Fer­men­ta­tion hy­per­lo­cale

Le Messager Verdun - - DE CHEZ VOUS... - ANDRÉANNE MO­REAU an­dreanne.mo­reau@tc.tc

ALI­MEN­TA­TION. Le kombucha est à la mode et Ver­dun ne fait pas ex­cep­tion. Quatre jeunes en­tre­pre­neurs ont dé­ci­dé de lan­cer leur propre marque de thé fer­men­té et en pro­fitent même pour faire un clin d’oeil au pa­tri­moine de l’ar­ron­dis­se­ment avec le nom de leur com­pa­gnie. Le kombucha De la rue May est on ne peut plus lo­cal.

Aly­son Bou­chard, son frère Josh, son conjoint Éric Trem­blay et leur amie Jes­si­ca So­ro­chins­ky ont eu l’idée de lan­cer leur propre cu­vée de kombucha il y a un peu plus d’un an. Après avoir of­fert leur pro­duit tout l’été aux mar­chés pu­blics de la coop CAUS, sur les berges et sur le ter­rain du pres­by­tère Notre-dame-des-sept-dou­leurs, les quatre jeunes en­tre­pre­neurs sont main­te­nant à la re­cherche d’un lieu de pro­duc­tion qui leur per­met­tra de com­mer­cia­li­ser leur pro­duit.

En ayant une cui­sine de pro­duc­tion et un es­pace d’en­tre­po­sage, ils pour­ront com­men­cer à mettre leur pro­duit sur les ta­blettes de com­mer­çants d’ici. Pour l’ins­tant, leur pro­duit est ar­ti­sa­nal et ne peut donc être ven­du en épi­ce­rie.

ANGLE LO­CAL

Les quatre Ver­du­nois tiennent fer­me­ment à bras­ser leur kombucha dans leur ar­ron­dis­se­ment, où ils sont bien im­plan­tés. Pré­sen­te­ment, les cuves de pro­duc­tion se trouvent dans le condo d’alys­son et Éric. « On vit lit­té­ra­le­ment dans le kombucha », fait-elle va­loir, évo­quant l’odeur de fer­men­ta­tion qui règne chez elle.

Peu de temps après que ses aco­lytes et elle aient dé­ci­dé de lan­cer leur marque, elle pro­me­nait son chien avec son conjoint. Ar­ri­vés sur la rue May, ils se sont ar­rê­tés de­vant les jo­lies mai­sons en ran­gée co­lo­rées d’ins­pi­ra­tion vic­to­rienne et ont res­sen­ti une cer­taine tris­tesse de sa­voir qu’elles se­raient dé­mo­lies pour agran­dir l’au­to­route.

« On a vou­lu rendre un hom­mage à ce coin de Ver­dun voué à dis­pa­raître », ra­conte Aly­son, qui tra­vaille comme en­sei­gnante d’an­glais au se­con­daire.

SA­VEUR ORI­GI­NALE

Le kombucha est un thé su­cré, fer­men­té avec une « mère », une culture de le­vure et de bac­té­ries. La mère ab­sorbe le sucre et le trans­forme, ce qui rend la bois­son un peu ef­fer­ves­cente, sans tou­te­fois pro­duire d’al­cool.

La ma­jo­ri­té des kom­bu­chas qu’on re­trouve en ma­ga­sin ont une sa­veur. Car­da­mome, hi­bis­cus, chlo­ro­phylle, bleuet… Mais pas ce­lui De la rue May.

« Pour ajou­ter une sa­veur, il faut une deuxième fer­men­ta­tion, ce qui veut dire plus de sucre. C’est ce qu’on vou­lait évi­ter», ex­plique Josh. Dans sa ver­sion ori­gi­nale, le kombucha goûte un peu comme du cidre.

L’ab­sence de sa­veur ajou­tée per­met éga­le­ment de fa­ci­li­ter la créa­tion de re­cettes comme des vi­nai­grettes ou de mé­langes al­coo­li­sés. « C’est très bon avec du gin ou de la vod­ka, mais sur­tout avec de la bière noire, comme pour un black vel­vet. On peut aus­si en faire un hot tod­dy en le fai­sant chauf­fer avec des épices », sou­ligne Aly­son.

Qui sait ? Le kombucha De la rue May de­vien­dra peut-être bien­tôt l’in­gré­dient si­gna­ture des bars de Ver­dun.

Aly­son Bou­chard et son frère Josh ont lan­cé leur com­pa­gnie avec le conjoint de celle-ci, Éric Trem­blay, et leur amie, Jes­si­ca So­ro­chins­ky.

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