Ver­dun sous les pro­jec­teurs

Le Messager Verdun - - CULTURE - ÉRICK RÉ­MY erick.re­my@tc.tc

CI­NÉ­MA. So­phie Du­puis au­rait pu choi­sir d’autres ar­ron­dis­se­ments de Mon­tréal pour tour­ner son pre­mier long mé­trage, mais elle trou­vait que Ver­dun était par­fait comme toile de fond pour les cou­leurs de l’his­toire de qui vient tout juste de sor­tir sur les grands écrans.

Chien de rage

La réa­li­sa­trice ori­gi­naire de Val d’or, qui a aus­si écrit et scé­na­ri­sé le long mé­trage qua­li­fié de coup de poing, n’en est pas à ses pre­mières armes. Elle s’était fait les dents sur d’in­nom­brables courts­mé­trages jus­qu’à ce qu’elle re­çoive le feu vert et le fi­nan­ce­ment pour tour­ner Chien de rage.

«Ça n’a pas été de la chance, mais le fruit d’un tra­vail achar­né, as­si­du et de foi en moi», pré­cise la ci­néaste tren­te­naire qui a convain­cu Maude Gué­rin, Paul Ah­ma­ra­ni, Claude La­berge, Jean­si­mon Le­duc et Théo­dore Pel­le­rin et même la lé­gen­daire ro­ckeuse Mar­jo de jouer dans son film.

JP et Vincent vivent avec leur mère, ain­si que la blonde de JP, dans un pe­tit ap­par­te­ment de Ver­dun. Pour joindre les deux bouts, qui ne se joignent que très dif­fi­ci­le­ment chaque mois, les deux frères col­lectent des dettes de drogue pour leur oncle Da­ny qu’ils consi­dèrent comme un père. Tout à coup, l’his­toire tourne au drame. «Peut-être parce que je viens des ré­gions, mon his­toire né­ces­si­tait un quar­tier ou un vil­lage. Pour­quoi Ver­dun? Parce qu’il y règne quelque chose de dis­tinc­tif. Si j’avais trans­po­sé mon his­toire dans une grande ville, ce­la l’au­rait ren­du plus ano­nyme», pré­cise So­phie Du­puis.

VO­CA­TION HÂTIVE

La ci­néaste a tra­cé sa route dès son ado­les­cence. «Très tôt j’ai su que je vou­lais faire des films. Vers l’âge de 15 ans, du­rant mon an­née sco­laire, j’ai écrit un long mé­trage que j’ai tour­né en­suite avec la ca­mé­ra de mes pa­rents pen­dant les va­cances d’été», dit-elle, amu­sée.

C’est bien plus tard, une fois ren­du au cé­gep à Rouyn, que la ci­néaste en herbe a réa­li­sé qu’au ci­né­ma, elle pou­vait aus­si créer des at­mo­sphères et ame­ner les spec­ta­teurs ailleurs, lui confir­mant son amour du sep­tième art.

Cer­taines per­sonnes pour­raient lui re­pro­cher de faire un lien entre Ver­dun et la dé­lin­quance de ses per­son­nages. «Il y a des crimes Chien de garde, par­tout, pas juste à Ver­dun ou Ho­che­la­ga. Ce­la au­rait pu se pas­ser n’im­porte où quant à moi», men­tionne avec convic­tion So­phie Du­puis.

Elle pré­pare dé­jà son pro­chain film qu’elle veut tour­ner dans des mines de sa ré­gion na­tale. «Chien de garde» est pro­je­té sur huit écrans au Qué­bec, dont quatre dans la grande ré­gion mé­tro­po­li­taine: Quar­tier la­tin, Beau­bien, Me­ga­plex Pont-viau et Ci­ne­plex à Bou­cher­ville.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té – Ba­bas Le­vrai)

La réa­li­sa­trice de So­phie Du­puis, voit son pre­mier long mé­trage être pré­sen­té dans huit villes au Qué­bec, dont à Val-d’or, sa ville na­tale, où a ger­mé son amour du ci­né­ma.

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