Cro­che­ter les sa­voirs

Le Messager Verdun - - ACTUALITÉS - SO­PHIE POIS­SON so­phie.pois­son@tc.tc

EN­TRE­VUE. La Ver­du­noise Zoe Des­bo­rough est à la tête du club de cro­chet qui se réunit chaque se­maine à la Bou­tique Brock-art. Du haut de ses 26 ans, celle qui a ou­vert son en­tre­prise Woo­ly Cac­tus De­si­gns il y a plus d’un an, par­tage au­jourd’hui ses connais­sances sur cette ac­ti­vi­té qui est ra­pi­de­ment de­ve­nue une pas­sion. Q R DE­PUIS COM­BIEN DE TEMPS FAITES-VOUS DU CRO­CHET?

J’ai com­men­cé il y a deux ans pour m’ai­der à gé­rer mon stress quand j’ai été ac­cep­tée pour mon doc­to­rat en re­la­tions in­dus­trielles à l’uni­ver­si­té de Mon­tréal. Ça a com­men­cé tran­quille­ment, puis je me suis re­trou­vée avec une cen­taine de cac­tus dans mon sa­lon. Je me suis dit qu’il fal­lait que j’en fasse quelque chose. Je les ven­dais sur le web et à faire des com­mandes per­son­na­li­sées. Il m’est par exemple ar­ri­vé de faire un cac­tus d’un mètre de haut. Je me suis en­suite lan­cée dans des pro­jets per­son­nels comme des cou­vertes et des nap­pe­rons. Et il y a un an, j’ai ap­pro­ché la Bou­tique Brock-art pour vendre mes pro­duits.

Q EST-CE QUE LE CRO­CHET EST FA­CILE? R Q POUR­QUOI AVOIR CHOI­SI DE COM­MER­CIA­LI­SER DES CAC­TUS? R

Oui, tout le monde peut le faire et c’est plus fa­cile que le tri­cot puis­qu’il y a une seule ai­guille. Ma grand-mère m’a mon­tré comment en faire quand j’étais toute pe­tite, donc ça s’ap­prend bien. En plus, tu peux en faire dans l’au­to­bus, comme dans ton lit ou en re­gar­dant la té­lé­vi­sion. J’en ai vu un dans une bou­tique, mais son prix était en de­hors de mon bud­get. Je me suis alors dit que j’étais ca­pable d’en faire et que ce ne de­vait pas être si com­pli­qué. J’ai réa­li­sé par la suite que ça m’a coû­té pro­ba­ble­ment beau­coup plus cher parce que je n’avais pas pris en compte qu’il fal­lait ache­ter du ma­té­riel, en plus de la laine. C’était vrai­ment un dé­fi per­son­nel d’y ar­ri­ver, avec beau­coup d’es­sais-er­reur. Mais lorsque j’ai com­pris comment m’y prendre, je l’ai presque fait les yeux fer­més. Je pré­fère me concen­trer sur la plante grasse parce que je suis ef­fi­cace et ça touche une vaste clien­tèle.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.