Jon­gler entre confec­tion des lunchs et les al­ler­gies

Le Messager Lachine & Dorval - - CULTURE - FRÉ­DÉ­RIC LACROIX-COU­TURE fla­croix-cou­ture@me­tro­me­dia.ca

La pré­pa­ra­tion des lunchs peut être un vé­ri­table casse-tête pour de nom­breux pa­rents et la tâche peut se com­pli­quer quand des contraintes en lien avec des al­ler­gies ali­men­taires se pré­sentent. Se­lon la nu­tri­tion­niste cli­ni­cienne au CHU Sain­te­jus­tine, Sté­pha­nie Per­nice, des al­ter­na­tives sans al­ler­gène existent, mais la pré­ven­tion et la pla­ni­fi­ca­tion de­meurent la crème de la crème.

Même s’il est sug­gé­ré de pros­crire des pro­duits conte­nant des ara­chides et des noix, ban­nir dans les écoles tout ali­ment sus­cep­tible de créer une ré­ac­tion n’est pas non plus à pri­vi­lé­gier.

«L’idée n’est pas d’évi­ter les al­ler­gènes parce que ça va être dif­fi­cile de ne pas en­voyer des sand­wichs alors que c’est avec du blé. Je pense qu’il faut plu­tôt mi­ser sur une ges­tion dans les écoles, c’est-à-dire sa­voir qui est al­ler­gique et com­ment bien gé­rer les al­ler­gies», fait va­loir Mme Per­nice.

La nu­tri­tion­niste men­tionne que des pré­cau­tions doivent être prises au­tant par les éta­blis­se­ments sco­laires que par les pa­rents.

Elle pro­pose cer­tains trucs pour mi­ni­mi­ser les risques chez les en­fants plus for­te­ment al­ler­giques. Par exemple, comme les mi­cro-ondes ne peuvent être net­toyées après chaque uti­li­sa­tion, la pro­fes­sion­nelle sug­gère d’al­ler vers quelque chose de froid ou dans un ther­mos qui peut être ou­vert par une édu­ca­trice.

«Les en­fants peuvent aus­si avoir des pe­tits nap­pe­rons, donc on est sûr que la nour­ri­ture n’est pas di­rec­te­ment en contact avec la table s’il y a des miettes. Il est im­por­tant qu’ils se lavent les mains et qu’ils aient leur au­to-in­jec­teur (comme l’epi­pen)», ajoute-t-elle.

SUBSTITUTS

Mme Per­nice men­tionne qu’une mul­ti­tude d’op­tions in­té­res­santes sont main­te­nant of­fertes en épi­ce­rie pour rem­pla­cer des ali­ments al­ler­gènes.

«Il y a des substituts de beurre d’ara­chide, comme du beurre de soya ou de tour­ne­sol. Même ici à Sainte-jus­tine, nous n’avons plus de beurre d’ara­chide et nous uti­li­sons du Wow­but­ter à base de soya», in­dique-t-elle.

Sur le plan des pro­duits lai­tiers, des al­ter­na­tives se pré­sentent éga­le­ment, comme des bois­sons vé­gé­tales au lieu du lait.

IDEN­TI­FI­CA­TION

Bien iden­ti­fier les jeunes ayant des pro­blèmes al­ler­giques de­meure la clé pour di­mi­nuer les risques.

«Quand c’est la rentrée scolaire, la base est de com­mu­ni­quer avec l’en­sei­gnant et l’école pour les in­for­mer. Il existe, sur des sites comme Al­ler­gies Qué­bec, des for­mu­laires sur les­quelles on ins­crit, avec la pho­to de l’en­fant, les al­ler­gies et quoi faire en cas d’ur­gence. Il faut aus­si avi­ser les édu­ca­trices au ser­vice de garde», ex­plique Mme Per­nice.

Du cô­té des di­rec­tions d’écoles, elles de­vraient s’as­su­rer que leur per­son­nel sache com­ment agir en cas de ré­ac­tion et en re­con­naître les symp­tômes. Qué­bec pour­rait bien­tôt lé­gi­fé­rer pour uni­for­mi­ser les pra­tiques d’in­ter­ven­tion. Au dé­but de l’été, le Par­ti qué­bé­cois a dé­po­sé un pro­jet de loi pour qu’un seul et même pro­to­cole soit ap­pli­qué dans tous les éta­blis­se­ments sco­laires de la pro­vince et qu’ils se mu­nissent d’au­to-in­jec­teur.

SAN­TÉ.

(Pho­to: De­po­sit)

Des pré­cau­tions peuvent être prises à l’école pour évi­ter des ré­ac­tions al­ler­giques sans pour au­tant in­ter­dire une pa­no­plie d’ali­ments.

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