SAINT-JÉ­RÔME VILLE UNI­VER­SI­TAIRE

Le Nord - - POINT DE VUE - Fran­çois La­fer­rière

La ca­pi­tale des Lau­ren­tides peut do­ré­na­vant por­ter fiè­re­ment ce titre en­vié à tra­vers les ré­gions du Qué­bec, soit ce­lui de ville uni­ver­si­taire. Qui l’eût cru il y a seule­ment 10 ans? C’est de­ve­nu une réa­li­té de­puis l’inau­gu­ra­tion ven­dre­di der­nier du cam­pus de Saint-Jé­rôme de l’Uni­ver­si­té du Qué­bec en Ou­taouais, l’UQO. Cette réa­li­sa­tion est prin­ci­pa­le­ment celle du maire de Saint-Jé­rôme Marc Gas­con, qui avec sa grande dé­ter­mi­na­tion pour ne pas dire son en­tê­te­ment, a réus­si à convaincre le pro­mo­teur Jacques Tan­guay du Groupe AMT de Qué­bec, puis le rec­teur de l’UQO Jean Vaillan­court et en­fin le gou­ver­ne­ment du Qué­bec de l’im­por­tance pri­mor­diale d’un vrai cam­pus uni­ver­si­taire à SaintJé­rôme. Le maire en a fait une ques­tion per­son­nelle et c’est tant mieux. Ce­la n’a pas été fa­cile, les em­bûches ont été nom­breuses. Il a fal­lu pas­ser outre aux cri­tiques des em­pê­cheurs de tour­ner en rond, ceux qui sont contre tout dé­ve­lop­pe­ment et qui ai­me­raient vivre comme dans les an­nées ’80… Comme par ha­sard, ces em­pê­cheurs font aus­si par­tie des res­pon­sables de l’avor­te­ment du pro­jet d’aré­na en PPP. L’im­plan­ta­tion du cam­pus est un bon exemple de réus­site to­tale d’un pro­jet en mode PPP. Le coût ini­tial de 21.75 mil­lions de dol­lars et le dé­lai de 400 jours pour l’exé­cu­tion des tra­vaux et la li­vrai­son de l’édi­fice au lo­ca­taire, l’UQO, s’est fait en tout point se­lon les pré­vi­sions. Nous ne sommes pas ha­bi­tués à ce­la au Qué­bec. C’est plu­tôt le contraire. Les re­tards des échéan­ciers et les dé­pas­se­ments de coûts sont pra­tique cou­rante. Ce­la inau­gu­rait bien pour le pro­jet d’aré­na, mais c’était sans comp­ter sur le gre­nouillage! Pas­sons. L’UQO à Saint-Jé­rôme, c’est un mil­lier d’étu­diants adultes, 22 en­sei­gnants de haut ca­libre et des re­tom­bées de 50 mil­lions de dol­lars par an­née. Que de­man­der de plus. Les en­fants de la ré­gion peuvent main­te­nant faire leurs études du pri­maire à l’uni­ver­si­té, chez eux, ici, dans la ca­pi­tale des Lau­ren­tides. Ce cam­pus est très beau. Je vous sug­gère d’al­ler le vi­si­ter lors des portes ou­vertes à la po­pu­la­tion sa­me­di le 13 fé­vrier pro­chain. Vous al­lez être im­pres­sion­nés. Moi en tous cas, j’au­rais ai­mé pou­voir étu­dier dans un tel en­vi­ron­ne­ment en plein centre-ville.

Cer­tains «cri­ti­queux» ja­cassent à pro­pos d’un sup­po­sé pro­blème de sta­tion­ne­ment pour­tant si­tué à trois, oui 3, coins de rues du cam­pus… Nos en­fants du pri­maire doivent pour­tant mar­cher s’ils de­meurent à moins d’un ki­lo­mètre de leur école. Des em­pê­cheurs de pro­grès, tou­jours les mêmes ré­tro­grades, heu­reu­se­ment qu’ils sont une in­fime mi­no­ri­té. La très grande ma­jo­ri­té de la po­pu­la­tion est fière de l’ou­ver­ture du cam­pus uni­ver­si­taire. La ville de Saint-Jé­rôme conti­nue d’évo­luer pour le mieux et de se po­si­tion­ner comme un pôle d’at­trac­tion ma­jeur au Qué­bec. En ce­la, il faut fé­li­ci­ter le maire Gas­con et le con­seil mu­ni­ci­pal pour leur vi­sion et leur dé­ter­mi­na­tion sans la­quelle l’UQO n’au­rait pas pi­gnon sur rue dans notre ville…là où les que­nouilles pous­saient à la fin des an­nées’80.

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