­ries in­dé­pen­dantes, ce­pen­dant, une pu­bli­ca­tion en for­mat pa­pier n’est pas écar­tée par l’édi­teur.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té)

Fré­dé­ric La­treille, ro­man­cier, a choi­si le dé­cor du ca­nal de La­chine comme toile de fond à ses per­son­nages trou­vant l’en­droit pro­pice à ses ro­mans.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.