Tout pour la couture

Le Messager Verdun - - LA UNE - SO­PHIE POIS­SON so­phie.pois­son@tc.tc

COM­MERCES. La Ver­du­noise Aman­da Elias ouvre une bou­tique de tis­sus sur la rue Wel­ling­ton. L’ate­lier Fi­ber Arts est un pro­jet qui a dé­bu­té il y a presque un an avec des cours de couture. La vente sur place per­met à pré­sent d’étendre les ser­vices avec un im­pact di­rect sur les ate­liers.

Des fils aux tis­sus, en pas­sant par les ai­guilles, l’ate­lier Fi­ber Arts sou­haite pro­po­ser tout le ma­té­riel né­ces­saire pour faire de la bro­de­rie, du cro­chet, du tri­cot ou en­core de la couture.

«J’ai par exemple des restes de tis­sus de cou­tu­rières qui me per­mettent no­tam­ment d’avoir de la laine, de la soie, du sa­tin et du co­ton, ex­plique Mme Elias. D’autres mor­ceaux pro­viennent de chez moi puisque j’ai ac­cu­mu­lé du stock au fil des pro­jets, comme ceux pour faire des cous­sins pour chiens. Il m’est aus­si ar­ri­vé de trou­ver de bonnes offres dont un tis­su vin­tage qui re­monte aux an­nées 60 ou 70. Je garde tout le temps l’oeil ou­vert.»

Ses pro­duits pro­viennent au maxi­mum de fa­bri­cants lo­caux et font la part belle à la ré­cu­pé­ra­tion ain­si qu’à un com­por­te­ment res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment. Par exemple, les bo­bines de fils re­cy­clés Gü­ter­mann sont réa­li­sées à par­tir de bou­teilles en plas­tique.

DÉ­MAR­RAGE

La qua­ran­te­naire est pas­sion­née de couture de­puis l’âge de 17 ans. À l’époque, elle por­tait des vê­te­ments go­thiques et elle uti­li­sait ce sa­voir-faire pour réa­li­ser des te­nues adap­tées. C’est sa grand-mère qui lui a ap­pris le tra­vail à la main et sa mère avec une ma­chine.

«En 2016, je suis al­lée dans ma bou­tique de tis­sus à Oak­ville, en On­ta­rio, où un mon­sieur créait un cos­tume de dinosaure. La pro­prié­taire m’a an­non­cé qu’elle don­nait des ate­liers de couture et je me suis dit qu’on en au­rait be­soin à Mon­tréal. Je lui ai pro­po­sé de ve­nir dans la mé­tro­pole, mais elle m’a dit de le faire moi­même. Je lui ai alors de­man­dé conseil et elle m’a dit de com­men­cer avec des cours, puis de vendre du ma­té­riel», ra­conte la pro­prié­taire.

Sans em­ploi, elle a sai­si l’idée qu’elle a ex­po­sée à Em­ploi-qué­bec et dé­mon­tré qu’y avait bel et bien une de­mande à Mon­tréal. Elle s’est en­suite adres­sée à SAJE, un ac­com­pa­gna­teur d’en­tre­pre­neurs qui dis­pose d’un pro­gramme de lan­ce­ment d’en­tre­prise. La for­ma­tion de dix mois lui a no­tam­ment per­mis d’être mise en re­la­tion avec un conseiller et de réa­li­ser son plan d’af­faires.

ATE­LIERS

En mai, Aman­da Elias a dé­bu­té des ate­liers de couture pour dé­bu­tants grâce aux tis­sus et à sa col­lec­tion de ma­chines vin­tage qu’elle a agran­di au fil des ans.

«J’offre tou­jours une ini­tia­tion de trois heures pour les per­sonnes qui veulent connaître les bases, pré­cise la Ver­du­noise. La nou­veau­té est que je donne des cours les sa­me­dis sur huit se­maines pour un plus grand ap­pren­tis­sage, comme l’ajout de fer­me­ture à glis­sière, les bou­tons, les ajus­te­ments de vê­te­ments et à la fin, le dé­ve­lop­pe­ment d’un pro­jet per­son­nel.»

De­puis l’ou­ver­ture de la bou­tique, par manque de temps et parce qu’elle a re­çu des pro­po­si­tions, Aman­da Elias fe­ra ap­pel à d’autres pas­sion­nées. Elles of­fri­ront des cours pour faire des leg­gings, des tee-shirts et même des ate­liers de tri­cot. Une Guilde des arts de l’ai­guille vient éga­le­ment de voir le jour pour ras­sem­bler une fois par mois les créa­teurs de l’ar­ron­dis­se­ment.

(Photo: TC Me­dia – So­phie Pois­son)

«J’ai­me­rais que la bou­tique de­vienne une place de ren­contres des amou­reux de fibres», sou­ligne la pro­prié­taire Aman­da Elias.

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