Mar­cher pour sen­si­bi­li­ser

Le Messager Verdun - - ACTUALITÉS - SO­PHIE POIS­SON so­phie.pois­son@tc.tc POUR PLUS D'IN­FOS en­do­me­triose.que­bec

SAN­TÉ. Quelques 120 per­sonnes ont mar­ché sa­me­di pour sen­si­bi­li­ser et éli­mi­ner les ta­bous qui en­tourent la ma­la­die gy­né­co­lo­gique, l’en­do­mé­triose. Cette troi­sième édi­tion mont­réa­laise pour l’or­ga­nisme En­do­mé­triose Qué­bec a mis l’ac­cent sur la re­con­nais­sance so­ciale, mé­di­cale et po­li­tique.

«C’était un mé­lange de plai­sirs et d’émo­tions d’avoir au­tant de per­sonnes vê­tues d’un ru­ban jaune et réunies au square Dor­ches­ter, sou­tient la Ver­du­noise et fon­da­trice d’en­do­mé­triose Qué­bec, Ma­rie-jo­sée Thi­bert. C’était un évé­ne­ment vrai­ment réus­si pour nous avec des fa­milles en­tières et des col­lègues qui sont ve­nus par­ler de cette ma­la­die. »

Le nombre de par­ti­ci­pants est en crois­sance alors que les deux pre­mières édi­tions avaient ras­sem­blé au­tour de 75 per­sonnes. Du square Dor­ches­ter, la marche sym­bo­lique d’une tren­taine de mi­nutes a por­té les par­ti­ci­pants à re­mon­ter la rue Peel, puis à prendre le bou­le­vard de Mai­sonneuve jusque Guy-concor­dia avant de re­ve­nir au point de dé­part sur la rue Sainte-ca­the­rine.

L’évé­ne­ment na­tio­nal cha­peau­té par The En­do­me­trio­sis Net­work a per­mis la créa­tion d’autres marches ont eu lieu si­mul­ta­né­ment dans des villes ca­na­diennes comme To­ron­to, Char­lot­te­town, Edmonton, ou en­core Ot­ta­wa.

RE­CON­NAÎTRE

L’ob­jec­tif d’en­do­mé­triose Qué­bec pour ses cinq pre­mières an­nées d’exis­tence est de faire connaître la ma­la­die. Mme Thi­bert ex­plique que chaque se­maine, elle ren­contre en­core des per­sonnes qui ne connaissent pas l’en­do­mé­triose.

« Cette an­née, on a in­clus l’as­pect re­con­nais­sance so­ciale, mé­di­cale et po­li­tique. C’est dif­fi­cile de souf­frir phy­si­que­ment et en­core plus quand nos proches ne com­prennent pas et qu’on a des ju­ge­ments. Lorsque l’on ar­rive dans des cli­niques mé­di­cales, les mé­de­cins ne sont pas tous ou­tillés de la même fa­çon et la moyenne pour un diag­nos­tic est en­core au­tour de sept ans, ce qui a des consé­quences phy­siques et psy­cho­lo­giques », sou­ligne la fon­da­trice.

Elle-même at­teinte d’en­do­mé­triose, elle ex­plique que beau­coup de choses se di­saient sur un groupe de sou­tien fer­mé sur Fa­ce­book, mais qui ne se re­trou­vaient pas ailleurs. Elle re­marque une évo­lu­tion avec une plus grande ou­ver­ture à dif­fé­rentes échelles, par exemple en abor­dant le su­jet sur sa propre page ou avec son em­ployeur.

L’en­do­mé­triose

• C’est une ma­la­die gy­né­co­lo­gique chro­nique qui peut être très dou­lou­reuse • Elle est liée à la pré­sence d’en­do­mètre, tis­su qui ta­pisse la pa­roi in­terne de l’uté­rus, hors de l’uté­rus et sur les or­ganes voi­sins • Elle est une des pre­mières causes

d’in­fer­ti­li­té • Plus d’une femme sur dix en est

at­teinte

(Pho­to: Gra­cieu­se­té - Ma­tis For­tin)

Près de 180 mil­lions de femmes sont tou­chées par l’en­do­mé­triose à tra­vers le monde.

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