Cha­cun son sac

Le Messager Verdun - - ACTUALITÉS - SO­PHIE POIS­SON so­phie.pois­son@tc.tc

EN­TRE­VUE. De­puis no­vembre, la Ver­du­noise Isa­belle Le Don­né com­mer­cia­lise la marque Tou­sak Col­lec­tion. La com­bi­nai­son entre un père tailleur de for­ma­tion, un in­té­rêt pour la créa­tion et une émis­sion té­lé­vi­sée sur les bou­lan­gers l’a ins­pi­ré. Son ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle, dont les pro­duits se re­trouvent no­tam­ment chez la Fro­ma­ge­rie Co­pette & Cie, lui ap­porte beau­coup de plai­sir, dont elle es­père à terme pou­voir en vivre. ISA­BELLE LE DON­NÉ Q Qu’est-ce que Tou­sak Col­lec­tion?

R Ce sont des sacs et j’ai com­men­cé ceux pour le pain. Pour moi, l’ac­ces­soire est sy­no­nyme de ran­ge­ment, avec un cô­té pra­tique. Il y aus­si une par­tie de ma vie per­son­nelle puisque j’ai connu dans ma vie le di­vorce et que ma pre­mière pen­sée a été pour un en­fant qui doit ap­por­ter ses af­faires chez pa­pa puis chez ma­man. J’ai vou­lu lui per­mettre de ras­sem­bler ses ob­jets pré­fé­rés avec un sac qui se­rait gai, avec de belles cou­leurs et de qua­li­té. L’idée est que le jeune puisse le gar­der de nom­breuses an­nées et le fasse gran­dir avec lui en y met­tant d’abord ses jouets, puis d’autres ob­jets.

Q Quelles sont les dif­fé­rentes étapes qui vous per­mettent de pas­ser de la concep­tion à la com­mer­cia­li­sa­tion?

R Je fais tout, donc c’est pour ce­la que c’est im­por­tant pour moi de sous-trai­ter la pro­duc­tion. J’ai ache­té beau­coup de pain à une époque pour avoir une taille idéale de sac qui pour­rait conte­nir tant un pain car­ré qu’un ovale, ou en­core une pe­tite miche. J’ai fait la même chose pour la ba­guette et il y a en­suite le choix du tis­su, 100% co­ton et dou­blé. J’uti­lise éga­le­ment de la toile de Jouy [une étoffe de co­ton] pour les sacs à bou­teille et les nap­pe­rons. J’ai une équipe de cou­tu­rières que je connais per­son­nel­le­ment. Je leur de­mande de me rendre les sacs à l’en­vers pour que je les vé­ri­fie, j’en­lève les pe­tits bouts de tis­sus et je mets le cor­dage. Je dé­marche moi-même les com­merces et quand je vais frap­per à une porte, c’est que l’en­droit me plaît et qu’il est re­pré­sen­ta­tif de ce que je veux pour mes sacs.

Q Comment vos pro­duits se dé­marquent-ils de ceux de vos concur­rents?

R Le plus im­por­tant pour moi est de com­mu­ni­quer avec mes clients le pou­voir po­si­tif des cou­leurs, parce que j’aime la vie et c’en est un des sym­boles. Ce qui m’en­cou­rage, c’est de re­pen­ser aux gens qui ont dit «wa­hoo, ces cou­leurs sont ma­gni­fiques, j’adore». J’es­saie en plus de don­ner le choix du mo­tif aux clients, que ce soit avec des points, des car­reaux ou des fleurs.

Q Quels sont vos pro­jets pour cette an­née?

R L’im­por­ta­tion ne m’in­té­resse pas, car je veux faire tra­vailler et ache­ter au Qué­bec. Par contre, j’ai­me­rais beau­coup faire par­tie de ces Ca­na­diens qui ex­portent. Je n’ai au­cune ex­pé­rience là-de­dans donc je dois al­ler cher­cher les in­for­ma­tions. J’ai aus­si des clients qui m’ont don­né l’idée de mettre de nou­velles éti­quettes sur mes sacs pour des usages dif­fé­rents, avec une col­lec­tion qui pour­rait s’ap­pe­ler «Mes es­sen­tiels». Je pense donc dé­mar­cher des ma­ga­sins de jouets, de pro­duits pour les che­veux et un autre pour ani­maux. J’au­rais en­fin ai­mé avoir un re­pré­sen­tant, mais c’est très dif­fi­cile à trou­ver.

« Le suc­cès c’est d’être ca­pable de prendre qu’il faut que dix portes se ferment pour qu’il y en ait une qui s’ouvre, tout en gar­dant son en­thou­siasme.» — Isa­belle Le Don­né

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