Être ai­dant : un rôle sou­vent exi­geant

Le Messager Verdun - - DE CHEZ VOUS... -

Rares sont les per­sonnes qui optent dé­li­bé­ré­ment pour le rôle de proche ai­dant. Plus sou­vent qu’au­tre­ment ce rôle est im­po­sé par la si­tua­tion d’un proche avec qui l’on a un lien de proxi­mi­té et dont la condi­tion phy­sique et/ou in­tel­lec­tuelle né­ces­site une at­ten­tion par­ti­cu­lière. Ce rôle doit éven­tuel­le­ment être choi­si par l’ai­dant, mais il est plus sou­vent qu’au­tre­ment lié for­te­ment aux sen­ti­ments et aux liens tis­sés avec le proche. Puis­qu’il est non ré­mu­né­ré et prend forme avec les li­mi­ta­tions vé­cues par l’autre, le rôle d’ai­dant peut prendre une am­pleur im­por­tante dans la réa­li­té de vie d’un in­di­vi­du. D’au­tant plus que ce rôle a de mul­tiples fa­cettes et que, se­lon la condi­tion de l’ai­dé, prend avec le temps plus de temps et d’éner­gie. Ce­la ex­plique pour­quoi être proche ai­dant de­vient un rôle en soi puis­qu’il im­plique des tâches et des réa­li­tés qui lui sont propres. Être proche ai­dant de­vient donc une réa­li­té pos­sible dans la me­sure où elle ne met pas en pé­ril la qua­li­té de vie de l’ai­dant au dé­tri­ment de celle de l’ai­dé. L’ai­dant doit faire la prise de conscience que son rôle peut être va­lo­ri­sant et se pour­suivre que s’il sait prendre aus­si soin de lui-même.

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